lundi 31 décembre 2012
Logement : le nouveau prêt à taux zéro va entrer en vigueur
Deux des dispositifs de
la loi Duflot, modifiée après la censure d'une première version par le Conseil
constitutionnel, doivent entrer en vigueur le 1er janvier. Il s'agit de la
réforme du Prêt à taux zéro (PTZ+) et de l'aide à l'investissement locatif.
Le premier projet de loi Duflot sur le logement
social avait été censuré par le Conseil constitutionnel. Avant d'être modifié,
et adopté par le parlement. Au bout d'un parcours du combattant mené à marche
forcée, deux des dispositifs de cette loi Duflot, deuxième version, doivent
entrer en vigueur in extremis le 1er janvier, après la parution dimanche du
décret correspondant au Journal Officiel. Il s'agit de la réforme du Prêt à taux
zéro (PTZ+) et de l'aide à l'investissement locatif.
Concrètement, la réforme du prêt à taux zéro, concernant
essentiellement les logements neufs, vise à renforcer l'accession à la propriété
des ménages les plus modestes, qui pourront "bénéficier d'un différé de
remboursement de 100%", selon le ministère du Logement. Les foyers qui se
trouvent dans la tranche la plus basse des revenus pourront commencer à
rembourser leur prêt "qu'après une durée de 14 ans". Ce délai est de 5 ans pour
les ménages situés dans la tranche juste au-dessus.
Le dispositif d'aide à l'investissement locatif prévoit quant à lui une réduction d'impôt de 18% "sur le revenu pour l'acquisition ou la construction d'un logement neuf en zone tendue". "En contrepartie, le propriétaire devra mettre son bien en location pendant neuf ans au minimum, à un loyer plafonné et inférieur au marché, et à des locataires sous plafonds de ressources", précise encore le ministère qui estime que cette mesure devrait permettre la construction de 40.000 logements en 2013.
Le dispositif d'aide à l'investissement locatif prévoit quant à lui une réduction d'impôt de 18% "sur le revenu pour l'acquisition ou la construction d'un logement neuf en zone tendue". "En contrepartie, le propriétaire devra mettre son bien en location pendant neuf ans au minimum, à un loyer plafonné et inférieur au marché, et à des locataires sous plafonds de ressources", précise encore le ministère qui estime que cette mesure devrait permettre la construction de 40.000 logements en 2013.
Les objectifs de la deuxième mouture de la loi Duflot sont
restés les mêmes : favoriser le logement social en accordant la cession de
terrains publics à bas prix, voire gratuitement, en faisant passer de 20 à 25%
la proportion des logements sociaux dans les communes de plus de 3500 habitants
(1500 en Ile-de-France) et en multipliant par cinq les pénalités exigibles des
communes récalcitrantes.
dimanche 30 décembre 2012
Soldes d'hiver : plus d'un Français sur deux veut acheter utile
D'après un sondage
réalisé par l'Ifop, les Français seront moins dépensiers et plus tournés vers
des achats utiles durant les prochaines soldes d'hiver qui débuteront le 9
janvier.
Si plus de 80 % des Français ont l'intention de faire les soldes
cet hiver, le budget moyen sera sans doute en baisse. Les Français ont prévu de
dépenser 201 €, contre 229 € l'an dernier. Ils sont toutefois 37 % à déclarer
"ne jamais se fixer de budget pour les soldes". Ce budget varie aussi fortement
en fonction des régions. En région parisienne, le budget moyen prévu pour les
soldes d'hiver s'élève en effet à 300 €, tandis qu'il tombe à 183 € en
Province.
Achats utiles
Plus d'un Français sur deux (52 %) va profiter des soldes d'hiver pour effectuer des achats utiles; ce chiffre montant même à 60 % chez les plus de 50 ans. Ils sont 30 % à vouloir réaliser des achats qu'ils ne pourraient pas se permettre en dehors des soldes et seulement 18 % prévoient des achats pour se faire plaisir.
Achats utiles
Plus d'un Français sur deux (52 %) va profiter des soldes d'hiver pour effectuer des achats utiles; ce chiffre montant même à 60 % chez les plus de 50 ans. Ils sont 30 % à vouloir réaliser des achats qu'ils ne pourraient pas se permettre en dehors des soldes et seulement 18 % prévoient des achats pour se faire plaisir.
samedi 29 décembre 2012
La Chine lance son propre GPS : Beidou
Le système de navigation
satellitaire chinois a été mis en service commercial jeudi. Un gage
d'indépendance stratégique à l'égard du GPS américain et du futur Galileo
européen.
La Chine
met en service Beidou, son propre service de navigation satellitaire en Asie. La
construction de ce réseau avait été entamé en 2000, afin éviter une dépendance
stratégique - militaire notamment - à l'égard du GPS américain, qui capte
quelque 95% du marché.
Le système, qui s'appuie actuellement sur un réseau de 16
satellites de navigation et quatre autres expérimentaux, a commencé à
fonctionner jeudi. Le porte-parole du Bureau chinois pour la navigation
satellitaire, Ran Chengqi, a jugé les performances de Beidou ("La Grande
Ourse", en chinois) "comparables" à celles du GPS américain, selon le China
Daily. "Le signal de Beidou peut être reçu dans des pays comme l'Australie",
a-t-il assuré.
Fulgurance de la technologie
chinoise
Présenté comme la "deuxième génération" du système de
navigation chinois, son lancement représente un nouveau succès de la
technologie spatiale chinoise. Celle-ci repose sur un programme de vols habités
et s'est fixé comme objectif de parvenir à bâtir une station spatiale d'ici la
fin de la décennie. Le pays vise, en outre, à envoyer une mission habitée sur
la lune.
L'extension de ce réseau satellitaire prévoit l'envoi de 40
engins supplémentaires dans l'espace
d'ici 2024, selon le porte-parole, lui permettant dès 2020 de fournir une
couverture mondiale. Le marché de la navigation satellitaire est estimé à 500
milliards de dollars d'ici 2020, et Beidou pourrait conquérir 70 à 80% de ce
marché si les usagers optent pour des équipements compatibles avec plusieurs
services, et non pour un seul comme c'est le cas actuellement.
vendredi 28 décembre 2012
Une arnaqueuse disait être la tante d'un enfant de Newtown
Une femme a été arrêtée
après avoir cherché à lever des fonds sur Facebook, en se faisant passer pour la
tante d'un enfant tué lors du massacre commis dans une école de Newtown, dans le
Connecticut.
Elle se servait du malheur de la tuerie
de Newtown. Une femme a été arrêtée après avoir cherché à lever des
fonds sur Facebook, en se faisant passer pour la tante d'un enfant tué lors du
massacre commis dans l'école de Newtown, dans le Connecticut, a annoncé jeudi le
procureur de cet Etat américain.
Nouel Alba, 37 ans, qui habite le Bronx à New York, n'avait de
fait aucun lien avec Noah Pozner, 6 ans, le plus jeune des 20 enfants tués dans
l'école de Sandy Hook à Newtown le 14 décembre, avec six adultes.
Sur sa page Facebook "Victorian Glam Fairys (VGF)", Nouel Alba
avait dès le lendemain du drame affirmé qu'elle récoltait des fonds pour les
funérailles des victimes. Elle avait recommandé aux personnes intéressées de
contribuer par un compte Pay Pal qu'elle contrôlait, ou d'envoyer les fonds sur
un compte bancaire, selon l'acte d'accusation. Les autorités n'ont pas précisé
combien de personnes elle avait escroqué et pour quels montants.
Jusqu'à cinq ans de prison et 250.000 dollars
d'amende
Très vite après le drame, les autorités et certains médias
avaient mis en garde contre de possibles escroqueries de ce type. Les
agissements de Nouel Alba n'ont duré que trois jours, du 15 au 18 décembre, date
à laquelle elle a remboursé ses victimes. Le 19 décembre, elle avait été
interviewée par une chaîne de télévision américaine, affirmant qu'elle n'avait
jamais sollicité personne. Elle a également nié toute malversation lorsqu'elle a
été interrogée par le FBI le 21 décembre, affirmant qu'elle ignorait que son
compte PayPal était utilisé, selon l'acte d'accusation.
Si elle est reconnue coupable, elle risque jusqu'à cinq ans de
prison et 250.000 dollars d'amende. Elle a été laissée en liberté contre une
caution de 50.000 dollars.
Vive polémique après le discours du roi des Belges
Dans son discours de
Noël, Albert II a mis en garde les populismes en faisant référence à la montée
des fascismes dans les années 1930, ce qui a suscité de nombreuses critiques en
Flandre.
Le discours royal de Noël du roi des Belges a suscité maintes
critiques en Flandre. Des voix se sont élevées mercredi dans les rangs du parti
nationaliste, mais également chez les spécialistes de la politique belge, pour
dénoncer sa comparaison excessive avec l'essor du fascisme dans les années 1930.
"En ces temps perturbés que nous vivons, soyons vigilants, et
montrons-nous lucides face aux discours populistes. Ils s'efforcent toujours de
trouver des boucs émissaires à la crise, qu'il s'agisse de l'étranger ou des
habitants d'une autre partie de leur pays. Ces discours existent aujourd'hui
dans de nombreux pays européens et aussi chez nous. La crise des années 30 et
les réactions populistes de cette époque ne doivent pas être oubliées. On a vu
le mal que cela fit à nos démocraties », a déclaré le souverain belge, dans sa
traditionnelle allocution télévisée prononcée à la veille de Noël.
Tradition
apolitique
Pour le professeur Mark Van den Wijngaert, le roi s'est
lui-même prêté au populisme. Une telle façon de s'immiscer dans le débat
politique, estime-t-il, est tout à fait inédite dans un pays où le roi demeure
traditionnellement consensuel et apolitique.
"Le Roi fait référence d'abord à un parti, une manière de
penser, dans laquelle la responsabilité de la crise est imputée aux
francophones. Relier ce populisme aux années 30, c'est aller un pas trop loin.
Un grand pas trop loin. On ne peut pas prétendre une telle chose de la Belgique",
poursuit Mark Van den Wijngaert dans le quotidien belge De Morgen.
Sortie il y a tout juste un an de la plus longue crise
politique de son histoire - 541 jours sans gouvernement -, la Belgique a connu,
en 2012, une année de relatif répit sur le plan institutionnel. Mais les
élections municipales d'octobre ont vu la victoire en Flandre, la région
néerlandophone du nord du pays, de la Nouvelle alliance flamande (N-VA), qui
milite ouvertement pour une "république flamande". Sans être d'extrême
droite comme le Vlaams Belang, en déclin depuis quelques années, la N-VA
attribue une grande part des difficultés économiques du royaume à la Wallonie
(sud, francophone) et à ses dirigeants socialistes.
jeudi 27 décembre 2012
Chômage : vers un 19e mois de hausse
Les chiffres du mois de
novembre vont être dévoilés jeudi. Si la hausse du nombre de chômeurs ne sera
pas une surprise, l'ampleur de cette augmentation reste, elle, une inconnue.
Après 18 mois de hausse consécutifs du nombre de chômeurs en
France, le mois de novembre ne devrait pas inverser la tendance. François
Hollande l'a lui-même répété vendredi, le chômage ne va pas
"cesser d'augmenter pendant un an". Les chiffres vont être annoncés jeudi
après-midi.
Fin octobre, 4,58 millions de personnes pointaient à Pôle emploi
en métropole, dont 3,1 millions sans aucune activité, un chiffre inégalé depuis
14 ans. La principale inconnue de ce mois de novembre reste l'ampleur de la
hausse. Septembre et octobre ont vu exploser les chiffres avec 45.000 nouvelles
personnes sans emploi venues frapper à la porte du service public.
Entre mai et octobre, 214.500 personnes sont venues grossir les
rangs des demandeurs d'emploi sans activité en métropole. Si le rythme accéléré
observé depuis juillet se maintenait, le pic historique de janvier 1997
(3.205.000 chômeurs sans activité) serait dépassé d'ici à quelques mois.
L'Insee prévoit 10,5% de chômeurs en juin
A l'issue d'un entretien avec le président de la République
mercredi, Michel
Sapin, le ministre du Travail
a déclaré "ne pas être là pour faire de la comptabilité" mais "être là pour
agir", promettant "une mobilisation maximale de tous les outils" anti-chômage.
Le ministre a également précisé que 2.000 emplois d'avenir (sur
un objectif de 100.000 en 2013), destinés aux jeunes pas ou peu qualifiés,
avaient déjà été pourvus et rappelé que le contrat de génération serait le
prochain texte débattu à l'Assemblée, à partir du 15 janvier.
Les mois prochains ne semblent pas de meilleures augures.
L'Insee prédit une poursuite de la dégradation et 10,5% de chômeurs en métropole
en juin 2013. Le président de la République a pourtant maintenu son objectif
d'inverser la courbe du chômage à la fin de l'année prochaine.
Ça y est, l'épidémie de grippe est installée
Les syndromes grippaux
devraient augmenter cette semaine, après que le seuil épidémique a été franchi
la semaine dernière.
Depuis la semaine dernière, en France métropolitaine, la grippe
a fait son entrée officielle, explique le réseau
Sentinelles-Inserm, qui ne prend en compte que les grippes avec
une fièvre dépassant 39°. Il indique, en effet, avoir enregistré "la première
semaine" de grippe au-dessus du seuil épidémique, avec 130.000 nouveaux cas.
La semaine dernière, les nouveaux cas de syndromes grippaux vus
en consultation de médecine générale ont été estimés à 204 cas pour 100.000
habitants (soit 130.000 nouveaux cas), au-dessus du seuil épidémique (174 cas
pour 100.000 habitants), note-t-il.
Age moyen des malades : 26 ans
L'âge médian des personnes concernées était de 26 ans (la
moitié ayant moins de cet âge et l'autre étant plus âgée). Les plus jeunes
avaient neuf mois, et les plus âgés 79 ans.
Au niveau régional, les incidences les plus élevées ont été
notées en : Champagne-Ardenne (682 pour 100.000 habitants), Nord-Pas-de-Calais
(475), Poitou-Charentes (347), Aquitaine (298) et Provence-Alpes-Côte-d'Azurn
(190).
A noter par ailleurs, depuis l'an dernier, tous les habitants
de métropole peuvent participer à la surveillance de la grippe, en se
connectant à www.grippenet.fr.
mercredi 26 décembre 2012
Extinction complète des feux pour les ampoules à filament dans l'UE
Les ampoules à filament, nées à la fin du XIXe siècle, vont s'éteindre définitivement le 31 décembre avec le retrait à la vente des ultimes spécimens, trop énergivores et progressivement invitées depuis quelques années à laisser la place aux lampes fluocompactes, halogènes et LED.
L'ampoule à filament, inventée par Joseph Swan et améliorée par Thomas Edison en 1879, a le défaut d'être terriblement énergivore, transformant 5% seulement de l'énergie en éclairage et perdant le reste en chaleur.
En 2008, l'Union européenne a fixé un calendrier pour bannir progressivement de la vente ces ampoules. Ce retrait a d'abord concerné les ampoules de 100 watts en 2009, puis les 60 W (en 2010), les 40 W (en 2011) et vise aujourd'hui les 25 W, qui devront toutes avoir disparu des rayons le 31 décembre 2012.
Les ampoules traditionnelles sont remplacées dans les maisons par les lampes basse consommation, englobant trois catégories: les lampes fluocompactes, les halogènes et les lampes à diodes électroluminescentes (ou LED). Selon une étude récente du cabinet Gfk, les lampes à incandescence ont représenté en 2012 10% du chiffre d'affaires des ampoules grand public en France (estimé à 422 millions d'euros) contre 45% en 2007 (marché estimé à 288 M EUR). Les halogènes représenteraient en 2012 près de la moitié du marché (46%) et les lampes fluocompactes, handicapées par un temps d'allumage plus long, un peu plus d'un tiers (36%), selon cette étude. Les LED représentent 8%. Les halogènes connaissent la plus forte progression en termes de vente mais leur performance énergétique est encore trop faible et elles font partie des produits qui seront, eux aussi, bannis des rayons à partir de septembre 2016, précise le cabinet de consultants dans un communiqué.
Pour les fabricants, les LED, technologie la moins consommatrice d'énergie et d'une très longue durée de vie, présentent l'avenir le plus lumineux. Selon une étude mondiale du cabinet McKinsey, les LED représentaient en 2011 12% d'un marché estimé à 73 milliards d'euros. Le cabinet estime que cette part sera de l'ordre de 40% en 2016 et de 63% en 2020 dans un marché qui, en 2020, se chiffrerait à quelque 100 milliards d'euros
http://www.midilibre.fr/2012/12/26/extinction-complete-des-feux-pour-les-ampoules-a-filament-dans-l-ue,617921.php
L'ampoule à filament, inventée par Joseph Swan et améliorée par Thomas Edison en 1879, a le défaut d'être terriblement énergivore, transformant 5% seulement de l'énergie en éclairage et perdant le reste en chaleur.
En 2008, l'Union européenne a fixé un calendrier pour bannir progressivement de la vente ces ampoules. Ce retrait a d'abord concerné les ampoules de 100 watts en 2009, puis les 60 W (en 2010), les 40 W (en 2011) et vise aujourd'hui les 25 W, qui devront toutes avoir disparu des rayons le 31 décembre 2012.
Les ampoules traditionnelles sont remplacées dans les maisons par les lampes basse consommation, englobant trois catégories: les lampes fluocompactes, les halogènes et les lampes à diodes électroluminescentes (ou LED). Selon une étude récente du cabinet Gfk, les lampes à incandescence ont représenté en 2012 10% du chiffre d'affaires des ampoules grand public en France (estimé à 422 millions d'euros) contre 45% en 2007 (marché estimé à 288 M EUR). Les halogènes représenteraient en 2012 près de la moitié du marché (46%) et les lampes fluocompactes, handicapées par un temps d'allumage plus long, un peu plus d'un tiers (36%), selon cette étude. Les LED représentent 8%. Les halogènes connaissent la plus forte progression en termes de vente mais leur performance énergétique est encore trop faible et elles font partie des produits qui seront, eux aussi, bannis des rayons à partir de septembre 2016, précise le cabinet de consultants dans un communiqué.
Pour les fabricants, les LED, technologie la moins consommatrice d'énergie et d'une très longue durée de vie, présentent l'avenir le plus lumineux. Selon une étude mondiale du cabinet McKinsey, les LED représentaient en 2011 12% d'un marché estimé à 73 milliards d'euros. Le cabinet estime que cette part sera de l'ordre de 40% en 2016 et de 63% en 2020 dans un marché qui, en 2020, se chiffrerait à quelque 100 milliards d'euros
http://www.midilibre.fr/2012/12/26/extinction-complete-des-feux-pour-les-ampoules-a-filament-dans-l-ue,617921.php
Centrafrique : l'ambassade de France prise à partie par des manifestants
Des manifestants ont
lancé des projectiles sur l'ambassade de France à Bangui. La rébellion qui
occupe une partie du pays se rapproche dangereusement de la capitale.
Mercredi, des manifestants s'en sont pris à l'ambassade de
France de Bangui, capitale du Centrafrique. Plusieurs centaines de personnes ont
ainsi lancé des projectiles vers le bâtiment français. "Nous sommes ici à
l'ambassade de France, parce que c'est la France qui nous a colonisés. Mais la
France a tendance à nous lâcher. On n'a plus besoin de la France, la France n'a
qu'à prendre son ambassade et partir", a affirmé une manifestante. "La France
n'a pas respecté la convention de défense entre elle et la République
Centrafricaine. Nous dénonçons cette attitude", a pour sa part déclaré un
étudiant qui a requis l'anonymat.
L'ambassadeur de France a protesté contre la manifestation
qu'il a qualifiée de "particulièrement violente". "Ce matin, une manifestation
violente s'est déroulée devant l'ambassade des Etats-unis d'Amérique, et s'est
prolongée par une manifestation particulièrement violente devant la chancellerie
de France, avec des jets de projectiles, avec des bris de vitres. Le drapeau
français a été descendu de son mât et emporté par des manifestants", a déclaré
l'ambassadeur Serge Mucetti. "Cette situation est totalement inadmissible. Je
demande au gouvernement de la République centrafricaine de faire respecter les
accords internationaux en cette matière. Ceux qui ont agi de la sorte sont des
ennemis de la République centrafricaine", a-t-il ajouté.
Un avion Air France en direction de Bangui fait
demi-tour
Ces incidents ont des conséquences. Air France a fait faire
demi-tour mercredi à son vol hebdomadaire Paris-Bangui en raison des événements
en Centrafrique."En raison de la situation en Centrafrique, le vol AF 780
Charles de Gaulle-Bangui a effectué un retour en vol et rentre à Paris", a
annoncé un porte-parole de la compagnie à l'AFP. Il s'agit du seul vol
hebdomadaire à destination de la capitale de Centrafrique. "Le vol est parti
(mercredi) à 10H59 (9H59 GMT) et a fait demi-tour trois
heures trente après le départ. Son arrivée à Paris est estimée à 17H37 (16H37 GMT)", a-t-il précisé. L'appareil transporte 130 passagers, a-t-il indiqué.
heures trente après le départ. Son arrivée à Paris est estimée à 17H37 (16H37 GMT)", a-t-il précisé. L'appareil transporte 130 passagers, a-t-il indiqué.
Plus tôt, les manifestants avaient en effet effectué un sit-in
devant l'ambassade américaine, afin de dénoncer la situation dans le pays, en
partie occupée par les rebelles. La coalition rebelle du Séléka s'est en effet
emparée mardi d'une nouvelle ville, Kaga Bandoro, dans le centre-nord de la
Centrafrique, sans rencontrer de résistance. La coalition rebelle s'approche un
peu plus de la capitale, Bangui, a annoncé une source militaire.
La rébellion appelle à déposer les armes
Désormais présente à l'est et au nord de Bangui, la rébellion
avait affirmé au début des hostilités, le 10 décembre, ne pas vouloir marcher
sur la capitale. Elle s'en approche désormais dangereusement, ne rencontrant que
peu de résistance dans son avancée. "Nous demandons à tous les fils et filles de
Centrafrique, à tous les éléments de forces de défense et de sécurité encore
fidèles au régime de François Bozizé (...) de déposer les armes immédiatement",
déclare le Séléka dans un communiqué.
Tout en affirmant vouloir négocier à Libreville, comme
l'avaient demandé vendredi les chefs d'Etats d'Afrique centrale, la rébellion a
continué à avancer, refusant de quitter les villes conquises sans accord de
cessez-le-feu préalable, que le président centrafricain ne semble pas prêt à
accorder.
Tapie : le Groupe Hersant Médias répond au député Mennucci
L'avocat de Bernard Tapie
et de Hersant Medias, Me Maurice Lantourne, juge infondée la demande d'enquête
parlementaire du député socialiste Patrick Menucci.
L'avocat de Bernard
Tapie et de Hersant Medias (GHM) juge infondée la demande d'enquête
parlementaire du député socialiste Patrick Menucci, pour déterminer si l'homme
d'affaires a acquis, dans des conditions loyales, les journaux du groupe dans le
sud de la France.
Dans Le Parisien, Me Maurice Lantourne affirme qu'il n'y a "aucun argent public d'engagé" et que "la proposition de Bernard Tapie était la plus crédible et la mieux-disante".
Le défenseur estime, notamment, que l'offre du groupe belge Rossel était "moins-disante et surtout impossible à mener à bien", car elle risquait d'aboutir à la perte des créances des banques.
Malgré ses dénégations, Bernard Tapie, ancien président de l'Olympique de Marseille, est soupçonné de vouloir se servir de ces titres, et notamment de La Provence, principal quotidien de la cité phocéenne, pour revenir en politique à l'occasion des municipales de 2014.
Il rappelle que les banques vont abandonner une créance de 165 millions d'euros sur GHM en échange d'une offre conjointe de 50 millions d'euros par Bernard Tapie et Philippe Hersant pour reprendre les journaux du sud de GHM, dont les très rentables Corse-Matin et Nice-Matin.
Les groupes qui ont fait des offres concurrentes, dont le belge Rossel, auraient selon lui été désavantagés, Bernard Tapie ayant pu disposer "d'informations privilégiées".
Me Lantourne admet avoir connu l'administrateur judiciaire, Christophe Thévenot, qui avait fait un stage de quelques semaines dans son cabinet, mais assure que ce dernier n'avait aucun pouvoir de décision dans le dossier.
Patrick Menucci affirme que sa demande a reçu un "accueil positif" du président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale et rappelé que chaque groupe avait le droit d'obtenir la création de telles commissions d'enquête parlementaire.
Dans Le Parisien, Me Maurice Lantourne affirme qu'il n'y a "aucun argent public d'engagé" et que "la proposition de Bernard Tapie était la plus crédible et la mieux-disante".
Le défenseur estime, notamment, que l'offre du groupe belge Rossel était "moins-disante et surtout impossible à mener à bien", car elle risquait d'aboutir à la perte des créances des banques.
Malgré ses dénégations, Bernard Tapie, ancien président de l'Olympique de Marseille, est soupçonné de vouloir se servir de ces titres, et notamment de La Provence, principal quotidien de la cité phocéenne, pour revenir en politique à l'occasion des municipales de 2014.
"Informations privilégiées"
Pour Patrick Menucci, qui a dit la semaine dernière, dès l'annonce du rachat,
que l'homme d'affaires avait toujours rêvé d'être maire de Marseille, les
conditions de l'opération ne sont pas claires et les parlementaires doivent les
étudier. "Je dis qu'il y (a) une odeur de carambouille dans cette affaire", a
dit lundi sur i-télé cet autre candidat potentiel à la mairie de Marseille. Il rappelle que les banques vont abandonner une créance de 165 millions d'euros sur GHM en échange d'une offre conjointe de 50 millions d'euros par Bernard Tapie et Philippe Hersant pour reprendre les journaux du sud de GHM, dont les très rentables Corse-Matin et Nice-Matin.
Les groupes qui ont fait des offres concurrentes, dont le belge Rossel, auraient selon lui été désavantagés, Bernard Tapie ayant pu disposer "d'informations privilégiées".
Me Lantourne admet avoir connu l'administrateur judiciaire, Christophe Thévenot, qui avait fait un stage de quelques semaines dans son cabinet, mais assure que ce dernier n'avait aucun pouvoir de décision dans le dossier.
Patrick Menucci affirme que sa demande a reçu un "accueil positif" du président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale et rappelé que chaque groupe avait le droit d'obtenir la création de telles commissions d'enquête parlementaire.
Tourner la page
Selon Bernard Tapie, le ministre du Redressement productif, Arnaud
Montebourg, a essayé de bloquer le rachat des journaux, ce qui est
nié par l'exécutif. L'ancien ministre de François Mitterrand a répété dans de
nombreux médias, depuis vendredi, qu'il n'avait plus d'ambitions politiques et
qu'il avait tourné la page. Le Premier
ministre, Jean-Marc
Ayrault, s'est réjoui samedi que les journaux de GHM continuent
d'exister. mardi 25 décembre 2012
Rachat de La Provence par Tapie : Mennucci veut une enquête
Le député PS de
Marseille, Patrick Mennucci, a demandé hier à Bruno Le Roux, le patron des
députés socialistes, d'ouvrir une commission d'enquête parlementaire sur les
conditions d'acquisition par Bernard Tapie des titres du groupe Hersant Médias.
Le député et maire du 1er secteur de Marseille, Patrick
Mennucci (PS), demande la
création d'une commission d'enquête parlementaire sur le rachat par Bernard
Tapie des journaux du Pôle sud du groupe Hersant Médias
(GHM), dont fait partie La Provence.
Doutes
Dans une lettre adressée au président du groupe socialiste à
l'Assemblée, Bruno
Leroux, le député fait part de ses doutes quant aux conditions du
rachat des titres par Bernard Tapie, à parité avec la famille Hersant. "Cette
prise de contrôle suscite bien des questions sur les conditions dans lesquelles
cette transaction a pu avoir lieu", écrit Mennucci, en faisant notamment
allusion à la situation financière de GHM, qui s'apprête à investir 25 millions
d'euros dans ce rachat.
Le rachat des titres du Sud et d'outre-mer de GHM était soumis
à un accord entre le groupe, les repreneurs et les 17 banques créancières,
menées par BNP Paribas, à qui GHM doit déjà 215 millions d'euros.
"Dans quelles conditions (...) GHM a pu atteindre un
endettement aussi important auprès de 17 banques ? Comment est-il possible que
ces prêts aient pu être consentis sans qu'aucune garantie n'ait été prise sur
les biens personnels des membres de la famille Hersant, par ailleurs richissime
?", s'interroge le député. Il se demande, par ailleurs, si "l'ensemble des
groupes qui se sont interessés à la reprise de GHM ont été traités également par
l'administrateur judiciaire, M. Thévenot". Ajoutant que "des articles de presse
laissent penser que l'administrateur judiciaire serait lié à Me Lantourne,
l'avocat de Bernard Tapie et de GHM".
Mise en lumière de
"manœuvres" ?
Selon Mennucci, la commission devrait se pencher sur
d'éventuelles manœuvres qui, "limitant la concurrence, ont fait diminuer le
prix d'acquisition". En conclusion de sa lettre, le député des Bouches-du-Rhône
- qui vise la mairie de Marseille en 2014 - affirme que cette proposition "fera
oeuvre utile pour la liberté de la presse et la clarté des transactions devant
les tribunaux
lundi 24 décembre 2012
A Ris-Orangis, les Roms fêtent Noël malgré l'interdiction du maire
Les Roms d'un bidonville
de Ris-Orangis (Essonne), ont construit une salle des fêtes éphémère pour Noël
avec l'aide des associations. Le maire avait pourtant interdit la manifestation,
invoquant des raisons de sécurité.
Des ballons multicolores égaient les baraques de ce bidonville rom au bord de
la RN7, à Ris-Orangis: c'est Noël, célébré au son de l'accordéon dans une salle
des fêtes de fortune, construite en dix jours, malgré une interdiction de la
mairie pour raison de sécurité. "Ici, c'est le centre-ville de Ris-Orangis
aujourd'hui", lance Sébastien Thiery, fondateur de l'association Pérou (Pôle
d'exploration des ressources urbaines), à l'origine de la construction de cette
salle en bois. Quelques dizaines de personnes sont venues passer l'après-midi
avec ces familles roms.
Les habitants du bidonville, aidés d'une quarantaine de bénévoles, ont construit cette salle, qui a coûté "moins de 10.000 euros", financés par les associations, selon l'architecte Julien Beller, qui explique chercher "des solutions alternatives pour les très précaires, même si c'est éphémère". "Les élus nous disent +on ne sait pas faire+. On sait que ça n'est pas simple. Mais il faut prendre appui sur les savoir-faire pour construire autre chose", appuie Serge Guichard, de l'association de solidarité en Essonne aux familles roms, roumaines. Nommé "ambassade du Pérou", cette salle de 35m2 doit, "à partir de demain, préparer le départ" du bidonville, explique Sébastien Thiery. Et donc, notamment, faire la classe aux enfants, qui ne sont pas scolarisés. Mais aussi être "un sas entre l'intérieur et l'extérieur, mobiliser tous les acteurs", explique cet ancien militant des Enfants de Don Quichotte.
La fête de samedi était pourtant interdite: le maire (PS) de la commune Stéphane Raffali a pris un arrêté pour que la manifestation n'ait pas lieu et qu'il soit mis un terme aux constructions illégales. "En quelques jours, on a monté des cabanes en bois et mis des copeaux de bois par terre. Mais l'insalubrité existe toujours et la dangerosité est accentuée par le bois. Il y a une part de totale irresponsabilité", dénonce l'élu, qui dit avoir pris un arrêté d'interdiction pour dégager sa responsabilité. Le nouveau bâtiment a été monté là où, il y a encore dix jours, s'élevait un tas d'ordures haut de deux mètres. Sous le toit en tôle transparente ondulée, sur l'une des façades en contreplaqué, "être" est écrit en lettres blanches.
Les habitants du bidonville, aidés d'une quarantaine de bénévoles, ont construit cette salle, qui a coûté "moins de 10.000 euros", financés par les associations, selon l'architecte Julien Beller, qui explique chercher "des solutions alternatives pour les très précaires, même si c'est éphémère". "Les élus nous disent +on ne sait pas faire+. On sait que ça n'est pas simple. Mais il faut prendre appui sur les savoir-faire pour construire autre chose", appuie Serge Guichard, de l'association de solidarité en Essonne aux familles roms, roumaines. Nommé "ambassade du Pérou", cette salle de 35m2 doit, "à partir de demain, préparer le départ" du bidonville, explique Sébastien Thiery. Et donc, notamment, faire la classe aux enfants, qui ne sont pas scolarisés. Mais aussi être "un sas entre l'intérieur et l'extérieur, mobiliser tous les acteurs", explique cet ancien militant des Enfants de Don Quichotte.
La fête interdite par le maire
Angela Melo, 27 ans, qui habite Montreuil (Seine-Saint-Denis), explique ne
faire partie d'aucune association, mais avoir suivi une amie. Les bras chargés
de sacs de vieux vêtements, elle mettait pour la première fois les pieds dans un
bidonville. "Quand on pense au mot +bidonville+, on voit ça. C'est bien de faire
la liaison entre gens en situations différentes", commente-t-elle. Adela Covaci,
25 ans, a trois enfants, et vit ici depuis un an. Cette salle, elle "espère que
ça va changer beaucoup de choses J'ai jamais été à l'école, et j'aime pas que
mes enfants soient comme ça". "Les Français en général ils disent +bah les
Roumains qui sont sales, les voleurs+. C'est bien déjà que quelqu'un qui nous
connaît pas trop ait confiance en nous", ajoute-t-elle. Des enfants offrent
bonbons et gâteaux, un Père Noël leur distribue des cadeaux, des hommes jouent
de la musique et les femmes font visiter leurs baraques à des visiteurs, souvent
issus du milieu associatif. Le sol du bidonville, dans lequel vivent entre 150
et 200 personnes, a été recouvert de copeaux de bois, pour éviter la boue. Cinq
toilettes sèches ont été construites. La fête de samedi était pourtant interdite: le maire (PS) de la commune Stéphane Raffali a pris un arrêté pour que la manifestation n'ait pas lieu et qu'il soit mis un terme aux constructions illégales. "En quelques jours, on a monté des cabanes en bois et mis des copeaux de bois par terre. Mais l'insalubrité existe toujours et la dangerosité est accentuée par le bois. Il y a une part de totale irresponsabilité", dénonce l'élu, qui dit avoir pris un arrêté d'interdiction pour dégager sa responsabilité. Le nouveau bâtiment a été monté là où, il y a encore dix jours, s'élevait un tas d'ordures haut de deux mètres. Sous le toit en tôle transparente ondulée, sur l'une des façades en contreplaqué, "être" est écrit en lettres blanches.
dimanche 23 décembre 2012
Les sans-papiers en grève de la faim évacués d'une église de Lille
Les grévistes de la faim
qui, après avoir occupé pendant une semaine un temple protestant de Lille, avait
commencé vendredi après-midi l'occupation d'une église du centre de la ville,
ont été évacués dans la soirée. Mais ils poursuivent leur grève de la faim.
Les sans-papiers
en grève de la faim qui occupaient depuis vendredi en fin d'après-midi une
église du centre de Lille ont
été évacués par la police durant la soirée. Une évacuation qui a concerné
"environ 70 personnes", selon la préfecture, qui a été décidée "à la demande de
l'évêché", et s'est faite "dans le calme". Selon le Comité des sans-papiers
(CSP 59), huit grévistes de la faim ont été emmenés par la police, ce que la
préfecture n'était pas en mesure de confirmer.
Après l'évacuation, les sans-papiers se sont dans un premier
temps couchés le long de la façade latérale de l'église, alors qu'une
cinquantaine de manifestants faisant face à un cordon policier réclamaient leur
régularisation. "Solidarité avec les sans-papiers" ou "Pouvoir assassin",
ont-ils scandé, rassemblées derrière une banderole "Faut-il mourir pour avoir
des papiers?". Les grévistes de la faim et leurs soutiens se sont ensuite
dirigés vers le parvis de l'église, emmitouflés de couvertures. Après
consultation, "70 ont décidé de passer la nuit sur place et quatre d'être
emmenés à l'hôpital", a déclaré le porte-parole du CSP 59, Roland Diagne.
"Je veux des papiers ou crever"
"Je veux continuer la grève de la faim. Je veux des papiers ou
crever. Je n'ai pas le choix", a expliqué Bouzad, 35 ans, blotti sous un duvet.
Comme les autres sans-papiers, il dit avoir commencé sa grève de la faim depuis
le 2 novembre. Selon le diocèse de Lille, les sans-papiers qui avaient investi
l'église Saint-Maurice sont pour la plupart Algériens. Une médiation avec le
curé de la paroisse et le prêtre officiant dans l'église n'avait pas abouti.
Cette occupation intervenait plus de deux semaines après l'évacuation, le 4
décembre, de sans-papiers qui occupaient un temple protestant de Lille depuis
plus d'une semaine (lire : France:
évacuation d'un temple protestant occupé par des sans-papiers à Lille).
La préfecture, qui a appelé vendredi soir les grévistes de la
faim à "se réalimenter", avait accepté le dépôt par le CSP d'une liste de
dossiers qui font l'objet d'un "examen individuel au cas par cas", à la lumière
de la circulaire du ministre de l'Intérieur du 28 novembre 2012 relative aux
demandes d'admission au séjour des ressortissants étrangers en situation
irrégulière.
A l'issue d'une réunion avec une délégation du CSP 59 et de la
Ligue des droits de l'homme mercredi, la préfecture avait indiqué que neuf des
161 personnes dont la situation a été examinée devraient pouvoir bénéficier
d'une régularisation et que 44 étaient "susceptibles" de satisfaire aux critères
de régularisation. "53 régularisables ne signifie pas régularisés", a dénoncé
vendredi soir Roland Diagne lors d'un discours improvisé devant l'église. Selon
la préfecture, une nouvelle rencontre avec des représentants des sans-papiers
est prévue début janvier.
samedi 22 décembre 2012
Bernard Arnault répond à la presse belge
Bernard Arnault et LVMH
conduisent "des activités économiques parfaitement réelles en Belgique", indique
la communication du groupe Louis Vuitton Moët Hennesy, répliquant à des
informations de la presse belge évoquant des sociétés "boîtes aux lettres".
LVMH aura mis moins d'une demi-journée à répondre aux articles
publiés dans la presse belge au sujet de Bernard
Arnault. Samedi matin, l'agence de presse Belga et le quotidien
belge L'Echo, version francophone de De Tijd, assuraient que le gouvernement
belge envisageait de transmettre à la France le dossier fiscal de Bernard
Arnault qui disposerait en Belgique
de plusieurs sociétés "boîtes aux lettres" - c'est-à-dire sans activité réelle
dans le pays. "Si Bernard Arnault travaille en Belgique avec de véritables
sociétés boîtes aux lettres, nous devons le signaler au fisc français", aurait
indiqué le secrétaire d'Etat à la Lutte contre la fraude, John Crombez, au
quotidien économique néerlandophone De Tijd.
Samedi après-midi, la communication du groupe Louis Vuitton
Moët Hennesy publiait le communiqué suivant : "le groupe LVMH et le groupe
Arnault (...) rappellent que les sociétés du groupe Arnault et du groupe LVMH
ont des activités économiques parfaitement réelles en Belgique où elles sont
implantées, pour certaines d'entre elles, depuis plusieurs décennies".
Bernard Arnault rappelle qu'il " reste résident
français"
"Toutes leurs activités sont parfaitement conformes en
particulier aux lois fiscales du Royaume de Belgique ainsi qu'au droit
international", ont indiqué les deux groupes en évoquant leur "surprise" à la
lecture des "allégations publiées par certains organes de presse". "Bernard
Arnault, pour sa part, rappelle à toutes fins utiles, qu'il est et reste
résident français", a ajouté le communiqué, en référence à une possible demande
de naturalisation en Belgique.
La demande de naturalisation de Bernard Arnault avait déclenché
en septembre une vive polémique en France, bien que la première fortune
française ait récusé tout geste "politique" et affirmé qu'il continuerait à
payer ses impôts
en France. Le quotidien belge L'Echo estime cependant que le patron de LVMH a
fait cette démarche pour éviter à ses enfants de payer des centaines de millions
d'euros de droits de succession. Il assure qu'en additionnant les capitaux de
toutes les entreprises "boîtes aux lettres" de Bernard Arnault domiciliées dans
un immeuble banal de Bruxelles, parmi lesquelles Le Peigné Invest, GMBI,
Courtinvest ou encore Pilinvest, on arrive à 7 milliards d'euros
Varicelle en forte progression, grippe en légère hausse
La varicelle est en forte
progression en France métropolitaine où 14 foyers ont été observés la semaine
dernière, principalement dans la partie nord du pays, tandis que la grippe est
en légère hausse.
La varicelle est en forte progression en France métropolitaine
où 14 foyers ont été observés la semaine dernière, principalement dans la partie
nord du pays. La grippe,
elle, est en légère hausse, selon les réseaux de surveillance de ces
pathologies.
Selon le réseau Sentinelles, la varicelle a touché fortement
neuf régions la semaine dernière, le Nord-Pas-de-Calais (128 cas pour 100.000
habitants), la Haute-Normandie (108), la Bretagne (103), le Limousin (69), le
Poitou-Charentes (68), l'Alsace (51), l'Ile-de-France (48), la Lorraine (44), la
Corse et, de manière plus modérée, les régions Champagne-Ardenne, Centre,
Franche-Comté, Auvergne et Languedoc-Roussillon.
Les cas de "gastro"
(diarrhée aiguë) sont pour leur part en hausse dans le sud-ouest de la France,
tandis que la grippe progresse légèrement dans plusieurs régions. Les cas de
grippe vus en consultation de médecine générale ont ainsi été estimés à 107 cas
pour 100.000 habitants, en dessous du seuil épidémique (169 cas pour 100.000
habitants), selon le réseau Sentinelles.
"Les détections de virus
grippaux dans les prélèvements augmentent peu à peu, mais restent sporadiques ou
à l'origine de petits foyers familiaux et proviennent de 13 régions différentes
de la France métropolitaine", note pour sa part le réseau des Groupes régionaux
d'observation de la grippe (Grog), qui précise qu'il s'agit pour les deux tiers
de grippes de type A, et le reste de type B.
vendredi 21 décembre 2012
Un Français assassiné à Marrakech
Un retraité français de
62 ans, habitué des séjours touristiques au Maroc, a été retrouvé mort à son
domicile, situé dans la médina de Marrakech.
Un ressortissant français âgé de 62 ans a été assassiné à
Marrakech, dans le sud du Maroc,
où il possédait une résidence, ont indiqué vendredi des sources officielles. Ce
retraité français, un habitué des séjours touristiques au Maroc, a été retrouvé
mort à son domicile, situé dans la médina de Marrakech, selon l'agence de presse
marocaine MAP.
Il s'agit d'un assassinat et la police a ouvert une enquête sur instruction du procureur général, a par la suite précisé la préfecture à un correspondant de l'AFP. Aucune autre information n'a pu être obtenue à ce stade.
Il s'agit d'un assassinat et la police a ouvert une enquête sur instruction du procureur général, a par la suite précisé la préfecture à un correspondant de l'AFP. Aucune autre information n'a pu être obtenue à ce stade.
Situé à 350 km au sud-ouest de la capitale Rabat, au pied du
massif du Haut-Atlas, Marrakech est l'une des villes les plus touristiques du
royaume. Elle est particulièrement prisée des Français, touristes mais aussi
retraités qui y comptent des résidences secondaires.
Nouvelle fusillade meurtrière aux Etats-Unis
Une semaine jour pour
jour après la tuerie de Newtown qui a relancé le débat sur les armes aux USA, 4
personnes dont le tireur sont morts vendredi à Frankstown Township, une ville de
Pennsylvanie.
Une fusillade a fait quatre morts, dont le tireur, vendredi à
Frankstown Township, une ville de Pennsylvanie, rapporte le journal Altoona
Mirror qui cite une source judiciaire. Trois membres des forces de l'ordre
ont également été blessés par les tirs. Les quatre morts sont deux hommes, une
femme, et le tireur.
Il y a juste une semaine, un homme de 20 ans, Adam Lanza, a tué vingt enfants de six et sept ans et six adultes dans une école primaire de Newtown, dans le Connecticut. Le puissant lobby américain des armes NRA a estimé vendredi justement que la seule réponse aux fusillades était de se défendre par les armes (lire notre article > Pour "stopper un méchant armé, il faut quelqu'un de bien avec une arme !")
Il y a juste une semaine, un homme de 20 ans, Adam Lanza, a tué vingt enfants de six et sept ans et six adultes dans une école primaire de Newtown, dans le Connecticut. Le puissant lobby américain des armes NRA a estimé vendredi justement que la seule réponse aux fusillades était de se défendre par les armes (lire notre article > Pour "stopper un méchant armé, il faut quelqu'un de bien avec une arme !")
Les mineurs n'auront plus besoin d'autorisations de sortie de territoire
Dès le 1er janvier 2013,
les mineurs français n'auront plus besoin d'autorisations de sortie de
territoire et pourront se déplacer seuls avec seulement une pièce d'identité.
Les mineurs désirant sortir du territoire français n'auront
plus besoin d'une autorisation à partir du 1er janvier 2013, a annoncé le
ministère de l'Intérieur jeudi.
"Les autorisations de sortie du territoire, individuelles
délivrées par les mairies, ou collectivités, délivrées par les préfectures, ne
seront plus nécessaires pour quitter la France", indique le ministère dans un
communiqué.
Un mineur français "se déplaçant seul pourra voyager dans
l'Union européenne (UE) avec un titre d'identité en cours de validité (carte
nationale ou passeport)", ajoute la place Beauvau. Pour les pays hors UE, un
passeport reste, dans la plupart des cas, obligatoire.
Des modalités spécifiques dans certains pays
Le ministère précise que "certains pays imposent parfois des
modalités spécifiques supplémentaires telles qu'un visa ou une autorisation
parentale pour les mineurs". Le ministère recommande donc "de préparer son
voyage en vérifiant au préalable les documents demandés" en se rendant à cet
effet sur le site internet du ministère des Affaires étrangères.
Il existe des cas d'urgence, rappelle le ministère: une
interdiction de sortie de territoire peut ainsi être délivrée par un juge des
affaires familiales ou des enfants et, "en cas d'urgence et face à un risque
avéré", un des parents "peut s'opposer à la sortie du territoire d'un enfant
mineur" par des voies légales en s'adressant au préfet par exemple.
jeudi 20 décembre 2012
Un Français enlevé au Nigeria
Ingénieur pour
l'entreprise Vergnet, il a été kidnappé mercredi soir dans le nord du pays, à
l'intérieur de la résidence de la société, selon la police nigériane.
Enlèvement crapuleux ou politique ? Quoi qu'il en soit, en
attendant une revendication, un Français a été enlevé dans le nord du Nigeria,
près de la frontière avec le Niger,
par des hommes armés qui ont attaqué la résidence de la société française
Vergnet dans l'Etat de Katsina, tuant deux Nigérians, a annoncé jeudi matin la
police nigériane.
"Je confirme l'enlèvement (mercredi soir) d'un ressortissant
français (...) à Rimi", à 25 km de la ville de Katsina, a déclaré à l'AFP
Abdullahi Magaji, commissaire de police de Katsina. "Les kidnappeurs, qui
étaient environ 30, ont attaqué la résidence où logent les ingénieurs de (la
société) Vergnet", a-t-il précisé, avant d'ajouter qu'un agent de sécurité et un
voisin ont été tués, et un policier grièvement blessé. Vergnet a confirmé
l'information en fin de matinée, mais pas le Quai d'Orsay. Spécialisée dans les
énergies renouvelables, l'entreprise travaille actuellement sur un projet de
ferme éolienne à Katsina.
Le groupe islamiste Boko Haram, en guerre contre le pouvoir
central, est très actif dans le Nord du Nigeria. Il aurait des contacts avec Aqmi.
En septembre 2010, trois Français avaient été enlevés au
Nigeria, mais dans une autre région, en l'occurrence au large du champ pétrolier
d'Addax où sévissent des pirates agissant pour obtenir des rançons. Ils avaient
libérés en novembre.
Fin du monde : cagnotte Euro Millions de 100 millions d'euros
Pour le jour de la fin du
monde, une cagnotte de 100 millions d'euros est à décrocher lors du tirage Euro
Millions.
Mon premier est le jour de l'apocalypse; mon second est
l'équivalent de 2,4 tonnes d'or : mon tout est le montant de la cagnotte d'Euro
Millions, soit cent millions d'euros, qui sera mise en jeu vendredi
soir. Vous avez adoré les trois vendredis 13 de 2012, le 10-11-12 et le
12-12-12. Vous aimerez peut-être le 21-12-12, soit le vendredi 21 décembre, date
de la fin du monde pour certains selon la prophétie des Mayas. Avec en ligne de
mire dans la soirée une cagnotte de 100 millions d'euros à décrocher lors du
tirage Euro Millions.
Après huit tirages sans gagnant depuis le 23 novembre, la
cagnotte de la loterie européenne est en effet passée de 15 millions à 100
millions d'euros. Du coup La Française
des Jeux (FDJ) s'attend pour le tirage de vendredi à une
augmentation "d'au moins 20 %" du chiffre d'affaires habituel pour une cagnotte
équivalente.
Le plus grand jeu multi Etats au monde
La cagnotte du Loto (12 millions d'euros) du 12-12-12 a permis
à la FDJ de doubler ses ventes et d'enregistrer 1,5 million de joueurs
supplémentaires (4,5 millions au lieu de 3 millions) par rapport à un tirage
habituel du mercredi, dépassant les mises du Loto du 10-11-12. La FDJ reconnaît
exploiter la veine de la numérologie pour "répondre aux demandes de joueurs qui
souhaitent davantage de cagnottes spéciales liées à des dates précises, comme
les vendredis 13".
Euro Millions est le plus grand jeu multi Etats au monde.
Proposé deux fois par semaine aux 200 millions d'habitants de neuf pays
européens (France, Royaume-Uni, Espagne, Luxembourg, Belgique, Suisse, Portugal,
Irlande, Autriche), il enregistre au minimum 20 millions de joueurs à chaque
tirage. Chaque joueur ne dispose que d'une chance une chance sur 116.531.800 de
cocher les sept bons numéros pour remporter la cagnotte.
mercredi 19 décembre 2012
Nuit bleue en Corse : le FNLC revendique les attentats du 7 décembre
Le Front de libération
nationale de la Corse a revendiqué, mercredi, la vague d'attentats qui avaient
touché des résidences secondaires dans l'île, dans un communiqué authentifié
remis au magazine d'information Corsica.
Les attaques avaient endommagé ou détruit une vingtaine de
résidences secondaires aux quatre coins de l'île mais leurs auteurs étaient
restés silencieux. Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) a
revendiqué, mercredi, la
"nuit bleue" du 7 décembre, la troisième depuis janvier, dans
un communiqué authentifié remis au magazine d'information Corsica.
Dans un texte de deux pages, les indépendantistes revendiquent
"la dernière campagne contre la spéculation immobilière en Corse", en citant le
chiffre de "31 actions délibérément réparties sur l'ensemble de notre
territoire". Lors de cette "nuit bleue", une vingtaine d'explosions avaient
endommagé ou détruit 26 résidences secondaires aux quatre coins de l'île, dont
certaines habitations étaient construites de façon illégale à moins de la bande
de 100 mètres imposée par la loi Littoral de 1986.
"Nous ne sommes pas racistes"
Comme à son habitude, le FLNC justifie ces attentats
par sa volonté de lutter contre la lutte contre la spéculation immobilière, en
avançant le chiffre de "85.000 résidences dites secondaires qui sont aujourd'hui
implantées en Corse", une île qui compte environ 306.000 habitants. Par
ailleurs, les clandestins récusent les récentes accusations du ministre de
l'Intérieur, Manuel Valls, qui avait déclaré voir derrière ces attentats "sans
doute une forme de racisme".
"Non, nous ne sommes pas racistes car nous ne ciblons jamais
les individus mais l'appropriation de notre terre", souligne le FLNC. Depuis le
début de l'année, le FLNC a revendiqué quatre actions majeures: deux vagues
d'attentats contre des résidences secondaires, une contre la grande distribution
accusée de s'enrichir sur le dos de la population avec des prix prohibitifs, et
enfin une à l'encontre d'un ensemble de résidences secondaires d'un banquier
parisien accusé de spéculation.
Un Terrien sur deux optimiste pour l'économie, mais pas les Français
Les Français, tout comme
les Belges, les Espagnols, les Italiens et les Polonais ne sont qu'un tiers à
croire en l'amélioration de l'économie dans l'année à venir.
2013 s'annonce-t-elle meilleure que 2012 ? Pour la moitié de
l'humanité en tout cas, la conjoncture économique va s'améliorer dans l'année à
venir, d'après un sondage de l'institut Ipsos publié mardi. Une personne sur
deux dans le monde prévoit ainsi une amélioration de ses finances et de sa santé
en 2013.
Les populations les plus optimistes sont les Indiens, les
Brésiliens et les Indonésiens : trois quarts d'entre eux considèrent que
l'économie est sur de bons rails. A contrario, seul un tiers des Belges, des
Espagnols, des Polonais, des Italiens et surtout des Français croit en une
amélioration de la situation en 2013.
Améliorer ses finances est la principale résolution
de l'année 2013
Mais même si beaucoup ont des doutes sur la bonne santé de
l'économie mondiale, 80% des quelque 18.500 personnes interrogées dans 24 pays
pensent que 2013 sera meilleure pour eux sur le plan personnel.
"Améliorer ses finances" reste la résolution la plus répandue
pour cette nouvelle
année. Elle arrive largement en tête (55%), loin devant "passer
plus de temps en famille" (16%) ou "être en meilleure santé" (14%).
lundi 17 décembre 2012
Smic : il n'y aura pas de coup de pouce le 1er janvier
Le ministre du Travail,
Michel Sapin, a annoncé dimanche que la revalorisation du Smic au 1er janvier ne
comporterait pas de coup de pouce et se limiterait aux mécanismes automatiques.
"Il y a des règles, qui s'appliquent de manière automatique, le
Smic sera
revalorisé en fonction des critères", a affirmé le ministre du Travail,
rappelant qu'un "coup de pouce a été accordé au mois de juillet" (+2%, dont
+1,4% au titre de l'inflation et 0,6% de bonus), lors du Grand rendez-vous
Europe 1/iTélé/Le Parisien. "L'anticipation a permis aux salariés de gagner plus
pendant toute la 2e partie de l'année, l'engagement de la campagne a été tenu",
a-t-il poursuivi. Selon un expert, la hausse annoncée aux partenaires sociaux
lundi devrait donc se limiter à environ +0,3%, soit trois centimes de plus par
heure travaillée.
M. Sapin a également déclaré que la réforme du mode de calcul
du salaire minimum ne comporterait pas d'indexation sur la croissance,
contrairement à ce que le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault avait annoncé en
juillet. "Aujourd'hui, ça n'aurait pas beaucoup de sens de vouloir indexer sur
la croissance", a-t-il déclaré, alors qu'une réforme de la méthode de calcul du
salaire minimum doit également être annoncée lundi.
Depuis 1970, le Smic est recalculé chaque année pour suivre
l'évolution des prix à la consommation et celle du pouvoir d'achat du salaire
horaire de base ouvrier (SHBO), un mécanisme automatique auquel le gouvernement
peut choisir d'ajouter un coup de pouce supplémentaire. Fin 2011, près de 2,6
millions de Français touchaient le salaire minimum (9,40 euros de l'heure),
soient 1.425,67 euros bruts mensuels pour 35 heures.
dimanche 16 décembre 2012
Retraite : Hollande est en terrain miné
La réforme des retraites constitue un problème politique pour le chef de l'État, déjà confronté à des critiques régulières de la part de l'aile gauche du PS.

«Il faut que cela soit ficelé avant l'été»
Mais pour la gauche, qui avait critiqué la réforme Fillon, le terrain est miné. «L'argument démographique avait commencé à infuser les esprits, mais la gauche et les syndicats avaient réussi à convaincre que la réforme Fillon était injuste, rappelle Jérôme Sainte-Marie, de CSA. Aujourd'hui, la gauche est confrontée à une réalité écrasante sur les retraites. Il lui faudra trouver le moyen de montrer que sa réforme est juste. C'est un gros problème politique qui se profile pour elle.»La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine sait que ce sera difficile. «C'est toujours compliqué de faire une réforme des retraites en France, admet un conseiller de la ministre. D'où la nécessité de mener un gros travail en amont. Si on ne le fait pas, ça ne marchera pas.»
Les négociations avec les partenaires sociaux commenceront au printemps. Le PS souhaite préparer le terrain en amont. «Sur les retraites, nous avons besoin d'un discours de crédibilité, de vérité, de courage. Cette réforme ne sera pas facile», avance Pascal Terrasse, conseiller retraites de Hollande pendant la campagne, qui anticipe des tensions au sein de la majorité. «Une partie de l'aile gauche va ruer dans les brancards, poursuit Terrasse. Si ça les amuse de proposer la retraite à 55 ans pour tous, qu'ils le fassent!»
La réforme devrait voir le jour l'été prochain. «Il faut que cela soit ficelé avant l'été, note un conseiller. Il n'est pas utile de se mettre sur le dos un tel sujet à la rentrée, à six mois des municipales!» «Les retraités comptent pour moitié du corps électoral mobilisé, ajoute Jérôme Sainte-Marie. Le gouvernement ne peut plus se permettre de perdre des catégories entières de la population.»
http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2012/12/14/10001-20121214ARTFIG00642-retraite-hollande-en-terrain-mine.php
samedi 15 décembre 2012
Tuerie de Newtown: Une institutrice a survécu en cachant 14 enfants aux toilettes
Ce sont les héros de la tragédie. Vendredi, le personnel de l'école primaire de Newtown a risqué sa vie pour mettre les enfants à l'abri. Certains ont péri, comme la principale de l'établissement. D'autres ont survécu, comme Kaitlin Roig, une institutrice de 29 ans, qui raconte à la chaîne ABC comment elle a caché 14 enfants aux toilettes
J'ai entendu des tirs rapides, comme une arme automatique (…) et j'ai pensé ''On est la classe suivante''», raconte-t-elle. Elle a aussitôt emmené tous les enfants et les a fait rentrer aux toilettes, avant de barricader la porte avec une armoiree.
Elle leur a demandé de rester absolument silencieux. «Je ne sais pas s'il est venu dans la pièce. J'avais peur qu'il tire à travers la porte au moindre bruit», confie-t-elle.
Rentrer pour Noël
Les enfants voulaient juste «rentrer chez eux pour Noël» ou «faire un câlin à leur mère». «Je suis fort en karaté, ça va aller», a offert un jeune garçon.
L'institutrice raconte comment elle a calmé ceux qui allaient se mettre à pleurer. «Je leur ai dit que tout allait bien se passer, que je les aimais. Je voulais qu'ils le sachent si jamais c'était la dernière chose qu'ils entendaient. Je ne pensais pas qu'on allait survivre.»
Et puis les forces de l'ordre sont arrivées. Au début, elle ne les a pas crues et leur a demandé de glisser leur badge sous la porte. Avant de pouvoir quitter la scène du cauchemar. 20 enfants et six adultes n'ont pas eu cette chance
http://www.20minutes.fr/monde/etats_unis/1064693-tuerie-newtown-institutrice-survecu-cachant-14-enfants-toilettes
J'ai entendu des tirs rapides, comme une arme automatique (…) et j'ai pensé ''On est la classe suivante''», raconte-t-elle. Elle a aussitôt emmené tous les enfants et les a fait rentrer aux toilettes, avant de barricader la porte avec une armoiree.
Elle leur a demandé de rester absolument silencieux. «Je ne sais pas s'il est venu dans la pièce. J'avais peur qu'il tire à travers la porte au moindre bruit», confie-t-elle.
Rentrer pour Noël
Les enfants voulaient juste «rentrer chez eux pour Noël» ou «faire un câlin à leur mère». «Je suis fort en karaté, ça va aller», a offert un jeune garçon.
L'institutrice raconte comment elle a calmé ceux qui allaient se mettre à pleurer. «Je leur ai dit que tout allait bien se passer, que je les aimais. Je voulais qu'ils le sachent si jamais c'était la dernière chose qu'ils entendaient. Je ne pensais pas qu'on allait survivre.»
Et puis les forces de l'ordre sont arrivées. Au début, elle ne les a pas crues et leur a demandé de glisser leur badge sous la porte. Avant de pouvoir quitter la scène du cauchemar. 20 enfants et six adultes n'ont pas eu cette chance
http://www.20minutes.fr/monde/etats_unis/1064693-tuerie-newtown-institutrice-survecu-cachant-14-enfants-toilettes
vendredi 14 décembre 2012
Fusillade dans une école américaine : au moins 27 morts
Selon les médias
américains, au moins 27 personnes, dont 18 enfants, ont été tués lors d'une
fusillade dans une école primaire du Connecticut. Le tireur est mort dans
l'école.
Un carnage. Au moins 27 personnes ont été
tuées lors d'une fusillade dans une
école primaire du Connecticut, un Etat situé dans le nord-est des Etats-Unis.
18 enfants auraient été tués. Le corps du tueur présumé a été retrouvé dans une
salle de classe. Le quotidien régional Hartford Courant rapporte pour sa part
qu'une classe entière manque à l'appel.
Que s'est-il passé ? La fusillade s'est produite vendredi matin à l'école Sandy Hook de la petite ville de Newtown, à 128 kilomètres de New York. Il était 15h30, heure française. La police n'a pas donné d'autres détails. (Les images de la tragédie)
Qui est le tireur ? Selon plusieurs médias américains, il était âgé de 24 ans. Il portait deux à quatre armes, selon les sources. Le lieutenant Paul Vance, chef de la police, a confirmé qu'il était mort dans le bâtiment sans préciser les conditions de sa mort.
Peut-être deux tireurs. Un suspect arrêté. On ignore si un second tireur était présent, comme l'ont rapporté plusieurs témoins après avoir entendu plusieurs dizaines de coups de feu.
Le président Obama a été informé de la tragédie. La Maison blanche a fait savoir que le président avait toujours la volonté d'essayer de renouveler une interdiction sur les armes d'assaut.
Toutes les écoles du coin fermées. La totalité des écoles de Newtown ont été bouclées, ont annoncé les autorités scolaires de cette ville de 27.000 habitants située à 130 kilomètres environ au nord-est de New York.
Les précédents. Si le bilan est confirmé, il s'agira de la fusillade la plus meurtrière de l'année. En juillet, un homme armé avait ouvert le feu dans un cinéma proche de Denver, en pleine projection du dernier Batman, faisant douze morts et 58 blessés
Que s'est-il passé ? La fusillade s'est produite vendredi matin à l'école Sandy Hook de la petite ville de Newtown, à 128 kilomètres de New York. Il était 15h30, heure française. La police n'a pas donné d'autres détails. (Les images de la tragédie)
Qui est le tireur ? Selon plusieurs médias américains, il était âgé de 24 ans. Il portait deux à quatre armes, selon les sources. Le lieutenant Paul Vance, chef de la police, a confirmé qu'il était mort dans le bâtiment sans préciser les conditions de sa mort.
Peut-être deux tireurs. Un suspect arrêté. On ignore si un second tireur était présent, comme l'ont rapporté plusieurs témoins après avoir entendu plusieurs dizaines de coups de feu.
Le président Obama a été informé de la tragédie. La Maison blanche a fait savoir que le président avait toujours la volonté d'essayer de renouveler une interdiction sur les armes d'assaut.
Toutes les écoles du coin fermées. La totalité des écoles de Newtown ont été bouclées, ont annoncé les autorités scolaires de cette ville de 27.000 habitants située à 130 kilomètres environ au nord-est de New York.
Les précédents. Si le bilan est confirmé, il s'agira de la fusillade la plus meurtrière de l'année. En juillet, un homme armé avait ouvert le feu dans un cinéma proche de Denver, en pleine projection du dernier Batman, faisant douze morts et 58 blessés
ArcelorMittal: la CGT et FO claquent la porte
La direction
d'ArcelorMittal devait s'expliquer jeudi devant les représentants des salariés
se disant "trahis" et "désabusés", leur présenter les engagements pris auprès du
gouvernement, notamment pour le site mosellan de Florange. Mais le CCE s'est
ouvert dans une ambiance tendue.
La CGT et FO d'ArcelorMittal
ont claqué jeudi la porte du comité central d'entreprise extraordinaire consacré
à l'accord entre le groupe sidérurgiste et le gouvernement, pour manifester leur
rejet "catégorique" de cet accord, a constaté une journaliste de l'AFP. FO "ne
reconnaît pas la légitimité de l'accord", a déclaré en sortant Norbert Cima,
tandis que Philippe Verbeke (CGT) a indiqué "le dénoncer catégoriquement". M.
Verbeke a dénoncé un "accord qui entérine l'arrêt de la filière liquide et
impacte d'autres sites, comme celui de Basse-Indre" et a appelé le gouvernement
à "rouvrir le dossier car les destructions d'outil et d'emplois menées par Mittal
vont continuer". La CGT, premier syndicat du groupe sidérurgiste, a aussi appelé
"les salariés partout sur les sites en France à la mobilisation dans l'unité
syndicale". M. Verbeke a également demandé que "Lakshmi Mittal ait le courage de
venir voir les salariés".
De son côté, Sylvie Victoire-Mendoza, secrétaire FO du CE de Basse-Indre (Loire-Atlantique) a expliqué que "la direction avait refusé de donner l'accord entre Mittal et le gouvernement". Pour Norbert Cima, "Mittal et le gouvernement voudraient qu'on les suive sur un accord qui fragilise l'ensemble des sites. Est-ce qu'il a été vraiment signé cet accord?", s'est-il demandé. Dans une déclaration lue au CCE et transmise à l'AFP, la CGT accuse aussi la direction du groupe sidérurgiste de mener "une politique de casse industrielle et sociale".
L'accord du 30 novembre, selon la CGT, "ne répond pas aux intérêts des salariés de Florange, ni à ceux des salariés de Basse-Indre, ni à ceux des salariés de l'ensemble du groupe". Et il est "en décalage complet avec le rapport Faure demandé l'été dernier par le gouvernement". Selon le syndicat, "la politique du groupe, subie dans tous nos sites français et européens, est réaffirmée par la direction générale, à savoir : le désinvestissement dans les sites sidérurgiques du groupe à court et moyen terme, le gel de l'embauche (...), le gel des augmentations générales des salaires pour 2013, alors que 1,2 milliard de dollars de dividendes auront été versés aux actionnaires en 2012, et une nouvelle baisse du budget ‘recherche et développement'". "La CGT ne cautionne pas cette politique (...) N'ayant pas davantage de temps à perdre, les élus CGT quittent cette séance", conclut le texte.
Le CCE extraordinaire s'est ouvert en début d'après-midi. La direction devait détailler aux représentants des salariés les engagements pris auprès du gouvernement, alors qu'aucun repreneur ne s'était présenté pour reprendre les deux hauts fourneaux de Florange.
De son côté, Sylvie Victoire-Mendoza, secrétaire FO du CE de Basse-Indre (Loire-Atlantique) a expliqué que "la direction avait refusé de donner l'accord entre Mittal et le gouvernement". Pour Norbert Cima, "Mittal et le gouvernement voudraient qu'on les suive sur un accord qui fragilise l'ensemble des sites. Est-ce qu'il a été vraiment signé cet accord?", s'est-il demandé. Dans une déclaration lue au CCE et transmise à l'AFP, la CGT accuse aussi la direction du groupe sidérurgiste de mener "une politique de casse industrielle et sociale".
L'accord du 30 novembre, selon la CGT, "ne répond pas aux intérêts des salariés de Florange, ni à ceux des salariés de Basse-Indre, ni à ceux des salariés de l'ensemble du groupe". Et il est "en décalage complet avec le rapport Faure demandé l'été dernier par le gouvernement". Selon le syndicat, "la politique du groupe, subie dans tous nos sites français et européens, est réaffirmée par la direction générale, à savoir : le désinvestissement dans les sites sidérurgiques du groupe à court et moyen terme, le gel de l'embauche (...), le gel des augmentations générales des salaires pour 2013, alors que 1,2 milliard de dollars de dividendes auront été versés aux actionnaires en 2012, et une nouvelle baisse du budget ‘recherche et développement'". "La CGT ne cautionne pas cette politique (...) N'ayant pas davantage de temps à perdre, les élus CGT quittent cette séance", conclut le texte.
Le CCE extraordinaire s'est ouvert en début d'après-midi. La direction devait détailler aux représentants des salariés les engagements pris auprès du gouvernement, alors qu'aucun repreneur ne s'était présenté pour reprendre les deux hauts fourneaux de Florange.
jeudi 13 décembre 2012
Tourisme en crise : les voyagistes font grise mine
Les tour-opérateurs
français ont fait une mauvaise année en 2012, en raison de la crise et d'un
redémarrage lent des destinations du printemps arabe. Autre raison : des clients
de plus en plus autonomes, qui préfèrent s'organiser seuls.
"Ce n'est pas une bonne année, même si cela aurait pu être
encore pire", a déclaré, mardi, le président de l'association professionnelle
Ceto, René-Marc Chikli, en présentant le bilan lors de son forum annuel, à
Bordeaux. "Le pire" remonte au retournement brutal du marché lors de l'exercice
2008-2009, a-t-il rappelé. Entre novembre 2011 et fin octobre 2012, les 70
membres du Ceto ont fait voyager 7,28 millions de clients, soit 25.000 clients
de moins qu'un an plus tôt à périmètre comparable, pour un volume d'affaires de
5,28 milliards d'euros (-0,8%). La recette unitaire moyenne a baissé de 10 euros
à 726 euros.
Les voyagistes inquiets pour l'avenir
L'année 2012 a été marquée par un mois de juillet "catastrophique", suivi d'un bon mois d'août. Côté destinations, après une année 2011 noire liée au printemps arabe, la Tunisie, première destination étrangère des Français, "est un peu repartie cet été, on a limité la casse", a nuancé René-Marc Chikli, en déplorant toutefois "un problème de qualité" sur place.
Mais le Moyen-Orient, par exemple, a perdu beaucoup de clients sur l'exercice (-17,3%), et l'Europe du Sud et occidentale, où s'effectuent l'essentiel des voyages, a aussi reculé (-1,3%). Après une année 2011 moyenne et un cru 2012 problématique, les tour-opérateurs s'inquiètent aussi pour l'avenir : les prises de commandes pour l'hiver 2012-2013 sont en recul de plus de 10% en nombre de clients et de 7% en chiffre d'affaires, touchant à la fois le moyen-courrier et le long-courrier.
Offres ajustées pour "limiter les risques"
"On est en difficultés. On entre dans un exercice aussi mauvais que celui de 2008-2009. L'espoir est de rattraper des parts sur le moyen-courrier", a estimé René-Marc Chikli, en soulignant que les clients "se décident tard". En attendant, les tour-opérateurs ajustent leur offre pour "limiter les risques". Sur l'exercice 2011-2012, clos fin octobre, les voyages à forfait (avion et séjour), qui concentrent 60% de l'activité des tour-opérateurs, ont continué de perdre du terrain, avec 168.000 clients en moins (-3,8%) à périmètre comparable, soit 4,25 millions au total, pour un volume d'affaires en baisse de 2,6% à 4,13 milliards d'euros. La France reste la première destination des voyages organisés, avec 742.000 clients, devant la Tunisie (413.200) puis le Maroc (338.000).
Les destinations moyen-courrier ont cédé près de 5% en volume d'affaires (à 1,97 milliard d'euros), conséquence d'une baisse du nombre de clients et de la recette unitaire. La clientèle du long-courrier a elle aussi reculé (-4,1%) mais la hausse de la recette unitaire a permis de limiter l'érosion du volume d'affaires (-0,6% à 1,78 milliard). A contrario, la billetterie de vols seuls a continué sa progression, gagnant 143.000 clients pour franchir le cap des 3 millions (+5%), et générant un volume d'affaires de 1,15 million d'euros (+0,6%). La vente de billets seuls représente désormais 40% de l'activité totale des voyagistes français, contre 25% en 2004-2005.
Les voyagistes inquiets pour l'avenir
L'année 2012 a été marquée par un mois de juillet "catastrophique", suivi d'un bon mois d'août. Côté destinations, après une année 2011 noire liée au printemps arabe, la Tunisie, première destination étrangère des Français, "est un peu repartie cet été, on a limité la casse", a nuancé René-Marc Chikli, en déplorant toutefois "un problème de qualité" sur place.
Mais le Moyen-Orient, par exemple, a perdu beaucoup de clients sur l'exercice (-17,3%), et l'Europe du Sud et occidentale, où s'effectuent l'essentiel des voyages, a aussi reculé (-1,3%). Après une année 2011 moyenne et un cru 2012 problématique, les tour-opérateurs s'inquiètent aussi pour l'avenir : les prises de commandes pour l'hiver 2012-2013 sont en recul de plus de 10% en nombre de clients et de 7% en chiffre d'affaires, touchant à la fois le moyen-courrier et le long-courrier.
Offres ajustées pour "limiter les risques"
"On est en difficultés. On entre dans un exercice aussi mauvais que celui de 2008-2009. L'espoir est de rattraper des parts sur le moyen-courrier", a estimé René-Marc Chikli, en soulignant que les clients "se décident tard". En attendant, les tour-opérateurs ajustent leur offre pour "limiter les risques". Sur l'exercice 2011-2012, clos fin octobre, les voyages à forfait (avion et séjour), qui concentrent 60% de l'activité des tour-opérateurs, ont continué de perdre du terrain, avec 168.000 clients en moins (-3,8%) à périmètre comparable, soit 4,25 millions au total, pour un volume d'affaires en baisse de 2,6% à 4,13 milliards d'euros. La France reste la première destination des voyages organisés, avec 742.000 clients, devant la Tunisie (413.200) puis le Maroc (338.000).
Les destinations moyen-courrier ont cédé près de 5% en volume d'affaires (à 1,97 milliard d'euros), conséquence d'une baisse du nombre de clients et de la recette unitaire. La clientèle du long-courrier a elle aussi reculé (-4,1%) mais la hausse de la recette unitaire a permis de limiter l'érosion du volume d'affaires (-0,6% à 1,78 milliard). A contrario, la billetterie de vols seuls a continué sa progression, gagnant 143.000 clients pour franchir le cap des 3 millions (+5%), et générant un volume d'affaires de 1,15 million d'euros (+0,6%). La vente de billets seuls représente désormais 40% de l'activité totale des voyagistes français, contre 25% en 2004-2005.
mercredi 12 décembre 2012
Emma, sauvée d'une leucémie grâce au virus du sida
Atteinte d'une leucémie,
Emma, 7 ans, est en rémission complète. Cette petite américaine a bénéficié d'un
nouveau traitement révolutionnaire : inoculer le virus du sida.
Emma est en rémission depuis 7 mois. Atteinte d'une leucémie,
cette petite américaine de 7 ans, a bénéficié d'un nouveau traitement
révolutionnaire de thérapie génique utilisant le virus du sida, révèle Europe 1. En lui inoculant un "morceau" du virus du
sida, les médecins de l'hôpital pour enfants de Philadelphie aux Etats-Unis lui
ont fait disparaître les cellules cancéreuses. Emma est aujourd'hui en rémission
complète et a pu retourner à l'école. Les résultats ont été présentés au Congrès
américain d'hématologie qui se tient en ce moment à Atlanta.
Tout avait pourtant très mal commencé. En 2010, des médecins
diagnostiquent une leucémie lymphoblastique aiguë à Emma Whitehead, âgée de 5
ans. Cette forme de leucémie touche la moelle osseuse. Ce type de cancer est le
plus fréquent chez l'enfant : un nouveau-né sur 1900 déclenche la maladie avant
l'âge de 15 ans, et plus rarement entre 15 et 20 ans, selon le Figaro.
Inoculer une forme atténuée du VIH
Malgré deux chimiothérapies, elle rechute et les médecins la
pensent condamnée. Ses parents décident alors de tester ce traitement
expérimental qui a déjà été testé sur trois adultes, mais jamais sur un enfant.
Comme l'explique Europe 1, ce traitement consiste à inoculer
une forme atténuée du VIH afin de reprogrammer le système immunitaire, notamment
les lymphocytes T et ainsi détruire les cellules cancéreuses. Cette thérapie
suscite beaucoup d'espoirs dans la communauté médicale même s'il n'est pas
totalement efficace chez certains patients. "Notre objectif est d'avoir un
remède, mais nous ne pouvons pas dire ce mot pour l'instant", explique au Parisien le Docteur Carl Juin, qui dirige l'équipe
de recherche à l'Université de Pennsylvanie.
A terme, il espère que ce traitement pourra remplacer la greffe
de moelle osseuse. Novartis se dit prêt à investir 20 millions de dollars dans
un centre de recherche dédié au développement de cette nouvelle technique.
mardi 11 décembre 2012
Le prof avait proposé une rédaction sur le suicide, il est suspendu
Un sujet de rédaction
invitant des élèves de 3e d'un collège de Charente à se mettre dans la peau d'un
adolescent suicidaire a suscité l'émoi de parents "révoltés".
L'enseignant qui avait proposé un sujet de rédaction à ses
élèves de 3ème d'un collège de Charente, les
invitant à se mettre dans la peau d'un adolescent suicidaire, a été "suspendu à
titre conservatoire", le temps que l'enquête administrative soit diligentée". Le
rectorat l'a annoncé lundi.
Ce professeur de lettres, âgé d'une trentaine d'années, devait être entendu lundi après-midi par le directeur académique, à Angoulême, saisi par des parents d'élèves surpris par l'initiative du professeur qui avait proposé le sujet le 22 octobre. (Lire : "Dans la peau d'un ado suicidaire" : la rédaction polémique)
Les élèves de classes de 3e du collège Antoine-Delafont se seraient vu proposer le sujet suivant, rapporté lundi par La Charente Libre : "Vous venez d'avoir 18 ans. Vous avez décidé d'en finir avec la vie. Votre décision semble irrévocable. Vous décidez dans un dernier élan de livrer les raisons de votre geste. En dressant votre autoportrait, vous décrivez tout le dégoût que vous avez de vous-même. Votre texte retracera quelques événements de votre vie à l'origine de ce sentiment."
"A aucun moment il n'a été question de suicide..."
"Nous sommes révoltés que l'on puisse proposer ce genre de sujet à des enfants qui ont entre 13 et 14 ans", écrivent des parents dans un courrier adressé à l'établissement, ainsi qu'à l'inspection d'académie, et cité par le quotidien charentais. "De par notre éducation, nous n'avons pas l'habitude de remettre en question ce qui se passe à l'école, mais il y a des limites (...) Quel va être le prochain sujet ? 'Que ressentez-vous lorsque vous vous piquez ?' On aimerait comprendre", écrivent ces parents d'élèves.
L'enseignant devait être entendu afin qu'il explique son "intention pédagogique ou éducative derrière la façon de poser la question", avait indiqué à l'AFP Jean-Marie Renault, directeur académique de la Charente, saisi "il y a 48 heures" de ce courrier "anonyme". En fonction de ses explications, "nous verrons s'il y a matière à donner une suite disciplinaire ou pas".
Dans l'hypothèse où le sujet a été posé dans les termes rapportés par les parents, "on ne peut qu'être très surpris, le mot est faible, par la façon dont la question (du suicide) est posée", avait ajouté M. Renault. Un syndicaliste assistant l'enseignant, Alain Héraud, secrétaire départemental du Snes-FSU en Charente, a assuré à une correspondante de l'AFP qu'"il y a un décalage entre l'interprétation faite par quelques parents" et la réalité. "Le sujet était un autoportrait fictif", a-t-il ajouté. "Quand les élèves ont demandé des précisions, le professeur les a effectivement aiguillés sur le fait de s'imaginer en fin de vie, pour mieux se décrire dans leur autoportrait", a-t-il précisé. "A aucun moment il n'a été question de suicide..." a-t-il encore assuré en affirmant que l'énoncé paru dans la presse locale ne correspondait pas à la réalité.
Ce professeur de lettres, âgé d'une trentaine d'années, devait être entendu lundi après-midi par le directeur académique, à Angoulême, saisi par des parents d'élèves surpris par l'initiative du professeur qui avait proposé le sujet le 22 octobre. (Lire : "Dans la peau d'un ado suicidaire" : la rédaction polémique)
Les élèves de classes de 3e du collège Antoine-Delafont se seraient vu proposer le sujet suivant, rapporté lundi par La Charente Libre : "Vous venez d'avoir 18 ans. Vous avez décidé d'en finir avec la vie. Votre décision semble irrévocable. Vous décidez dans un dernier élan de livrer les raisons de votre geste. En dressant votre autoportrait, vous décrivez tout le dégoût que vous avez de vous-même. Votre texte retracera quelques événements de votre vie à l'origine de ce sentiment."
"A aucun moment il n'a été question de suicide..."
"Nous sommes révoltés que l'on puisse proposer ce genre de sujet à des enfants qui ont entre 13 et 14 ans", écrivent des parents dans un courrier adressé à l'établissement, ainsi qu'à l'inspection d'académie, et cité par le quotidien charentais. "De par notre éducation, nous n'avons pas l'habitude de remettre en question ce qui se passe à l'école, mais il y a des limites (...) Quel va être le prochain sujet ? 'Que ressentez-vous lorsque vous vous piquez ?' On aimerait comprendre", écrivent ces parents d'élèves.
L'enseignant devait être entendu afin qu'il explique son "intention pédagogique ou éducative derrière la façon de poser la question", avait indiqué à l'AFP Jean-Marie Renault, directeur académique de la Charente, saisi "il y a 48 heures" de ce courrier "anonyme". En fonction de ses explications, "nous verrons s'il y a matière à donner une suite disciplinaire ou pas".
Dans l'hypothèse où le sujet a été posé dans les termes rapportés par les parents, "on ne peut qu'être très surpris, le mot est faible, par la façon dont la question (du suicide) est posée", avait ajouté M. Renault. Un syndicaliste assistant l'enseignant, Alain Héraud, secrétaire départemental du Snes-FSU en Charente, a assuré à une correspondante de l'AFP qu'"il y a un décalage entre l'interprétation faite par quelques parents" et la réalité. "Le sujet était un autoportrait fictif", a-t-il ajouté. "Quand les élèves ont demandé des précisions, le professeur les a effectivement aiguillés sur le fait de s'imaginer en fin de vie, pour mieux se décrire dans leur autoportrait", a-t-il précisé. "A aucun moment il n'a été question de suicide..." a-t-il encore assuré en affirmant que l'énoncé paru dans la presse locale ne correspondait pas à la réalité.
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