samedi 15 octobre 2011

Le nucléaire iranien de nouveau dans la ligne de mire

Pour la troisième fois de la semaine, l'Iran se retrouve sur le banc des accusés par la communauté internationale. Après les affirmations américaines sur un complot visant à tuer l'ambassadeur saoudien à Washington puis une alerte terroriste dans les transports, toujours lancée par les Etats-Unis, c'est cette fois le programme nucléaire de Téhéran qui est pointé du doigt ce vendredi.
Depuis plusieurs années, les suspicions et les soupçons sur le caractère militaire de ce programme foisonnent. Sans aucune preuve tangible pour l'étayer. Du moins officiellement. Mais le rapport que s'apprête à rendre l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) confirmerait bien le caractère militaire de ce programme, selon Le Figaro. En d'autres termes, l'Iran préparerait une bombe nucléaire. L'ONU va "va dénoncer sans ambiguïté le caractère militaire du programme nucléaire de Téhéran", écrit Le Figaro, à l'occasion de son prochain conseil des gouverneurs, le 17 novembre à Vienne.

Selon le journal, les grandes capitales ont peu de doutes, depuis plusieurs années de l'objectif du programme nucléaire iranien, "un secret de Polichinelle alimenté par des photos satellites, des rapports d'experts ou des confessions de dissidents".

Nouvelle donne

Jusqu'à présent, l'ONU n'avait jamais voulu reconnaître officiellement cette position, ce qu'elle ferait pourtant le mois prochain lors de la remise du rapport. Pourquoi ? Selon Le Figaro, "l'installation de nouveaux fourneaux, la création de centrifugeuses supplémentaires, la poursuite des activités d'enrichissement" conjuguées avec la mise en place de nouvelles équipes depuis le départ Mohamed ElBaradei, qui a quitté la tête de l'agence fin 2009, auraient changé la donne.

Le patron égyptien de l'AIEA a en effet longtemps été soupçonné de minimiser les risques du programme nucléaire iranien, écrit Le Figaro. Les élections russe, française et américaines de 2012 auraient aussi donné un coup de fouet au dossier à l'ONU, face à l'incertitude géopolitique des années à venir.

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