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samedi 15 juillet 2017

Sevran: "roué de coups" un policier fait usage de son arme

Un policier "roué de coups" lors d'une intervention dans la nuit de vendredi à samedi à Sevran (Seine-Saint-Denis) a fait usage de son arme pour se dégager et a blessé un homme au bas-ventre.
Ce policier motocycliste faisait partie d'une compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI) qui avait été appelée en renfort par des policiers intervenant sur des feux de poubelles et pris à partie vers 00H30 par une "quarantaine d'individus", selon une source policière.
A leur arrivée, les renforts ont à leur tour reçus des jets de projectiles, a détaillé une source policière. L'un des policiers motocyclistes "s'est retrouvé seul" à un moment. Déséquilibré, il a chuté au sol et a été "roué de coups". Le policier a alors sorti son arme et a tiré pour se dégager, blessant l'homme. Ce dernier a été hospitalisé et son pronostic vital n'est pas engagé, a indiqué l'une des sources.
L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie, a indiqué le parquet de Bobigny.
Selon le secrétaire national adjoint du syndicat policier Alliance, Loïc Travers, "les policiers sont devenus de la chair à canon". Le syndicat condamne une "tentative d'assassinat" à coup de "barres de fer, de parpaings".
Alliance a en outre dénoncé des festivités du 14 Juillet "une nouvelle fois émaillées d'incidents graves, visant les forces de l'ordre et les policiers en particulier".
Le syndicat a dans ce contexte réaffirmé son "opposition totale aux coupes budgétaires annoncées" par le gouvernement la semaine dernière, à hauteur de 526 millions d'euros, dans le cadre d'une diète imposée à l'ensemble des ministères. "Plus que jamais les forces de l'ordre ont besoin de moyens renforcés pour assurer un quotidien de plus en plus dangereux !", a-t-il estimé

Flash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

vendredi 24 juin 2016

Il a sauvé trois femmes de la noyade en 10 ans : l'émouvant récit de Kévin, policier à Quimper

Kévin Richard, affecté à la brigade VTT de Quimper, a reçu plusieurs décorations pour actes de bravoure. Son dernier en date : un nouveau sauvetage mercredi. Il raconte à MYTF1News.
Hasard ou destin héroïque ? En l'espace de 10 ans, Kévin Richard, policier de la brigade VTT de Quimper, a sauvé trois femmes d'une noyade dans l'Odet, le turbulent cours d'eau qui traverse Quimper.
Dernier acte de bravoure en date : ce mercredi. Une femme "fortement alcoolisée", tombée dans l'eau en tentant de récupérer son vélo, est victime d'une hydrocution. Elle est inconsciente. Sur le pont Max Jacob, lorsque Kévin et l'un des collègues arrivent, une trentaine de badauds sont sur place. Mais ce sont les deux agents qui plongent.
"Corpulente, les vêtements gonflés d'eau, elle coulait vers le fond, après avoir dérivé de longues minutes" en amont de la ville, rapporte à TF1News le policier de 36 ans. A contre-courant, les deux hommes parviennent à hisser la femme sur un rebord. "Plus de respiration, plus de pouls". Immédiatement, ils prodiguent les premiers soins (massage cardiaque et bouche-à-bouche). Hospitalisée, cette femme n'est désormais plus en danger. Mais elle a néanmoins été plongée en coma artificiel suite à des complications respiratoires.

"Il a même proposé de me rembourser mon portable !"
Modestement, le gardien de la paix raconte : "La configuration a fait que je n'étais pas loin quand l'alerte radio a été donnée". Mais Kévin Richard s'apparente plutôt à l'ange gardien des rivières de Quimper. Avant ce 22 juin, il avait déjà sauvé -certes toujours accompagné d'un confrère-, deux autres femmes. Deux tentatives de suicide cette fois. L'une en février dernier (eau à 8 degrés), l'autre en 2006. Avec toujours le même scénario : elles avaient dérivé jusqu'au centre-ville après un saut en amont. Les deux femmes, sexagénaires, avaient, surtout, "l'envie d'en finir". Mais seront ramenées sur les rives "sans se débattre".
Comment ces femmes qui voulaient mettre fin à leurs jours ont-elles réagi à un sauvetage venant contrecarrer leurs plans ? Comment Kévin Richard a-t-il, de son côté, vécu ces situations plus que singulières ? Là où l'histoire est belle, c'est que les deux femmes sont non seulement sont restées en contact avec leur sauveur, mais semblent être sorties de leur "détresse", nous confie le VTTiste. "L'une m'a écrit au commissariat pour me remercier et me dire qu'elle avait eu, depuis, des petits-enfants". Le gardien de la paix croise également et discute régulièrement avec le fils de l'autre femme. "Il est passé trois ou quatre fois au commissariat"(...). "Il a même proposé de me rembourser mon portable qui avait pris l'eau !".
"Le lendemain, c'est oublié"

En 2006, le héros de Quimper a reçu du préfet la médaille de bronze pour "acte de courage et de dévouement". En février, rebelote, avec la médaille d'argent cette fois. "De très belles récompenses", estime-t-il. Interrogé sur son ressenti au lendemain de son dernier sauvetage, il déclare que si "dans le feu de l'action, on est dopé à l'adrénaline, on a du mal à dormir le soir". Avant de nuancer : "Le lendemain, c'est oublié".
 

mercredi 25 mai 2016

Toulouse : deux policiers blessés en sauvant un désespéré

Deux policiers ont été légèrement blessés aux doigts et à l'avant-bras mardi à Toulouse en tentant de sauver un désespéré qui voulait se donner la mort avec un couteau.

Les fonctionnaires de police secours sont intervenus vers 18h40 dans un appartement de la rue Kepler. L'homme s'était placé le couteau sous la gorge et menaçait de se donner la mort. Les deux policiers ont alors bondi sur lui pour lui arracher l'arme et c'est dans la bataille qu'ils ont été blessés par le couteau. 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/haute-garonne/toulouse

lundi 5 octobre 2015

Toulouse : un mineur arrêté pour tentative d'homicide contre un policier

Un jeune homme de 17 ans, déjà connu des services de police, a été arrêté pour "tentative d'homicide volontaire" après avoir lancé une voiture volée qu'il conduisait contre un policier intervenu lors d'un cambriolage à Toulouse.

Un mineur a été récemment arrêté pour "tentative d'homicide volontaire" après avoir lancé une voiture volée qu'il conduisait contre un policier intervenu lors d'un cambriolage à Toulouse, a-t-on appris lundi de source policière. Le jeune homme, bien qu'âgé de 17 ans et demi seulement, était connu des services de police depuis quatre ans, a-t-on précisé.
 
Il semble qu'il ait tenté, à bord de sa voiture volée deux jours plus tôt, de couvrir des camarades qui cherchaient à dérober un second véhicule dans le quartier chaud de Borderouge après un cambriolage. Ces derniers ont réussi à prendre la fuite.
 
"Tentative d'homicide volontaire"
 
Le policier a été transporté à l'hôpital où il a été soigné pour des contusions mais n'a apparemment rien eu de cassé lors de cette "tentative d'homicide volontaire", selon cette source. Dans un communiqué, le syndicat de police Unité souligne que cette affaire "indigne une nouvelle fois l'ensemble des policiers".
 
Il "demande la plus grande sévérité à l'encontre des auteurs" de cette tentative d'homicide. Le jeune homme devrait être présenté à un juge mardi.
 

jeudi 31 octobre 2013

A Chartres, la note des policiers dépend dorénavant du nombre des PV dressés

Les policiers du commissariat de Chartres seront désormais notés également en fonction du nombre des contraventions dressées, selon une note de service consultée jeudi par l'AFP.

Il s'agit de "valoriser le travail effectué". Les policiers du commissariat de Chartres seront désormais notés également en fonction du nombre des contraventions dressées, selon une note de service consultée jeudi par l'AFP. Dans cette note de service datée du 25 octobre, un commandant de police évoque la baisse, voire l'inexistence de l'activité contraventionnelle du commissariat de Chartres "depuis la mise en place du Procès-verbal électronique".
Il prévient donc que "l'activité contraventionnelle" figurera dorénavant dans les critères de notation de chaque fonctionnaire. "Tout manquement à cette consigne devra être signalé par les chefs de brigade", ajoute-t-il. La notation d'un fonctionnaire de police peut jouer dans son éventuel avancement, pour ses mutations ou les stages qu'il souhaite effectuer.
La politique du chiffre abandonnée ?
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, à de nombreuses reprises, a assuré que la politique du chiffre était abandonnée. Il avait notamment déclaré en juin 2012 vouloir "passer d'une politique du chiffre à une exigence de sécurité pour tous les Français".
"Non content de nous menacer de supprimer nos repos, voilà maintenant que l'on sous-entend qu'il n'y aura pas d'évolution de carrière si le policier n'a pas d'activité contraventionnelle soutenue", a réagi le secrétaire général adjoint du syndicat Alliance (2e syndicat des gardiens de la paix), Frédéric Lagache. "On voit bien le décalage entre la volonté ministérielle de ne pas faire du chiffre et la réelle application sur le terrain", a-t-il ajouté.
Le 24 octobre, l'AFP avait fait état d'une autre note signée par un commandant de la CRS autoroutière du sud de l'Ile-de-France demandant aux CRS sous ses ordres de dresser au moins trois procès verbaux électronique par vacation, sous peine de ne pas leur accorder de repos en fin d'année. La Direction générale de la police nationale (DGPN) avait nié toute "politique de quotas" de PV "au plan national".
 

mercredi 4 septembre 2013

Journée sans PV, lundi 9 septembre, à l'appel d'un syndicat de police

Le syndicat de police Alliance appelle à une journée sans PV, lundi, afin de protester contre la réforme pénale et contre la réforme des retraites.

Les policiers n'ayant pas le droit de grève, certains d'entre-eux ont décidé de protester par un moyen qui devrait ravir certains automobilistes. Alliance, second syndicat de gardiens de la paix, a appelé mercredi "l'ensemble des policiers à se mobiliser pour une journée sans procès-verbaux" lundi 9 septembre.

Objectif du syndicat : exprimer son mécontentement à propos du
projet de réforme pénale dévoilé la semaine dernière par le gouvernement. "La justice doit soutenir les victimes et sanctionner réellement les délinquants", assure le syndicat dans un communiqué. Il entend aussi protester contre la réforme des retraites des policiers à laquelle il ne "faut pas toucher" en raison de la "pénibilité du métier". 
Le syndicat demande également "plus de moyens afin d'assurer la sécurité de tous" et "recentrer les policiers sur leurs missions prioritaires", la "lutte contre la délinquance et la criminalité".
Cette journée sans PV concernera uniquement les "infractions légères" à la circulation et au stationnement, a précisé le responsable du syndicat Jean-Claude Delage. Mais les "infractions graves et urgentes" seront bel et bien traitées.
 
Aller à la rencontre de la population
Les responsables et délégués d'Alliance, détaille le syndicat, "iront lundi à la rencontre de la population dans les gares, les marchés, les péages autoroutiers", ce "dans toutes les villes de France plus particulièrement dans les grandes métropoles" comme Paris, Lille, Lyon ou Marseille.

Ils y distribueront, parallèlement au mouvement de "journée" sans verbalisation, de "faux PV" se présentant sous la forme d'une pétition de "soutien aux policiers" et "détaillant " leur action.
 

mardi 9 juillet 2013

Le matricule fera son retour sur l'uniforme des policiers à l'automne

Les forces de l'ordre seront bientôt identifiables en cas de litige. Policiers et gendarmes français porteront à nouveau un matricule visible dès l'automne prochain pour lutter contre les contrôles d'identité abusifs, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.

Le nouveau code de déontologie des forces de l'ordre, qui bannira le tutoiement lors des contrôles, "va effectivement créer l'obligation de porter dès cet automne le numéro de matricule sur l'uniforme ou sur le brassard quand les policiers et les gendarmes sont en civil", a dit Manuel Valls sur France Inter. "Cela existe dans d'autres pays, cela existait aussi déjà dans notre pays il y a quelques années", a-t-il ajouté en soulignant que la mesure devait contribuer à créer un climat de confiance entre les forces de l'ordre et les citoyens.
Lutte contre "les contrôles au faciès" Manuel Valls avait annoncé en octobre 2012 le projet de retour du matricule visible des policiers et gendarmes proposé par le défenseur des Droits Dominique Baudis après avoir enterré celui de la délivrance d'un récépissé à chaque contrôle d'identité envisagé un temps. Il s'agit ainsi de concrétiser l'engagement pris par François Hollande dans la campagne présidentielle de lutter contre les "contrôles au faciès". Les policiers français ont déjà arboré un numéro de matricule dans le passé mais la date de l'abandon de celui-ci fait débat entre les spécialistes.
 

dimanche 8 avril 2012

Paris : la police tente d'interpeller un forcené "qui veut faire comme Mohamed Merah"

Il est retranché dans son appartement du XVIIe arrondissement et dit vouloir faire "comme Mohamed Merah". Dimanche matin, la police tentait d'interpeller le forcené. La Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de la préfecture de police, ainsi que des effectifs de brigades anticriminalité ont été dépêchés sur place après un coup de fil menaçant de l'occupant de l'appartement, a ajouté une des sources sans être en mesure de préciser si l'homme était armé.

Le quartier est bouclé et le gaz a été coupé dans l'appartement du XVIIe arrondissement de Paris où serait l'homme. Aucun bruit n'était toutefois entendu à l'intérieur de l'appartement, selon une source proche de l'enquête.

Appel au commissariat
Selon une des sources, l'homme avait auparavant appelé le commissariat, tenant des propos décousus, et affirmant avoir l'intention de "buter des flics comme Merah". Agé de 41 ans selon une source proche de l'enquête, l'homme vit seul au 1er étage de cet immeuble en briques rouges qui en compte sept. "Il a déjà eu des problèmes avec d'autres gens de l'immeuble. Des fois, il a été menaçant", a affirmé une voisine qui ne souhaite pas être citée.


http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/paris-la-police-tente-d-interpeller-un-forcene-qui-veut-faire-7120286.html

lundi 23 janvier 2012

Affaire Ali Ziri : le syndicat Alliance demande le retrait de la plaque commémorative

Une plaque en hommage à Ali Ziri, retraité algérien en 2009 après un contrôle de police controversé, inaugurée le 14 janvier à Argenteuil (Val-d'Oise), suscite la réaction indignée d'un syndicat de police. Dans un courrier adressé au maire d'Argenteuil, Philippe Doucet (), Alliance demande à la municipalité de la faire retirer «dans les plus brefs délais», la jugeant «diffamatoire».
Inaugurée en présence de 500 personnes, à l'initiative du collectif "Vérité et pour Ali Ziri", cette plaque porte l'inscription : «Ali Ziri, 69 ans, mort le 11 juin 2009 suite à son interpellation par la police nationale».

Pour le syndicat policier Alliance, «cette inscription indique très clairement que nos collègues seraient responsables du décès d'Ali Ziri. C'est inacceptable et l'état actuel de la procédure judiciaire ne permet en aucun cas de l'affirmer voire même de le supposer». «Si nul ne peut contester le droit légitime des proches de Monsieur Ziri de connaître la cause de son décès, les policiers (...) n'acceptent pas que la présomption d'innocence qui leur est due soit bafouée», poursuit le syndicat. Le secrétaire départemental d'Alliance, Ludovic Collignon, entend «se réserver le droit de saisir la justice», au cas où la plaque ne serait pas retirée.

Ali Ziri avait été interpellé le soir du 9 juin 2009 avec un ami, Arezki Kerfali, lors d'un contrôle routier. Les deux hommes, fortement alcoolisés, avaient été transportés au commissariat d'Argenteuil et placés en garde à vue. Tombé dans le coma, le retraité de 69 ans était mort deux jours plus tard, à l'hôpital d'Argenteuil. Une première autopsie avait conclu que des problèmes cardiaques et l'alcoolémie étaient les causes du décès. Mais une contre-expertise avait révélé la présence d'hématomes.

Le parquet de Pontoise a requis à la mi-décembre 2011 un non-lieu dans cette affaire. Il revient désormais au juge d'instruction de prendre une décision.

lundi 16 janvier 2012

L'ex-patron de l'IGS récuse le soupçon de truquage d'une enquête

L'ancien patron de l'IGS, la police des polices parisienne mise en cause dans une affaire d'enquête truquée, nie s'être rendu coupable de la moindre faute déontologique, dans un entretien à parismatch.com publié lundi. Interrogé sur les accusations de truquage de procès-verbaux d'audition, Eric Meillan, le directeur de l'Inspection générale des services (IGS) jusqu'en 2010 rétorque : "Falsifier un PV (...) ce n'est pas le style de la maison. Surtout dans une procédure judiciaire". "Peut-être s'est-il passé des choses dont je n'ai pas eu connaissance", concède-t-il. "Je n'ai aucun élément tangible pour mettre en cause l'honnêteté de mes enquêteurs", insiste toutefois l'ancien responsable policier, aujourd'hui retraité.
La justice cherche à établir si l'IGS a faussement mis en cause quatre policiers dans un trafic présumé de titres de séjour dans le but d'écarter dans le contexte de la présidentielle de 2007, un haut fonctionnaire de la préfecture de police de Paris marqué à gauche Yannick Blanc. Eric Meillan dément également toute intervention de nature politique dans cette affaire : "Je n'ai reçu aucune instruction dans cette affaire, ni dans aucune autre d'ailleurs". "Prétendre que j'ai été un proche du pouvoir, ça m'amuse!", affirme encore Eric Meillan. "Quant à Michel Gaudin, le préfet de police de Paris auprès de qui j'aurais été aux ordres selon 'Le Monde' (ndlr: qui a révélé l'affaire), sachez une chose : entre lui et moi, ça n'a jamais été le grand amour!" Eric Meillan a-t-il transmis des éléments de cette enquête judiciaire à sa hiérarchie? "Jamais!", réplique-t-il.

Certes, avec Yannick Blanc, "nous n'avons jamais eu beaucoup d'atomes crochus, lui et moi", car "j'avais l'impression qu'il méprisait les policiers et qu'il voyait des complots sans arrêt", explique-t-il. Mais il dit n'avoir jamais cherché à monter une cabale qui, selon lui, n'aurait pas été utile: "Un haut fonctionnaire comme Yannick Blanc, vous le faites partir du jour au lendemain. Pas besoin de monter un 'chantier'! Vous lui trouvez un placard doré et c'est tout." A propos des accusations de Daniel Vaillant convaincu que son portable avait été écouté pendant cette enquête : "Pas à ma connaissance! On n'écoute pas un ancien ministre de l'intérieur", rétorque Eric Meillan, dont l'interview a été réalisée samedi par Paris Match.

http://lci.tf1.fr/france/justice/l-ex-patron-de-l-igs-recuse-le-soupcon-de-truquage-d-une-enquete-6935903.html

jeudi 20 octobre 2011

Faut-il interdire aux policiers de garder leur arme à la maison ?

Le 22 septembre 2011, un gardien de la paix en poste à Chevilly-Larue, dans le Val-de-Marne, blessait mortellement sa compagne avant de retourner son arme de service contre lui. Terrible hasard, au même moment, à Paris un autre policier utilisait son arme pour mettre fin à ses jours dans sa voiture. Quelques jours plus tard, le 9 octobre, à Bagneux, une policière de la police aux frontières, âgée de 26 ans, abattait son compagnon, également un policier, avec son arme de service, avant de se suicider. A l'origine du drame, une déception amoureuse. Dimanche dernier, à Carrières-sous-Poissy, dans les Yvelines, c'est un gardien de la paix stagiaire de 22 ans qui blessait à son tour mortellement sa compagne... en jouant avec son arme.

Trois suicides, deux drames familiaux et un accident mortel en moins d'un mois. Autant de tragédies qui appellent la même question : faut-il interdire aux policiers de rentrer chez eux avec leur arme de service ? Pour Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, "On ne peut que déplorer tous ces drames" qui, insiste-t-il toutefois auprès de TF1 News, "restent extrêmement marginaux" au regard des 135.000 policiers qui possèdent une arme en France. Insistant sur le fait que la "plupart des suicides de policiers se déroulent sur le lieu de travail et non au domicile", "aucune révision de la procédure d'armement des forces de l'ordre n'est aujourd'hui envisagée place Beauvau", poursuit Pierre-Henry Brandet. Et de rappeler, qu'au contraire, "de nombreux drames ou délits sont arrêtés à temps, justement grâce à des policiers qui possèdent leur arme sur eux durant leur trajet travail-domicile".
Des préconisations remises prochainement"Dans un contexte global de prévention du suicide, le directeur général de la police a commandé en octobre 2010 une étude à l'Inspection générale de la police nationale, précise toutefois Pascal Garibian, porte-parole de la police nationale. Les groupes de travail missionnés pour cette étude remettront prochainement leurs préconisations sur le port et la conservation de l'arme".

La règlementation actuelle prévoit qu'un fonctionnaire de police ne peut posséder une arme que sur le ressort territorial où il exerce. A son domicile, il est tenu de la ranger dans un coffre ou une mallette sécurisée après avoir pris soin de dissocier le chargeur de l'arme. S'il prend des congés supérieurs à cinq jours, son arme doit être conservée au sein de son service, dans un coffre.

Une meilleure prévention et une meilleure formation avant tout
Egalement interrogés par TF1 News, les syndicats de policiers ne sont pas favorables à un changement de la règlementation actuelle. "De part son statut, le policier est en service 24h/24 et 7jours/7 et peut donc être amené à utiliser à tout moment son arme pour se protéger lui ou pour protéger autrui dans le cadre de la légitime défense", rappelle Mohamed Douhane, de
Synergie Officiers, 2e syndicat chez les officiers de police. "Laisser les armes au commissariat nécessiterait des infrastructures qui n'existent pas aujourd'hui", précise Yannick Danio, porte-parole d Unité Police SGP-FO, le premier syndicat de gardiens de la paix.

En revanche, prévention et formation pourraient être nettement améliorées. "Certes, pour ce qui est des suicides, posséder une arme sur soi peut faciliter le passage à l'acte, mais la prévention ne peut pas passer par le seul retrait de l'arme à un policier, estime Mohamed Douhane. "La solution passe par un meilleur suivi psychologique de ces fonctionnaires qui épongent au quotidien les drames de la société, complète Yannick Danio. Les débriefings, qui devraient être quotidien, ne sont presque jamais faits", regrette-t-il.

Et pour éviter les dérapages ou les accidents dramatiques, comme celui du week-end dernier à Carrières-sous-Poissy, les deux syndicats recommandent d'accroître la sensibilisation à la sécurité de l'armement lors des formations des jeunes recrues. "La formation actuelle sur l'utilisation et l'appréhension de l'arme est bien trop pauvre, constate ainsi Yannick Danio. Et de s'interroger :"est-il normal que les policiers travaillant dans des unités spécialisées (terrorisme, banditisme...) puissent tirer des centaines de cartouches par an alors que, pour des questions d'économies, un gardien de la paix, pourtant confronté à toutes sortes de situation chaque jour sur la voie publique, ne puisse tirer que 30 cartouches", déplore-t-il.

mardi 4 octobre 2011

Guéant va "suspendre" le commissaire Neyret "dès aujourd'hui"

Au lendemain de sa mise en examen dans une affaire de corruption présumée et après une première nuit passée en prison, Michel Neyret, le numéro 2 de la police judiciaire de Lyon, va être "suspendu dès aujourd'hui" par le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant. Michel Neyret "est mis en examen et nous en tirons les conséquences", a déclaré le ministre mardi sur France 2, qui n'a pas exclu des mesures similaires à l'encontre des autres policiers toujours en garde à vue: "Tout dépend des décisions judiciaires", a-t-il dit.
Michel Neyret a été mis en examen lundi notamment pour corruption, trafic d'influence, association de malfaiteurs, trafic de stupéfiants, détournement de biens et violation de secret professionnel et placé en détention provisoire à la prison de la Santé, à Paris. Cinq autres policiers étaient toujours en garde à vue lundi soir, dont le patron de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Lyon, le chef de l'antenne grenobloise de la PJ et son adjoint, un commandant.
"Une ligne jaune qu'il ne faut jamais franchir"
Pour Claude Guéant, cette mise en examen "est une affaire rarissime à ce niveau de responsabilité et de grade. C'est un véritable traumatisme pour la police nationale". "Michel Neyret était considéré comme un très grand flic, très efficace. La police nationale souffre, mais cela étant, elle est extrêmement exigeante en matière de déontologie, et toutes les fautes sont sanctionnées avec rigueur parce qu'elle a une mission, c'est de faire appliquer la loi", a-t-il déclaré. "Les policiers par leur métier fréquentent les truands, ils les observent avant de les arrêter, ils peuvent avoir des contacts. Mais il y a une ligne jaune qu'il ne faut jamais franchir, c'est celle de la compromission et il ne faut jamais faire quoi que ce soit d'illégal", a-t-il rappelé.
Claude Guéant a souligné que "le législateur a introduit dans notre arsenal juridique un certains nombre de dispositions qui permettent de faire des choses qui ne sont pas tout à fait normales, mais toujours sous le contrôle d'un magistrat. Les règles qui existent suffisent, cela étant, cette triste affaire est l'occasion d'un rappel à l'ensemble des services de la rigueur de la déontologie policière", a ajouté Claude Guéant.

dimanche 2 octobre 2011

Corruption dans la police : la femme et l'homme du "milieu"

Le numéro 2 de la PJ lyonnaise, Michel Neyret, interpellé à l'aube jeudi, est toujours en garde à vue pour un interrogatoire par la "police des polices". C'est aussi le cas de trois autres responsables policiers de Rhône-Alpes : le patron de la brigade de recherche et d'intervention de la PJ lyonnaise, le chef de son antenne grenobloise et son adjoint. En outre, comme l'a confirmé dimanche une source proche de l'enquête, deux autres policiers "du sud de la France" ont été placés en garde à vue samedi. Selon Europe 1 qui a révélé ces interpellations, il s'agirait de policiers de la brigade des stupéfiants de Lyon.
Michel Neyret devrait être présenté à un juge au plus tard lundi, au terme de 96 heures de garde à vue - une durée doublée par rapport à celle d'une garde à vue ordinaire, et réservée aux faits de terrorisme, de criminalité en bande organisée et de trafic de stupéfiants. Mais d'ores et déjà, son épouse, qui possède un hôtel de luxe dans l'Isère, a été mise en examen samedi soir pour recel de corruption, recel de trafic d'influence et association de malfaiteurs. Elle a été placée sous contrôle judiciaire. Egalement mis en examen, notamment pour corruption et trafic d'influence actif sur personne dépositaire de l'autorité publique : un membre présumé du milieu lyonnais, qui aurait été en contact "régulier" avec le numéro 2 de la PJ lyonnaise. Il a été placé en détention provisoire.
Ce que révèlent les écoutes
Sur France Info, l'avocat de Michel Neyret, Me Yves Sauvayre, a indiqué que son client s'attachait à fournir "des explications par rapport à des interrogations qu'on peut légitimement avoir". "On ne prend pas le thé, mais les choses se passent bien", a ajouté Me Sauvayre à propos de la garde à vue. Les ennuis de ce haut gradé de la police, très bien considéré par sa hiérarchie, ont débuté quand plusieurs trafiquants présumés (également interpellés cette semaine) ont échappé à une descente de la brigade des stupéfiants parisienne, en novembre 2010, dans un appartement de Neuilly-Sur-Seine. Quelque 110 kilos de cocaïne avaient été saisis mais les enquêteurs s'étaient inquiétés de fuites.
Ces soupçons ont conduit en mai à l'ouverture d'une information judiciaire pour corruption active et passive, trafic d'influence et association de malfaiteurs. Elle a permis de remonter à Michel Neyret, "flic à l'ancienne" de 55 ans. Son train de vie a été disséqué, tout comme ses échanges téléphoniques. Outre ses contacts avec des membres présumés du grand banditisme, ceux-ci font apparaître des échanges avec des collègues lui demandant de faire passer "des trucs" susceptibles de rémunérer des indicateurs. Michel Neyret est également soupçonné d'avoir rémunéré des informateurs en détournant du cannabis en importante quantité, selon une source judiciaire.
Des magistrats dans le collimateur
Le fait de puiser dans les scellés de drogue pour faire du commerce ou rémunérer des informateurs est présenté comme une "pratique régulière" de Michel Neyret. On ignore à ce stade de la procédure si est un cause un profit personnel, une technique professionnelle, ou les deux. Selon le journal Le Monde, l'IGS s'est rendue en Suisse pour examiner des comptes bancaires qui seraient liés à l'affaire. Il est question aussi de sommes offertes par des membres de la pègre, notamment un montant de 30.000 euros pour des séjours à Marrakech. L'avocat de Michel Neyret a fait savoir qu'il niait toutefois les faits. Les enquêteurs se demandent également si certains membres du grand banditisme auraient pu bénéficier de l'indulgence de la justice, et quatre magistrats pourraient être mis en cause, selon une source proche du dossier.
Ce dossier de corruption présumée dans la police est de loin le plus grave depuis au moins une quinzaine d'années en France et il touche de plus une figure respectée de la hiérarchie policière, souvent en vue dans les médias. Les syndicats de police, qui ont d'abord envisagé une possible manipulation dans de premières déclarations jeudi, ont ensuite plutôt communiqué sur la rareté de telles affaires les jours suivants. Certains expliquent par des habitudes anciennes les pratiques prêtées à Michel Neyret, présentées comme celles d'un policier "de terrain", censé être plus efficace que les policiers qui se tiendraient aux règles de procédure. L'avocat de Michel Neyret a d'ailleurs paru s'orienter vers cette défense en parlant "d'hypocrisie" sur France Info : "A partir du moment où on plonge dans le milieu naturel des services de police, on flirte avec un monde qui est le monde de l'illégalité. Il faudra que tout le monde fasse son examen de conscience".

mercredi 28 septembre 2011

Nouvelle évacuation de Roms à Marseille

Près de 200 Roms, dont des enfants, ont été évacués mardi matin par les forces de l'ordre d'un campement sauvage installé dans les quartiers du nord. Environ 150 forces de l'ordre ont participé à cette opération. "Il reste deux campements roms à Marseille. Celui-là, qui est plutôt ancien, compte des enfants scolarisés. Une nouvelle fois, le groupe va être éclaté et les enfants ne pourront aller à l'école aujourd'hui", s'est indigné le président de la LDH dans les Bouches-du-Rhône, Bernard Eynaud. Les familles étaient logées dans de vieilles caravanes aménagées et des baraques de tôle et de planches, situées sur une route longeant une voie ferrée, à l'arrière d'une cité du quartier de Sainte-Marthe. La semaine dernière, une quarantaine de Roms avaient déjà été évacués d'un terrain privé du quartier de la Capelette, dans le 10e arrondissement de la ville.

vendredi 2 septembre 2011

Marseille: un commandant en examen

Un commandant de police faisant partie de l'état-major de la direction départementale de la Sécurité publique (DDSP) des Bouches-du-Rhône a été mis en examen pour violation du secret professionnel, a-t-on appris auprès du parquet à Marseille.

Présenté hier après-midi au juge d'instruction Christophe Perruaux, il a été placé "sous contrôle judiciaire avec une interdiction d'exercer des fonctions au sein de la police nationale dans le département", a précisé le procureur de la République à Marseille, Jacques Dallest.

Le commandant, âgé de 56 ans, en poste depuis longtemps dans la cité phocéenne, est également poursuivi pour "détournement de finalité de données issues d'un fichier informatique". "On lui reproche une divulgation d'informations liées à son activité professionnelle, notamment dans le cadre de relations franc-maçonnes", a priori sans contrepartie financière, avait expliqué Jacques. Dallest .

L'enquête devra déterminer s'il s'agit de "services rendus" à des amis ou "s'il y a des intérêts derrière", avait-il dit, ajoutant que le dossier repose sur "un certain nombre d'éléments, dont des écoutes téléphoniques". Le commandant est présenté comme "une figure de la police marseillaise, qui a toujours été apprécié" par sa hiérarchie. Il avait été placé en garde à vue mercredi matin, au lendemain de la prise de fonction officielle du nouveau préfet délégué à la sécurité et la défense, le troisième en deux ans, Alain Gardère. Son prédécesseur Gilles Leclair est tombé au bout de huit mois, devant les mauvais chiffres de la délinquance et à l'issue d'une série de médiatiques faits divers estivaux.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/02/97001-20110902FILWWW00440-marseille-un-commandant-de-police-en-examen.php

mardi 26 juillet 2011

Un policier sanctionné pour son livre

Le ministère de l'Intérieur a confirmé l'exclusion temporaire, proposée par un conseil de discipline, de Sihem Souid, ex-agent à la police aux frontières (PAF) auteur d'un livre très critique sur la police, a-t-on appris de sources proches du dossier. Au printemps, le conseil avait proposé pour "manquement au devoir de réserve" une "exclusion temporaire de fonction" de dix-huit mois dont six mois avec sursis contre l'ancienne adjointe de la sécurité (ADS).
Sa suspension devrait lui être officiellement notifiée mardi matin. Sihem Souid, après son départ de la PAF, avait été affectée à la préfecture de la police de Paris (PP) comme adjointe administrative. "Nous sommes scandalisés. C'est une exclusion pendant douze mois", a dit un de ses avocats, Me Béatrice Dubreuil.
Dans un livre paru en octobre, "Omerta dans la police" (Ed. du Cherche-Midi), Mme Souid avait décrit un climat de racisme et d'homophobie à la PAF d'Orly, un des services en pointe dans la lutte contre l'immigration clandestine.
http://www.lejdd.fr/Societe/Depeches/Un-policier-sanctionne-pour-son-livre-363181