Autour de la gare et de l'hôpital Lariboisière, les toxicomanes
sont "plusieurs centaines", souvent en grande précarité, selon le maire du 10e,
Rémi Féraud, qui milite depuis longtemps pour l'implantation d'une salle de
consommation à moindre risque (SCMR). Sur les trottoirs, des quantités de boîtes
de médicaments vides témoignent d'un fort trafic. Rue Ambroise-Paré, devant
l'hôpital, "c'est infernal", affirme un commerçant sous couvert d'anonymat : "A
partir de midi, les drogués défilent, ils font la manche". "Des toxicos en état
de manque ont agressé des personnes, et un enfant s'est piqué avec une seringue
trouvée dans un parc", raconte Pierre Coulogner, président de l'association de
riverains "Vivre gare du Nord et Est". C'est pour ces toxicomanes de rue que le
gouvernement veut expérimenter une salle, afin qu'ils consomment leurs produits
dans de bonnes conditions d'hygiène, sous supervision de personnels de santé.
Vers la sortie de la
dépendance
Médecins du Monde (MDM) et l'association Gaïa, qui a mis en place une structure mobile d'aide à l'injection pour les drogués, ont présenté en octobre un projet pour lequel la ville de Paris a voté une subvention de 38.000 euros. "Je suis convaincu, à la lecture des expériences qui existent déjà dans plusieurs pays, que c'est un mieux pour les toxicomanes, mais aussi pour le quartiers et les riverains en terme de sécurité", affirme M. Féraud. Actuellement, déplore l'élu, ce sont les entrées de parking, les halls d'immeubles, les toilettes publiques qui servent de salles de 'shoot'. Elisabeth Carteron, présidente de l'association de riverains "Action Barbès, en est convaincue : "Il vaut mieux que cette population soit accueillie et accompagnée vers la sortie de la dépendance, plutôt qu'elle soit sur le trottoir ou dans les halls d'immeuble". Mais pour M. Coulogner "cela va provoquer une concentration des drogués et dealers. Ca va être un repère névralgique, une zone de trafic, un point de rassemblement".
Médecins du Monde (MDM) et l'association Gaïa, qui a mis en place une structure mobile d'aide à l'injection pour les drogués, ont présenté en octobre un projet pour lequel la ville de Paris a voté une subvention de 38.000 euros. "Je suis convaincu, à la lecture des expériences qui existent déjà dans plusieurs pays, que c'est un mieux pour les toxicomanes, mais aussi pour le quartiers et les riverains en terme de sécurité", affirme M. Féraud. Actuellement, déplore l'élu, ce sont les entrées de parking, les halls d'immeubles, les toilettes publiques qui servent de salles de 'shoot'. Elisabeth Carteron, présidente de l'association de riverains "Action Barbès, en est convaincue : "Il vaut mieux que cette population soit accueillie et accompagnée vers la sortie de la dépendance, plutôt qu'elle soit sur le trottoir ou dans les halls d'immeuble". Mais pour M. Coulogner "cela va provoquer une concentration des drogués et dealers. Ca va être un repère névralgique, une zone de trafic, un point de rassemblement".
Laxisme ou pragmatisme ?
"C'est déjà le cas", répond M. Féraud, qui se défend de tout laxisme, mais veut être "pragmatique face à une situation qui existe". Il souligne que les exemples étrangers n'ont pas montré d'augmentation du nombre de toxicomanes ni des trafics. Déborah Pawlik, déléguée adjointe UMP de la 5e circonscription, dénonce "l'absence de concertation avec les habitants" dans un quartier "où la sécurité est déjà l'objet de nombreux problèmes". Elle remarque que la seule solution d'implantation risque d'être "en bas d'un immeuble", même si le maire du 10e assure qu'il ne s'agira "pas d'un rez-de-chaussée d'un lieu d'habitation". Jean-Claude Aron, président de l'association de quartier Franz-Liszt s'inquiète quant à lui d'une implantation à proximité d'une école ou du lycée Lamartine. Il souhaite plutôt, comme M. Coulogner, "une salle située dans un milieu fermé comme l'enceinte de l'hôpital". "Si ça doit pourrir l'existence des résidents", il promet, tout comme "Vivre gare du Nord", une "forte mobilisation".
"C'est déjà le cas", répond M. Féraud, qui se défend de tout laxisme, mais veut être "pragmatique face à une situation qui existe". Il souligne que les exemples étrangers n'ont pas montré d'augmentation du nombre de toxicomanes ni des trafics. Déborah Pawlik, déléguée adjointe UMP de la 5e circonscription, dénonce "l'absence de concertation avec les habitants" dans un quartier "où la sécurité est déjà l'objet de nombreux problèmes". Elle remarque que la seule solution d'implantation risque d'être "en bas d'un immeuble", même si le maire du 10e assure qu'il ne s'agira "pas d'un rez-de-chaussée d'un lieu d'habitation". Jean-Claude Aron, président de l'association de quartier Franz-Liszt s'inquiète quant à lui d'une implantation à proximité d'une école ou du lycée Lamartine. Il souhaite plutôt, comme M. Coulogner, "une salle située dans un milieu fermé comme l'enceinte de l'hôpital". "Si ça doit pourrir l'existence des résidents", il promet, tout comme "Vivre gare du Nord", une "forte mobilisation".
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