Jean-Luc Delarue, 47 ans, avait été interpellé le 14 septembre 2010 à son domicile parisien où 15 grammes de cocaïne avaient été saisis par les enquêteurs, puis il avait été mis en examen en janvier 2011. L'enquête des services de police avait débuté en septembre 2009 par un appel anonyme faisant état d'un trafic de cocaïne et de cannabis dans les Hauts-de-Seine et à Paris, dirigé, par téléphone, par un homme surnommé "KIKS".
Delarue a toujours reconnu les faits
Peu de temps après, la mise sur écoute de cette ligne avait pris fin avec le départ en Algérie de son utilisateur. En juillet 2010, un nouveau renseignement anonyme faisait état de son retour en France. Le placement sur écoute de sa nouvelle ligne téléphonique avait permis de mettre à jour un trafic de cocaïne bien organisé, avec des commandes par SMS jamais inférieures à moins de 2 grammes de poudre blanche, toujours envoyées aux membres du réseau avant 18h. Selon les écoutes téléphoniques, une quarantaine de personnes s'approvisionnaient via ce réseau. Toujours d'après ces écoutes, Jean-Luc Delarue était considéré comme le plus gros client de ce trafic, selon l'accusation. Il passait ses commandes par l'intermédiaire d'une jeune femme qu'il avait rencontrée lors d'un vernissage.
Lors de ses auditions, Jean-Luc Delarue a toujours reconnu les faits, reconnaissant être un gros consommateur de cocaïne depuis plusieurs années, avec une consommation moyenne de 20 grammes par semaine.
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