dimanche 5 février 2012

Aérien : il y aura bien une grève et des perturbations dès lundi

C'est donc confirmé... et ça devrait avoir un large impact sur le trafic. Le principal syndicat de pilotes, le SNPL, les syndicats Unac, SNPNC et Unsa d'hôtesses, ainsi que les fédérations FO, CFDT, Unsa et CGT de l'aérien appellent les personnels des compagnies et de leurs prestataires (agents en escale, avitailleurs, bagagistes, etc.) à se mobiliser. Ce mouvement vise à protester contre la proposition de loi visant à encader davantage les conflits sociaux dans l'aérien. Air France prévoit néanmoins d'assurer 80% de ses vols court et moyen courriers ainsi que 85% de ses vols long courriers. Toutefois la compagnie avertit que ces pourcentage peuvent être revus en fonction du nombre de personnels qui se présenteront au travail, ceux-ci n'étant pas contraints de se déclarer grévistes.
La compagnie EasyJet a de son côté annoncé "ne pas prévoir de perturbations majeures sur ses vols au départ ou à destination des aéroports français" lundi.

Les syndicats de pilotes Alter, Spaf et UNOPL avaient eux aussi prôné jeudi la grève contre un texte qui constitue selon eux "une atteinte grave aux droits fondamentaux des salariés des entreprises de transport aérien."
Un autre grève en février ?
"Le mouvement est reconductible", a précisé à Reuters Philippe Vivier, vice-président du SNPL. Il a souligné que le syndicat avait organisé un référendum pour obtenir l'accord des adhérents et que 73% de ses membres avaient opté pour une grève reconductible, mais pas automatiquement à partir du 10 février. "Nous ferons d'autres journées de grève en février à une date qui reste à déterminer", a-t-il dit.

Le SNPL avait demandé au gouvernement des aménagements du texte rejeté par les syndicats et le ministère des Transports a fait des propositions jeudi. Mais il a refusé toute modification du texte de loi, affirme le SNPL dans un communiqué. "Le gouvernement ment à la population sur le véritable objectif de cette loi qui ne répond ni à la volonté d'information des passagers, ni à l'instauration d'un service garanti", ajoute le syndicat. Les députés français ont adopté fin janvier une proposition de loi UMP controversée dont l'objet est d'encadrer le droit de grève dans les transports aériens pour éviter que les passagers se retrouvent cfeyoincés dans les aéroports. Ce texte sera examiné au Sénat à partir du 15 février et les opposants à ce texte entendent se battre jusqu'au bout.

Le gouvernement avait décidé d'inscrire cette proposition à l'ordre du jour des travaux de l'Assemblée le 20 décembre dernier, au moment où une grève des agents de sûreté perturbait gravement l'activité des aéroports. Le texte prévoit notamment une déclaration préalable des grévistes 48h avant le conflit et une prévision de trafic pour les usagers, au plus tard 24 heures avant le début de la grève, comme à la SNCF ou à la RATP.

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