Le CAC s'enfonce... Le marché parisien est à nouveau, ce lundi, en proie aux inquiétudes les plus vives sur l'économie américaine après des chiffres de l'emploi exécrables pour août. Conséquence : la Bourse de Paris évoluait en forte baisse dès les premiers échanges de la matinée, perdant 2,33%, dans une séance marquée par la fermeture de Wall Street. Et en milieu d'après-midi, les pertes s'aggravaient à plus de 4%... Toutes les Bourses européennes essuyaient de lourdes pertes. Vendredi déjà, le CAC 40 avait chuté de 3,59%. "La semaine devrait débuter sans aucune prise de risque. Les mauvais chiffres de l'emploi américain pour août (...) ont renforcé l'opinion négative du marché sur l'économie américaine et mondiale", commentent les économistes de Crédit Agricole CIB. Ce lundi, aucun indicateur majeur n'est au programme et les volumes d'échanges devraient être faibles, ce qui peut accroître la volatilité, en raison de la fermeture des marchés américains pour cause de jour férié aux Etats-Unis.
Outre les craintes de récession aux Etats-Unis, le marché parisien s'inquiète d'une crise de la dette non résolue en zone euro comme en témoignent les difficultés de la Grèce à sortir de l'ornière. En outre, l'échec électoral subi par la CDU, le parti d'Angela Merkel, dimanche en Allemagne, fragilise la chancelière allemande, ce qui pourrait remettre en cause le sauvetage des pays fragilisés de la zone euro.
Les valeurs bancaires dans la tourmente
"Confrontées à un ralentissement économique et à une crise de l'endettement, les autorités politiques et économiques vont devoir jouer serré pour offrir des réponses capables de restaurer structurellement la confiance des investisseurs et des consommateurs", résument les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC. La semaine s'annonce en effet très chargée, avec notamment la réunion de la Banque centrale européenne et l'annonce de mesures de soutien à l'emploi par le président américain Barack Obama.
Du côté des valeurs, les bancaires sont particulièrement pénalisées alors que l'agence fédérale américaine de supervision des prêts hypothécaires (Federal Housing Finance Agency, ou FHFA) a porté plainte contre 17 grands établissements financiers internationaux, pour un total de pertes de 41 milliards de dollars sur des obligations liées aux subprimes. Cette aversion aux actifs risqués profite aux valeurs refuges, comme le franc suisse ou les emprunts d'Etat offrant la meilleure signature.
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