Le pire aurait pu arriver. Les auteurs de ce nouveau braquage ne sont-ils que des amateurs maladroits, pléonasme à usage strictement délinquantiel ? Ou bien un grain de sable a-t-il momentanément enrayé un plan soigneusement concocté ? Il est encore trop tôt pour le dire.
Les enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire de Marseille tentent depuis hier soir de reconstituer le film des événements. Et la saisie des bandes vidéo du supermarché à l'enseigne Super U, situé 25, avenue des chutes-Lavie (4e), devrait les y aider.
Il est à peine plus de 17h, quand un commando de cinq hommes prend le magasin pour cible. Quatre d'entre eux vont directement au contact des caissières et se montrent menaçants. Ils sont encagoulés, gantés, munis d'armes de poing. L'un d'eux est même porteur d'un pistolet mitrailleur. Le chauffeur, lui, se tient en retrait. Il est porteur d'une perruque. Il couvre l'équipe, dans l'hypothèse où il faudrait déguerpir. Tandis que les clients sont présents, les malfaiteurs se font remettre le contenu des caisses. L'une des employées, qui tarde à leur remettre l'argent reçoit même un coup de crosse. Elle sera légèrement blessée.
Les braqueurs se font ainsi remettre le contenu de cinq caisses, soit plusieurs milliers d'euros de butin. Le montant total était hier soir en cours d'estimation. Au moment de sa fuite, l'un des auteurs présumés va heurter un portique et un coup de feu va partir accidentellement. Toutefois, on confirmait hier soir, de source policière, que le tir n'était nullement intentionnel. Il aurait pu blesser, voire tuer un des membres du personnel présent ou un client.
Les malfaiteurs ont ensuite disparu dans la Peugeot 406 qui les attendait précisément devant le supermarché. Personnel et clients ont été choqués.
Dans les Bouches-du-Rhône, on recense, pour les six premiers mois de l'année 2011, 479 vols à main armée, contre 403 pour la même période de 2010, soit une hausse de 18%. Sur ce nombre, 289 ont été commis à Marseille, contre 206 en 2010, soit une augmentation de plus de 40%. Hors Marseille, les vols à main armée baissent en revanche de 3% avec 190 contre 197 l'an dernier.
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/marseille-ils-braquent-le-super-u-et-tirent-accidentellement
dimanche 7 août 2011
K-ON! : le girls band japonais en jupettes courtes
Pour rentrer dans le club de musique de son lycée, Yui est prête à raconter qu'elle excelle aux castagnettes ou à l'harmonica. Mais tout ça, c'est du pipeau! Yui ne joue d'aucun instrument, absolument aucun. Pas grave, ses nouvelles copines, Tsumugi, la claviériste, Ritsu, la batteuse et Myo, la bassiste, acceptent quand même sa candidature.
Pas le choix où le club ferme, faute de membres. Yui apprendra à jouer de la guitare, tout simplement. Et les copines de découvrir que, finalement, elles ne s'entendent pas si mal que ça (surtout après une pause thé et petits gâteaux) et que faire de la musique ensemble, il n'y a rien de plus amusant (pour peu qu'on arrive à se mettre à l'ouvrage).
Manga "quatre cases"
K-ON!, ou le "Kawaii pOp baNd", c'est l'histoire d'un groupe de pop japonais mignon, tout mignon. Avec ses héroïnes drolatiques et craquantes, ayant chacune leur personnalité attendrissante (hyper sensible, tête en l'air ou encore tendre comme un cupcake), cette friandise regorge d'humour acidulé et de gnangnantise "girlie" des plus alléchantes.
Déroutante au début si l'on ne sait pas que ce manga se compose de quatre cases, la lecture de ce format, proche du comic strip américain, se fait sur le plan vertical, par bandes de quatre, de droite à gauche. Tantôt stylisées, ballotes ou bien roulées, toujours gratifiées de mimiques expressives, les héroïnes évoluent dans des décors assez simples, laissant la vedette aux anecdotes rigolotes, s'enchaînant à un rythme soutenu.
Carton au Japon
Mais K-ON!, c'est aussi une série d'animation, dont le coffret "Intégrale Collector" vient de sortir simultanément aux mêmes éditions que le manga, en France. Un animé qui, dès son lancement au pays du soleil levant, n'a fait qu'accroire la popularité de la BD, dont le tome 1 s'est vendu à 2.500.000 exemplaires, la dernière semaine du mois d'avril 2009, l'année de sortie des quatorze premiers épisodes du dessin animé.
Phénomène médiatique au Japon, où de plus en plus de filles apprennent maintenant à jouer d'un instrument sous son influence, K-ON! s'est doté de 600 produits dérivés à ce jour. Notamment, des disques des chansons d'ouverture et de fermeture de l'animé, sans compter les titres interprétés par les personnages de la série. En 2010, un concert dédié au dessin animé a attiré 30.000 fans à Saitama, au Japon. Et un long métrage d'animation est prévu pour décembre 2011.
Bref, un univers très diversifié, et particulièrement musical, frais et marrant, qui devrait plaire aux pré-ados et aux jeunes filles en fleurs occidentales. Voire à leurs mères au doux cœur de guimauve...
les voir sur ce lien.............. http://lci.tf1.fr/culture/livres/k-on-le-girls-band-japonais-en-jupettes-courtes-6612882.html
samedi 6 août 2011
Nouvelle-Calédonie: un conflit sur le prix des billets d'avion tourne au drame
C'est à l'origine une banale manifestation qui a dégénéré de manière sanglante. Un conflit sur l'île de Maré, près de la Nouvelle-Calédonie, concernant la hausse du prix des billets de la compagnie aérienne locale a dégénéré samedi en affrontements armés, faisant quatre morts et 23 blessés.
Les violences sont intervenues dans le cadre d'un mouvement de grogne des usagers d'Aircal, qui bloquent depuis le 22 juillet les aéroports pour protester contre la nouvelle politique tarifaire de la compagnie aérienne. Selon les premières informations, des habitants du district de Ghuama à Maré, dont le grand chef Nidoish Naisseline est également président d'Aircal, auraient mené une expédition pour déloger les usagers qui occupent l'aérodrome. Les tensions entre les deux camps, tous les deux armés, ont rapidement dégénéré en violences, pendant toute l'après-midi de samedi. Quatre hommes ont été tués par balles lors des affrontements.
Les violences sont intervenues dans le cadre d'un mouvement de grogne des usagers d'Aircal, qui bloquent depuis le 22 juillet les aéroports pour protester contre la nouvelle politique tarifaire de la compagnie aérienne. Selon les premières informations, des habitants du district de Ghuama à Maré, dont le grand chef Nidoish Naisseline est également président d'Aircal, auraient mené une expédition pour déloger les usagers qui occupent l'aérodrome. Les tensions entre les deux camps, tous les deux armés, ont rapidement dégénéré en violences, pendant toute l'après-midi de samedi. Quatre hommes ont été tués par balles lors des affrontements.
Parmi les blessés, plusieurs ont été héliportés sur l'hôpital de Nouméa, tandis que d'autres ont été évacuées sur le dispensaire de l'île voisine de Lifou. Parmi ces blessés, certains se trouvent dans un état critique, a précisé à LCI Albert Dupuy, haut-commissaire de la République, représentant le gouvernement dans cette collectivité française du Pacifique. Il a évoqué "une journée de cauchemar" à Maré (6.000 habitants), une des trois îles Loyauté, à l'est de la Grande Terre.
"Processus de médiation"
La maison d'un des partisans des usagers a été brûlée, tandis que plusieurs commerces ont été vandalisés, a-t-on indiqué de même source. Nidoish Naisseline, qui se trouvait samedi à Nouméa, a rejoint Maré en fin d'après-midi afin d'appeler au calme les habitants de son district, où il exerce une forte influence. Deux pelotons de gendarmerie ont été envoyés sur place et un escadron les renforcera dimanche. "Nous espérons que la présence de la gendarmerie va permettre au calme de s'instaurer", a dit le haut commissaire de la République, souhaitant la mise en place d'un "processus de médiation" entre les parties.
Compagnie publique en déficit chronique, Aircal fait l'objet d'un plan de sauvetage, qui avait provoqué un conflit social en juillet puis un mouvement de colère des usagers. Vendredi, la direction de la compagnie avait affirmé qu'elle était menacée de dépôt de bilan d'ici un mois, compte tenu des pertes financières, estimées à 1,2 million d'euros
La maison d'un des partisans des usagers a été brûlée, tandis que plusieurs commerces ont été vandalisés, a-t-on indiqué de même source. Nidoish Naisseline, qui se trouvait samedi à Nouméa, a rejoint Maré en fin d'après-midi afin d'appeler au calme les habitants de son district, où il exerce une forte influence. Deux pelotons de gendarmerie ont été envoyés sur place et un escadron les renforcera dimanche. "Nous espérons que la présence de la gendarmerie va permettre au calme de s'instaurer", a dit le haut commissaire de la République, souhaitant la mise en place d'un "processus de médiation" entre les parties.
Compagnie publique en déficit chronique, Aircal fait l'objet d'un plan de sauvetage, qui avait provoqué un conflit social en juillet puis un mouvement de colère des usagers. Vendredi, la direction de la compagnie avait affirmé qu'elle était menacée de dépôt de bilan d'ici un mois, compte tenu des pertes financières, estimées à 1,2 million d'euros
Un enseignant tué par un requin aux Seychelles
Nicolas Virolle avait 36 ans. Ce professeur d'anglais s'apprêtait à effectuer sa prochaine rentrée scolaire dans un établissement de Rodez. D'habitude, il partait en vacances au Moyen-Orient. Cette année, il avait opté pour le cadre idyllique de la grande île de Mahé, aux Seychelles. Lundi dernier, alors que le séjour se terminait, le groupe est parti en excursion dans l'île de Praslin. Pour y découvrir un des sites les plus enchanteurs de l'archipel : la plage d'Anse Lazio. Dans l'après-midi, non loin d'un restaurant Le bonbon plume, une centaine de personnes se trouve sur le sable ou dans l'eau. À une trentaine de mètres du bord, Nicolas nage dans les eaux de l'océan Indien. Tout à coup il crie, appelle au secours et a le temps de crier « requin ! » Les gens autour de lui ne le voient plus. Le jeune homme est happé et disparaît dans l'eau qui rougit rapidement.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/08/06/1142005-un-enseignant-tue-par-un-requin-aux-seychelles.html
Le corps déchiqueté
De longues minutes plus tard, une barque de pêche ramène un corps déchiqueté au niveau du ventre et d'une jambe. Quand les secours arrivent, il n'y a plus rien à faire. Le Tarn-et-Garonnais est décédé. Mortellement blessé par un requin. Une version des faits que les autorités policières sur place ont eu du mal à officialiser sur le coup. Préférant évoquer un accident de plongée ou un choc avec une hélice de bateau. Mais dès le lendemain, il a fallu se rendre à l'évidence : c'est bien un squale qui a attaqué et tué le jeune homme. Les Seychellois et les habitués de cet archipel affirment qu'il n'y avait pas eu d'attaques aussi graves dans ce secteur depuis quarante ans. D'autres précisent que ce sont surtout des barracudas gris qui nagent dans les eaux d'Anse Lazio. La triste nouvelle a débordé le cadre de Puylagarde, un petit village du canton de Caylus où le papa de Nicolas, professeur d'anglais retraité d'un collège de Villefranche-de-Rouergue, est le premier adjoint du maire. Les vacances de rêve du jeune homme se terminent tragiquement. La dépouille mortelle de Nicolas Virolle sera rapatriée ce week-end ou lundi au plus tard. Les obsèques religieuses sont prévues mercredi à 15 h 30 dans l'église paroissiale de Puylagardehttp://www.ladepeche.fr/article/2011/08/06/1142005-un-enseignant-tue-par-un-requin-aux-seychelles.html
Six marins sauvés après le naufrage d'un chalutier au large de la Bretagne
Les six marins d'un chalutier belge ont été sauvés après le naufrage de leur bateau de pêche au large de l'île de Sein (Finistère) dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-on appris auprès de la préfecture maritime de l'Atlantique.
Les six marins d'un chalutier belge ont été sauvés après le naufrage de leur bateau de pêche au large de l'île de Sein (Finistère) dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-on appris auprès de la préfecture maritime de l'Atlantique.
Vers 1h00, l'équipage du Marco a signalé une importante voie d'eau. Le chalutier en acier, long de 36 mètres et immatriculé à Oostende, avait talonné une roche à 5 km au large de l'île dans la chaussée de Sein.
Le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) Corsen a mobilisé d'importants moyens: un hélicoptère de la Marine nationale, le remorqueur de haute mer Abeille Bourbon, le navire de dépollution Argonaute, le canot SNSM de l'île de Sein et un bâtiment des plongeurs-démineurs, le Styx.
Deux chalutiers belges ont également répondu à l'appel de détresse. Les six marins ont pris place à bord de leur radeau de survie vers 2h00 avant d'être récupérés 40 minutes plus tard par le canot SNSM de Sein, le Ville de Paris. Les pêcheurs ont ensuite été transportés à Brest par un hélicoptère de la Marine nationale. La préfecture maritime précise qu'une "forte odeur de gasoil était perceptible sur les lieux du naufrage" et des traces d'irisation ont été aperçues.
En raison de l'obscurité, l'étendue de la pollution de la soute à carburant n'avait pas été évaluée vendredi matin.
http://lci.tf1.fr/filnews/france/naufrage-d-un-chalutier-belge-au-large-de-sein-les-six-marins-sauves-6621935.html
Les six marins d'un chalutier belge ont été sauvés après le naufrage de leur bateau de pêche au large de l'île de Sein (Finistère) dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-on appris auprès de la préfecture maritime de l'Atlantique.
Vers 1h00, l'équipage du Marco a signalé une importante voie d'eau. Le chalutier en acier, long de 36 mètres et immatriculé à Oostende, avait talonné une roche à 5 km au large de l'île dans la chaussée de Sein.
Le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) Corsen a mobilisé d'importants moyens: un hélicoptère de la Marine nationale, le remorqueur de haute mer Abeille Bourbon, le navire de dépollution Argonaute, le canot SNSM de l'île de Sein et un bâtiment des plongeurs-démineurs, le Styx.
Deux chalutiers belges ont également répondu à l'appel de détresse. Les six marins ont pris place à bord de leur radeau de survie vers 2h00 avant d'être récupérés 40 minutes plus tard par le canot SNSM de Sein, le Ville de Paris. Les pêcheurs ont ensuite été transportés à Brest par un hélicoptère de la Marine nationale. La préfecture maritime précise qu'une "forte odeur de gasoil était perceptible sur les lieux du naufrage" et des traces d'irisation ont été aperçues.
En raison de l'obscurité, l'étendue de la pollution de la soute à carburant n'avait pas été évaluée vendredi matin.
http://lci.tf1.fr/filnews/france/naufrage-d-un-chalutier-belge-au-large-de-sein-les-six-marins-sauves-6621935.html
vendredi 5 août 2011
Alzheimer : "il faut un numéro d'urgence pour les familles qui n'en peuvent plus"
Mercredi, le corps sans vie et couvert d'ecchymoses d'une femme de 91 ans atteinte de la maladie d'Alzheimer a été découvert à Viroflay, dans les Yvelines. Son fils de 68 ans, qui vivait avec elle, a reconnu l'avoir frappée parce qu'il ne supportait plus ses cris incessants, de jour comme de nuit. Il a être mis en examen vendredi pour "coups mortels par ascendant" et placé sous contrôle judiciaire. Judith Mollard, psychologue à l'association France-Alzheimer, réagit à ce drame.
TF1 News : Que vous inspire le tragique fait-divers qui s'est déroulé dans les Yvelines ?
Judith Mollard, psychologue à France-Alzheimer : C'est un événement dramatique qui illustre l'état d'épuisement dans lequel certaines personnes se trouvent lorsqu'elles s'occupent depuis de nombreuses années de leur parent atteint de la maladie d'Alzheimer. Mais il ne faut pas généraliser. La maladie ne s'exprime pas de la même façon chez tout le monde, et certains aidants familiaux l'appréhendent bien. Mais ce qui différencie le quotidien des aidants se joue aussi souvent dans l'aide qu'ils reçoivent ou non des professionnels.
TF1 News : Concrètement, quels sont les aides dont les familles peuvent disposer ?
Judith Mollard : Il existe des structures d'accueil de jour qui offrent aux malades des activités adaptées. Ils gagnent en qualité de vie et dans le même temps, les familles obtiennent un peu de répit. Il faut savoir que les malades, en perte d'autonomie, ont parfois des difficultés pour tous les gestes simples de la vie quotidienne, comme se nourrir ou s'habiller. Au stade avancé, ils ont besoin d'une attention 24/24h. Les aides-soignantes ou les auxiliaires de vie sont également souvent des soutiens précieux.
TF1 News : Pourquoi certaines familles ne reçoivent pas ces aides des professionnels ?
Judith Mollard : Certaines familles s'isolent. Alzheimer est encore une maladie taboue, honteuse, que l'on veut cacher. En outre, accéder aux aides demande un effort financier que tout le monde ne peut pas fournir. D'autres familles ont des réticences à demander de l'aide extérieure car elles ont le sentiment de pouvoir se débrouiller seules.
TF1 News : L'entourage doit-il lui aussi être formé ?
Judith Mollard : Absolument. Ce n'est pas parce qu'on offre beaucoup d'amour et qu'on fait preuve de bonne volonté que l'on sait accompagner un malade atteint d'Alzheimer. Il faut que l'entourage développe des compétences concrètes. Par exemple, il faut les sensibiliser aux troubles de l'attention. Il faut qu'ils intègrent que proposer de faire deux choses en même temps au malade risque de provoquer de l'agressivité.
TF1 News : Il s'agit d'une mesure contenue dans le plan Alzheimer 2008-2012, mis en place par le gouvernement...
Oui, au même titre que la mise en place d'unités de soin spécialisés ou le diagnostic à domicile. Mais pour l'instant, ces mesures n'en sont qu'au stade de l'expérimentation et ne couvrent pas l'ensemble du territoire.
Faut-il envisager des solutions d'urgence pour éviter les drames comme celui qui vient de se produire ?
Oui. Il faudrait par exemple mettre en place un numéro d'urgence destiné aux aidants familiaux pour leur permettre d'avoir un interlocuteur quand elles n'en peuvent plus.
Judith Mollard, psychologue à France-Alzheimer : C'est un événement dramatique qui illustre l'état d'épuisement dans lequel certaines personnes se trouvent lorsqu'elles s'occupent depuis de nombreuses années de leur parent atteint de la maladie d'Alzheimer. Mais il ne faut pas généraliser. La maladie ne s'exprime pas de la même façon chez tout le monde, et certains aidants familiaux l'appréhendent bien. Mais ce qui différencie le quotidien des aidants se joue aussi souvent dans l'aide qu'ils reçoivent ou non des professionnels.
TF1 News : Concrètement, quels sont les aides dont les familles peuvent disposer ?
Judith Mollard : Il existe des structures d'accueil de jour qui offrent aux malades des activités adaptées. Ils gagnent en qualité de vie et dans le même temps, les familles obtiennent un peu de répit. Il faut savoir que les malades, en perte d'autonomie, ont parfois des difficultés pour tous les gestes simples de la vie quotidienne, comme se nourrir ou s'habiller. Au stade avancé, ils ont besoin d'une attention 24/24h. Les aides-soignantes ou les auxiliaires de vie sont également souvent des soutiens précieux.
TF1 News : Pourquoi certaines familles ne reçoivent pas ces aides des professionnels ?
Judith Mollard : Certaines familles s'isolent. Alzheimer est encore une maladie taboue, honteuse, que l'on veut cacher. En outre, accéder aux aides demande un effort financier que tout le monde ne peut pas fournir. D'autres familles ont des réticences à demander de l'aide extérieure car elles ont le sentiment de pouvoir se débrouiller seules.
TF1 News : L'entourage doit-il lui aussi être formé ?
Judith Mollard : Absolument. Ce n'est pas parce qu'on offre beaucoup d'amour et qu'on fait preuve de bonne volonté que l'on sait accompagner un malade atteint d'Alzheimer. Il faut que l'entourage développe des compétences concrètes. Par exemple, il faut les sensibiliser aux troubles de l'attention. Il faut qu'ils intègrent que proposer de faire deux choses en même temps au malade risque de provoquer de l'agressivité.
TF1 News : Il s'agit d'une mesure contenue dans le plan Alzheimer 2008-2012, mis en place par le gouvernement...
Oui, au même titre que la mise en place d'unités de soin spécialisés ou le diagnostic à domicile. Mais pour l'instant, ces mesures n'en sont qu'au stade de l'expérimentation et ne couvrent pas l'ensemble du territoire.
Faut-il envisager des solutions d'urgence pour éviter les drames comme celui qui vient de se produire ?
Oui. Il faudrait par exemple mettre en place un numéro d'urgence destiné aux aidants familiaux pour leur permettre d'avoir un interlocuteur quand elles n'en peuvent plus.
Pour contacter l'association : http://www.francealzheimer.org/
Un élu municipal mis au ban de l'UMP pour avoir raillé l'accent maghrébin
Il dit regretter "une connerie de potache."Gilbert Garelli, conseiller municipal UMP de la petite commune de La Colle-sur-Loup, dans les Alpes-Maritimes, a envoyé un courriel à une vingtaine d'amis. Dans cet e-mail, il raille l'accent maghrébin en français. Cet humour douteux lui a valu une suspension locale du parti.
"Afin di préparer la prochaine réunion UMP di la Colle qui devrait si tenir li lundi 26 septembre, ji vous propose comme ordre di jour d'étudier le programme di PS (...). Ji tiens à vous informer que la grande mosquée di Strasbourg qui vient d'ouvrir ses portes pour li ramadan pourra accueillir 200 fidèles. Ji vous propose di préparer un voyage di pèlerinage pour li 15 août à la dite mosquée. Mesdames, prévoyez un foulard. Ji vous souhaite un bon ramadan", lit-on dans ce courrier. Au gré de transferts, le courriel personnel de l'informaticien de 47 ans a abouti dans les colonnes de la presse locale puis sur de nombreux sites internet.
"Je ne suis pas du tout raciste"
Pour sa défense, l'élu note que "dans les Guignols de l'Info, la marionnette de Ben Laden remplace aussi le ‘e' par des ‘i+'. " "Je ne suis pas du tout raciste", se défend ce conseiller municipal issu de l'immigration italienne, qui regrette aussi d'avoir mentionné une réunion de l'UMP dans son message. "C'est une triste affaire mais j'assume: j'ai proposé de rendre ma carte de l'UMP", ajoute M. Garelli, qui souhaite rester conseiller municipal dans sa commune de 7.500 habitants.
Des élus des Alpes-Maritimes ont pris les devants. Interrogé par l'AFP, le député-maire de Nice Christian Estrosi, patron de la fédération UMP des Alpes-Maritimes, a jugé le courriel "inacceptable". Il a décidé, en coordination avec le député de la circonscription de La Colle-sur-Loup Lionel Luca, de le "suspendre de ses fonctions comme responsable UMP de sa commune".
De son côté, la fédération PS des Alpes-Maritimes a fait part dans un communiqué de son "indignation". "Sous couvert d'humour, ce type de messages racistes et diffamatoires pullulent sur internet et qu'un élu fasse circuler de telles ignominies est particulièrement choquant et inquiétant", a estimé le porte-parole du PS dans le département Xavier Garcia.http://lci.tf1.fr/politique/un-elu-municipal-mis-au-ban-de-l-ump-pour-avoir-raille-l-accent-maghrebin-6621889.html
Pour sa défense, l'élu note que "dans les Guignols de l'Info, la marionnette de Ben Laden remplace aussi le ‘e' par des ‘i+'. " "Je ne suis pas du tout raciste", se défend ce conseiller municipal issu de l'immigration italienne, qui regrette aussi d'avoir mentionné une réunion de l'UMP dans son message. "C'est une triste affaire mais j'assume: j'ai proposé de rendre ma carte de l'UMP", ajoute M. Garelli, qui souhaite rester conseiller municipal dans sa commune de 7.500 habitants.
Des élus des Alpes-Maritimes ont pris les devants. Interrogé par l'AFP, le député-maire de Nice Christian Estrosi, patron de la fédération UMP des Alpes-Maritimes, a jugé le courriel "inacceptable". Il a décidé, en coordination avec le député de la circonscription de La Colle-sur-Loup Lionel Luca, de le "suspendre de ses fonctions comme responsable UMP de sa commune".
De son côté, la fédération PS des Alpes-Maritimes a fait part dans un communiqué de son "indignation". "Sous couvert d'humour, ce type de messages racistes et diffamatoires pullulent sur internet et qu'un élu fasse circuler de telles ignominies est particulièrement choquant et inquiétant", a estimé le porte-parole du PS dans le département Xavier Garcia.http://lci.tf1.fr/politique/un-elu-municipal-mis-au-ban-de-l-ump-pour-avoir-raille-l-accent-maghrebin-6621889.html
Inquiétante escalade de la violence
La richesse de la vie culturelle et une tranquillité presque légendaire faisaient jusqu'à présent référence à Tournefeuille. Mais la paisible bourgade de l'ouest toulousain ne déroge pas à l'augmentation générale de la délinquance dans ce secteur géographique de plus en plus peuplé, aux portes de Toulouse. Cambriolages en hausse, fréquentes attaques de commerces à la voiture-bélier et depuis la nuit de lundi à mardi, coups de feu et course-poursuite entre bandes rivales assombrissent l'horizon des Tournefeuillais.
« Il était 23 h 05 lorsque nous avons entendu trois coups de feu tirés sur le portail d'une maison voisine », raconte encore sous le choc une résidente de la rue des Cévennes où se sont déroulés les faits. « Les tirs provenaient d'une voiture qui passait dans la rue, et tout de suite après, les occupants de la maison ont pris leur voiture et sont partis à la poursuite de leurs attaquants. On connaît bien les jeunes qui vivent près de chez nous et qui ont été victimes des coups de feu. On n'a jamais eu de problème avec eux. C'est la première fois aussi qu'il se passe des choses pareilles dans le quartier. Maintenant on a peur. On espère qu'ils ne vont pas revenir.
Si la surprise prévaut dans le quartier résidentiel où ont débuté les faits, rien n'étonne par contre les riverains de la rue des Saules où la course-poursuite a été stoppée par la police après la traversée de la ville. Si une dame n'a pas souhaité donner son sentiment sur les événements récents, un habitant ne cache plus sa colère. « C'est scandaleux ce qui se passe ici en toute impunité », déplore un riverain de la rue des Saules. « Il y a sans arrêt des problèmes, du bruit, des incidents… ».
http://www.ladepeche.fr/article/2011/08/04/1140235-inquietante-escalade-de-la-violence.html
Sentiment de peur
Dans le voisinage de la maison du quartier résidentiel, proche du centre ville, où ont débuté les coups de feu et la course-poursuite dans la nuit de lundi à mardi, l'inquiétude s'installe et parfois même la peur.« Il était 23 h 05 lorsque nous avons entendu trois coups de feu tirés sur le portail d'une maison voisine », raconte encore sous le choc une résidente de la rue des Cévennes où se sont déroulés les faits. « Les tirs provenaient d'une voiture qui passait dans la rue, et tout de suite après, les occupants de la maison ont pris leur voiture et sont partis à la poursuite de leurs attaquants. On connaît bien les jeunes qui vivent près de chez nous et qui ont été victimes des coups de feu. On n'a jamais eu de problème avec eux. C'est la première fois aussi qu'il se passe des choses pareilles dans le quartier. Maintenant on a peur. On espère qu'ils ne vont pas revenir.
Si la surprise prévaut dans le quartier résidentiel où ont débuté les faits, rien n'étonne par contre les riverains de la rue des Saules où la course-poursuite a été stoppée par la police après la traversée de la ville. Si une dame n'a pas souhaité donner son sentiment sur les événements récents, un habitant ne cache plus sa colère. « C'est scandaleux ce qui se passe ici en toute impunité », déplore un riverain de la rue des Saules. « Il y a sans arrêt des problèmes, du bruit, des incidents… ».
http://www.ladepeche.fr/article/2011/08/04/1140235-inquietante-escalade-de-la-violence.html
jeudi 4 août 2011
Domenech/FFF : un million d'euros et puis s'en va
Raymond Domenech devrait recevoir ce jeudi en guise de solde de tout compte un chèque de près d'un million d'euros de la part de la FFF. Le comité exécutif de la Fédération devrait ratifier l'accord financier conclu entre son président, Noël Le Graët, et l'ex-entraîneur des Bleus le 29 juillet ...
Ce jeudi le comité exécutif de la la Fédération française de football devrait enfin liquider l'épineux dossier Raymond Domenech après de longs mois d'âpres négociations. L'ancien entraîneur des Bleus, limogé par la FFF pour faute grave après le fiasco de la Coupe du monde 2010, devrait recevoir un chèque de 990.000 euros nets, le tiers des 2,9 millions d'euros qu'il réclamait initialement.
Cet accord s'inscrit dans le calendrier donné par le président de la FFF, Noël Le Graët, qui avait indiqué le 13 juillet qu'il espérait trouver "une solution définitive" début août avec Domenech pour éviter l'examen final de l'affaire, programmé le 13 janvier 2012 devant les Prud'hommes (juridiction statuant sur les conflits du travail) de Paris.
Un million pour éviter le grand déballage
Le Graët ne voulait pas que le dossier empoisonne la Fédération. "J'ai reçu Raymond Domenech. Si on peut trouver un accord, je préférerais que le dossier soit clos dans les jours qui viennent", avait-il expliqué alors. Comme il l'avait promis dès son élection à la présidence le 18 juin, Noël Le Graët remet donc rapidement de l'ordre dans les affaires de la Fédération pour éviter un grand déballage aux Prud'hommes. Une audience de conciliation en avril entre les deux parties avait déjà échoué. Le président de la FFF souhaite également donner l'image d'une fédération qui se saisit des dossiers immédiatement, sans céder entièrement aux exigences de la partie adverse.
Pour Domenech, il s'agit de tourner humainement la page Knysna - où les joueurs français avaient fait la grève de l'entraînement - sans toutefois tirer un trait entièrement sur le préjudice qu'il estime avoir subi en tant que salarié après 17 ans d'ancienneté.
L'ouverture d'une négociation directe Le Graët-Domenech a marqué une rupture avec l'ancien président de la FFF, Fernand Duchaussoy, qui s'y refusait. Le Graët et Domenech se connaissent bien. Le premier avait affiché son soutien au second après l'échec de l'Euro-2008. Ce qui ne voulait pas dire que le dirigeant, redoutable négociateur, allait faire des cadeaux à l'ancien sélectionneur.
Aurore Drossart : Jamais sans sa mère
On imaginait un tête-à-tête. Aurore Drossart est venue avec sa mère. C’est d’ailleurs celle-ci qui entre d’emblée dans le vif du sujet, armée d’un récapitulatif de leur épopée judiciaire de dix ans, ayant abouti à cette conclusion : Yves Montand n’est pas le père de sa fille. A ses côtés, Aurore, silhouette frêle et tonique, dévoile une épaule tatouée : une panthère, « guerrier solitaire et sauvage », et un Phénix, cet oiseau mythologique « qui renaît toujours de ses cendres ». C’est ainsi qu’aime se voir Aurore, 35 ans, dont « 29 en dépression ». Elle vivote de petits boulots. Des mois à 300 €, d’autres à 900 €, « toujours en dessous du SMIC ». Son « compagnon pendant treize ans » est décédé il y a trois ans. Aujourd’hui, elle habite « avec quelqu’un, chez quelqu'un », à Paris, et n’en dit pas plus. Elle ne possède rien. « J’ai commencé ma vie à 23 ans, avec une épée de Damoclès. La famille de Montand me réclamait les dépens du procès, 33.500 €, alors qu’ils ont volé ma vie, mon identité, ma part d’héritage. J’ai fait une croix sur ma vie professionnelle pour éviter qu’on saisisse mon salaire ou mon appartement. » Naguère cible des médias, elle accepte de s’exposer de nouveau, brûlant de clamer « sa » vérité. « Des choses inacceptables. A commencer par cette décision d’injustice. »
Comment pourrait-elle ne pas être dans le déni ? Elle pense être la fille de Montand « depuis toujours ». C’est sa mère qui le lui a dit, un jour où elle rentrait de l’école maternelle, un dessin de fête des pères sous le bras. Complices, fusionnelles, conflictuelles, mère et fille n’ont jamais coupé le cordon. Anne coupe la parole à Aurore, ponctue ses phrases d’un « bravo », d’un « voilà, c’est ça qu’il faut dire ». On ne sait laquelle protège l’autre. « Personne n’a vécu cela à notre place, tranche Aurore. Elle est ma seule famille. J’ai été élevée dans le culte, enfin, dans l’amour de ma mère, se reprend-elle. Certainement pas dans le culte de Montand ! » Aurore dit détenir « deux preuves » de sa filiation. La première, une rencontre avec Signoret, dans un café. « Ce fut la seule du clan à avoir été bienveillante avec moi. » Sa mère lui racontera la teneur de leur conversation. « Si j’avais dû adopter tous les enfants de Montand, on serait une famille nombreuse ! » aurait glissé Simone. La seconde, une rencontre avec lui. Aurore a 6 ans. Ce jour-là, alors qu’Anne lui téléphone une énième fois, il aurait demandé à parler à « sa fille », puis à la voir. Place Dauphine, Aurore l’aperçoit « dans la cour, qui parle avec deux ou trois types. Soudain, il se tait, me regarde droit dans les yeux. Ses compagnons lui demandent ce qui se passe. Il reprend ses esprits et dit : « Ce n’est rien. Une fan, une de plus ! Ce rien m’a valu de penser à mourir pour la première fois. »
Aujourd’hui, mère et fille accusent en chœur cette justice « manipulée », cette « fraternité » liant « les puissants », qui seraient responsables de ce revirement. « Ils ont fait de moi une révolutionnaire. Je suis une fille du peuple, mais je ne suis pas leurrée par les mensonges des industriels, de la justice et des politiques », s’emballe Aurore. Son monde est peuplé de références à l’ésotérisme et à la spiritualité : bouddhisme, croyances celtes, philosophie grecque… Soit dix ans de quête de sens, comme un remède à l’inassouvie quête de père. Elle vit au jour le jour, dessine, se rend à des fêtes médiévales. Elle se sent investie d’une mission : « Je me bats pour la liberté, les droits de l’homme, l’environnement. J’éveille les consciences sur mon blog et ma page Facebook. Vous voyez, je suis une fille de mon temps ! » Question d’orthographe.
Analyses génétiques
Nous y voilà. Juin 1998 : la cour d’appel de Paris conclut à la « non-paternité » d’Yves Montand, mort en 1991. A l’époque, la décision d’exhumer le cadavre de l’acteur pour effectuer une analyse ADN soulève une foule de protestations. Politiques, religieux, médias… Tout le monde s’en mêle. La mère se souvient d’une « benne à ordures d’injures déversée. Nous n’avons jamais exigé de déterrer Montand. La justice l’a ordonné. Sa famille pouvait s’y opposer, elle ne l’a pas fait. » Treize ans après, mère et fille n’en démordent pas : quoi qu’en dise l’ADN, Montand serait bien le père. Comment ? « La génétique est fiable à 99,99 %, certes, mais les hommes qui sont derrière ? », assène Aurore. Elles ne remettent pas en cause les analyses des généticiens, mais les prélèvements sur lesquelles elles se basent. « Un corps qui n’a pas été identifié, sans dossier médical. Des échantillons prélevés par un légiste sans bonnet, ni masque, qui a pu les contaminer… », énumère Aurore, présente ce jour-là à l’Institut médico-légal de Paris.Comment pourrait-elle ne pas être dans le déni ? Elle pense être la fille de Montand « depuis toujours ». C’est sa mère qui le lui a dit, un jour où elle rentrait de l’école maternelle, un dessin de fête des pères sous le bras. Complices, fusionnelles, conflictuelles, mère et fille n’ont jamais coupé le cordon. Anne coupe la parole à Aurore, ponctue ses phrases d’un « bravo », d’un « voilà, c’est ça qu’il faut dire ». On ne sait laquelle protège l’autre. « Personne n’a vécu cela à notre place, tranche Aurore. Elle est ma seule famille. J’ai été élevée dans le culte, enfin, dans l’amour de ma mère, se reprend-elle. Certainement pas dans le culte de Montand ! » Aurore dit détenir « deux preuves » de sa filiation. La première, une rencontre avec Signoret, dans un café. « Ce fut la seule du clan à avoir été bienveillante avec moi. » Sa mère lui racontera la teneur de leur conversation. « Si j’avais dû adopter tous les enfants de Montand, on serait une famille nombreuse ! » aurait glissé Simone. La seconde, une rencontre avec lui. Aurore a 6 ans. Ce jour-là, alors qu’Anne lui téléphone une énième fois, il aurait demandé à parler à « sa fille », puis à la voir. Place Dauphine, Aurore l’aperçoit « dans la cour, qui parle avec deux ou trois types. Soudain, il se tait, me regarde droit dans les yeux. Ses compagnons lui demandent ce qui se passe. Il reprend ses esprits et dit : « Ce n’est rien. Une fan, une de plus ! Ce rien m’a valu de penser à mourir pour la première fois. »
Quête spirituelle
Longtemps, Aurore a cru être « une horreur, une erreur ». Elle vivra comme un ultime affront cette couverture de Paris-Match : « Montand, papa pour la première fois ! » publiée à la naissance de Valentin, son fils avec Carole Amiel. Aurore, 14 ans, dit avoir supplié sa mère de « faire quelque chose ». Début du marathon judiciaire. Anne apparaît comme la manipulatrice, ayant fait germer dans la tête de sa fille ce rêve d’un destin hors du commun. « Je n’ai jamais cherché les sous ou le scandale », se défend celle-ci. « Notre histoire a duré deux ans. J’avais 22 ans, un début de carrière d’actrice, j’étais belle. Aurore a été conçue à l’hôtel Concorde Lafayette, où il préparait Le Sauvage. Il m’a jetée le jour où je lui ai appris que j’étais enceinte. » Le tribunal de Paris lui donne raison le 6 septembre 1994 : Aurore est reconnue fille d’Yves Montand. « Le jour le plus heureux de ma vie. Enfin, j’ai une identité ! » raconte l’intéressée. Bonheur fugace : Carole Amiel, dernière compagne, et Catherine Allégret, fille adoptive du comédien, relancent la procédure. Quatre ans plus tard, l’affaire sera close.Aujourd’hui, mère et fille accusent en chœur cette justice « manipulée », cette « fraternité » liant « les puissants », qui seraient responsables de ce revirement. « Ils ont fait de moi une révolutionnaire. Je suis une fille du peuple, mais je ne suis pas leurrée par les mensonges des industriels, de la justice et des politiques », s’emballe Aurore. Son monde est peuplé de références à l’ésotérisme et à la spiritualité : bouddhisme, croyances celtes, philosophie grecque… Soit dix ans de quête de sens, comme un remède à l’inassouvie quête de père. Elle vit au jour le jour, dessine, se rend à des fêtes médiévales. Elle se sent investie d’une mission : « Je me bats pour la liberté, les droits de l’homme, l’environnement. J’éveille les consciences sur mon blog et ma page Facebook. Vous voyez, je suis une fille de mon temps ! » Question d’orthographe.
Repères
6 octobre 1975 Naissance d’Aurore Drossart.
1989 Anne Drossart, sa mère, engage une action contre Yves Montand.
Avril 1990 Le tribunal de Paris demande une analyse sanguine, l’acteur refuse.
9 novembre 1991 Décès d’Yves Montand à l’âge de 70 ans.
6 septembre 1994 Le tribunal reconnaît officiellement que Montand est bien le père d’Aurore. Quelques semaines plus tard, Catherine Allégret, fille adoptive de l’acteur, et Carole Amiel, sa dernière épouse, font appel.
11 mars 1998 Exhumation du corps d’Yves Montand au cimetière du Père Lachaise pour analyse génétique.
12 juin 1998 Les experts concluent qu’il n’est pas le père d’Aurore.
1999 Pourvoi en Cassation.
2001 Rejet du pourvoi en Cassation
1989 Anne Drossart, sa mère, engage une action contre Yves Montand.
Avril 1990 Le tribunal de Paris demande une analyse sanguine, l’acteur refuse.
9 novembre 1991 Décès d’Yves Montand à l’âge de 70 ans.
6 septembre 1994 Le tribunal reconnaît officiellement que Montand est bien le père d’Aurore. Quelques semaines plus tard, Catherine Allégret, fille adoptive de l’acteur, et Carole Amiel, sa dernière épouse, font appel.
11 mars 1998 Exhumation du corps d’Yves Montand au cimetière du Père Lachaise pour analyse génétique.
12 juin 1998 Les experts concluent qu’il n’est pas le père d’Aurore.
1999 Pourvoi en Cassation.
2001 Rejet du pourvoi en Cassation
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