mardi 16 avril 2013

Double braquage dans le Béarn : le scénario s'éclaire

Les deux complices qui ont attaqué successivement un tabac-presse de Billère puis une boulangerie de Lescar, samedi matin, ont été mis en examen hier soir pour tentatives de vol avec arme puis placés en détention. Le premier, un mineur de 17 ans, à Pau. Le second, un jeune majeur de 18 ans et demi, à Tarbes.
Leur complice, qui les avait rejoints pour le second braquage, a lui été mis en examen pour recel de malfaiteur, et placé en détention à Pau. Il avait été appelé par les deux braqueurs pour qu’il les conduise vers la boulangerie.

Hier soir, par trois fois, le parquet a requis le placement en détention des trois hommes devant le juge de la liberté et des détentions, arguant de « troubles majeurs à l’ordre public ». L’éloignement géographique des protagonistes est signe d’une volonté qu’ils n’entrent pas en contact.
« Je ne voulais pas le faire »
Au fil de la journée, on en apprenait un peu plus sur le scénario précis de la double attaque.
Les deux braqueurs ont apparemment fomenté leur coup une semaine plus tôt. Même si l’un d’eux a précisé devant le JLD que c’était l’autre « qui m’a parlé de ça. Moi, je ne suis pas un criminel, je ne voulais pas le faire », a-t-il précisé.
Samedi matin, ils partent à pied en direction du bureau de tabac du Château, à Billère. Là, ils menacent le tenancier avec, pour l’un un pistolet à billes vide, pour l’autre un pistolet 9 mm tout aussi vide.
L’un des deux assène deux coups de crosse au patron qui tombe à terre et reçoit un coup de pied de la part du second. Le propriétaire du tabac parvient néanmoins à saisir une bombe lacrymogène et asperge les braqueurs qui s’enfuient en courant.
Les deux braqueurs décident d’appeler le troisième copain pour qu’il amène une bouteille d’eau et soulage l’un des deux dont les yeux souffrent mille pleurs.
Une fois arrivé en voiture, le troisième complice se voit proposer de commettre un deuxième braquage, « parce qu’il ne faut pas rester sur un échec ». Et voilà l’équipée partie vers la boulangerie où les deux braqueurs menaceront une vendeuse, une cliente et ses enfants, ainsi que le patron. Lequel les fera déguerpir dans la rue où le troisième attendra dans la voiture.
Connus de la police
Les trois garçons, qui ont terminé leurs études, étaient connus des services de police. Les deux braqueurs, notamment, pour un cas de dégradations commises ensemble en octobre 2012.
« Ce sont des bras cassés, des pieds nickelés » a plaidé l’avocate du braqueur majeur pour réclamer son maintien en liberté. Aucun n’avait de casier judiciaire.

http://www.sudouest.fr/2013/04/16/braquages-les-trois-complices-ecroues-1026344-4043.php

Aucun commentaire: