vendredi 11 janvier 2013

Uniqlo, ce géant Japonais qui n'en finit pas de monter

Le groupe d'habillement japonais Fast Retailing, propriétaire de la marque Uniqlo, annonce une nouvelle très forte progression de ses résultats grâce à une popularité mondiale.
Il va falloir s'y habituer. Le groupe d'habillement japonais Fast Retailing (propriétaire de la marque Uniqlo) a fait état jeudi d'une nouvelle très forte progression de ses résultats au terme des trois premiers mois de son exercice budgétaire, grâce à sa popularité au Japon et à son expansion mondiale effrénée. "Uniqlo au Japon, Uniqlo à l'étranger et l'ensemble des autres marques du groupe ont toutes grandement prospéré", s'est réjoui le groupe du milliardaire Tadashi Yanai.

Entre le 1er septembre et le 31 novembre 2012, Fast Retailing a encaissé un bénéfice net de 38,47 milliards de yens (366 millions d'euros), en hausse de 23,5% sur un an. Cela dépasse les attentes initiales du groupe qui, du coup, a légèrement élevé ses prévisions annuelles. Au Japon, les ventes des quelque 851 boutiques Uniqlo (dont 19 en franchise et 161 de très grande taille) ont gagné 7,7% sur un an, grâce à une stratégie très efficace de ventes promotionnelles sur des périodes de temps limitées.
Ces habits qui font chaud aux ventes
Uniqlo rencontre notamment un énorme succès avec ses vêtements hivernaux "Heat-tech" conçus en fibres qui préservent la chaleur humaine. A l'étranger, les ventes trimestrielles ont carrément bondi de plus de 50%, essentiellement grâce à l'ouverture à tout-va de magasins en Chine, en Corée du Sud et dans le reste de l'Asie, conformément à la stratégie tracée par M. Yanai qui peste souvent contre le manque d'allant des entreprises nippones à l'extérieur.

Fin novembre, Uniqlo comptait 347 magasins hors du Japon, soit une cinquantaine de plus que trois mois plus tôt et 124 de plus qu'un an auparavant. Les ventes d'Uniqlo à l'étranger n'ont toutefois encore représenté que 20% du chiffre d'affaires trimestriel du groupe, une proportion qui est désormais
censée grimper en flèche grâce à l'augmentation rapide du nombre de boutiques.

Tadashi Yanai estime que les recettes du groupe à l'étranger dépasseront en 2015-2016 celles réalisées au Japon. Les différends diplomatiques entre la Chine et le Japon dont ont souffert nombre d'entreprises nippones depuis septembre n'ont pas l'air de trop tracasser un patron qui reste confiant dans la capacité d'ouvrir des dizaines de magasins chaque année dans l'Empire du milieu.

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