Ça chauffe pour la Grèce. Un responsable de Standard & Poor's a déclaré lundi à la chaîne Bloomberg qu'Athènes serait bientôt en situation de défaut. "Je ne peux pas dire si une solution sera trouvée à l'issue des négociations houleuses actuellement en cours", a déclaré Moritz Kraemer, responsable de S&P pour les notes souveraines en Europe, Afrique et Moyen orient, en faisant référence aux discussions engagées par Athènes et ses créanciers en vue d'une contribution du secteur privé.
Les discussions entre la Grèce et ses banques butent sur des divergences de vues sur le coupon que servirait le pays sur de nouvelles obligations, a déclaré de son côté le directeur général de l'Institut de la finance internationale (Ifi), qui représente les créanciers privés d'Athènes. "Ils sont au bord du précipice et un défaut désordonné aurait des répercussions sur d'autres pays mais les dirigeants politiques feront tout éviter cela. (...) La partie n'est pas finie", a commenté Moritz Kraemer.
Les discussions doivent reprendre mercredi, mais dans l'intervalle la Grèce a dépêché lundi des délégués à Washington pour des consultations auprès du Fonds monétaire international (FMI), la veille de l'arrivée à Athènes d'une équipe d'experts de la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne, FMI).
Athènes s'est employé à minimiser les problèmes. Le Premier ministre grec Lucas Papademos a préféré parler d'une "petite pause" dans les discussions avec les banques, ajoutant sur la chaîne de télévision CNBC : "Mais je suis persuadé qu'elles se poursuivront et que nous parviendrons en temps opportun à un accord acceptable pour tous." Il a précisé que les discussions portant à la fois sur un échange de dette et sur le dernier plan de renflouement devaient être bouclées dans les deux ou trois semaines à venir. "C'est le but et je pense que les conditions sont là pour aboutir", a-t-il déclaré.
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