Elle était très attendue, la voici. Free a dévoilé mardi matin son offre de téléphonie mobile : un forfait unique fixé à 19,99 euros, commercialisé dès ce mardi. Selon l'opérateur, c'est le forfait le moins cher du marché.
Free a également proposé une offre dite "sociale", en référence au système mis en place par le gouvernement, mais qui sera accessible à toute personne sans condition de ressources. Pour 2 euros par mois, ce forfait donne accès à 60 minutes de communication et à 60 SMS par mois.
Pour tous les abonnés à sa FreeBox - télévision, téléphonie fixe et internet - l'opérateur a également prévu des avantages: le forfait unique sera commercialisé à 15,99 euros au lieu de 19,99, et le forfait "social" sera gratuit.
"On divise de deux à quatorze fois les forfaits existants. Le 10 janvier c'est votre libération, la fin du carcan dans lequel vous avez été enfermés ces quinze dernières années", s'est vanté Xavier Niel, en référence à sa promesse de diviser par deux la facture mobile des Français. Ces offres sont commercialisées dès ce mardi, mais sont réservées aux trois premiers millions d'abonnés, a averti M. Niel. "On vous presse comme des citrons, c'est nous les pigeons et on en a ras-le-bol de se faire arnaquer avec les prix les plus élevés d'Europe", a martelé le PDG d'Iliad, qui qualifie ses offres d'"idéales".
Les tarifs ont déjà baissé
Les tarifs de la téléphonie mobile ont cependant déjà fortement baissé avant même l'arrivée de Free. Orange, Bouygues Telecom et SFR l'ont même anticipé en lançant ces derniers mois des offres non seulement moins chères mais répondant mieux à la segmentation du marché. Les autres opérateurs de téléphonie mobile attendent cependant de pied ferme ce nouveau concurrent.
Le PDG d'Orange, Stéphane Richard, a ainsi assuré la semaine dernière dans la presse que son groupe avait "tout un arsenal de ripostes commerciales prêtes pour répondre très rapidement aux offensives" de Free. Il s'est également dit prêt à jouer sur les prix de ses offres si nécessaire.
Mais l'entreprise de Xavier Niel arrive sur un marché mature, où la concurrence est déjà vive. De plus, les coûts d'infrastructure ne sont pas négligeables: "de l'ordre d'un milliard d'euros", selon un expert du secteur. A titre de comparaison, Free avait débarqué dans l'internet à ses débuts, alors qu'il s'agissait "d'un marché jeune où il y avait de la place pour l'innovation", relève un autre analyste.
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