Il est avéré que le dossier Bettencourt transmis au tribunal de grande instance de Bordeaux fin 2010 comporte un volet concernant un possible financement illicite de partis. L'ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout, avait affirmé à la police lorsque le dossier était encore à Nanterre, puis réaffirmé le 14 septembre au juge bordelais Jean-Michel Gentil, avoir remis 50.000 euros en espèces à l'ancien homme de confiance de l'héritière de l'Oréal Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, qui lui avait laissé entendre qu'il les remettrait le lendemain à l'ancien ministre et ancien trésorier de l'UMP, Eric Woerth, pour la campagne de Nicolas Sarkozy.
L'avocat d'Eric Woerth n'est pas inquiet
Le 20 septembre, le juge avait entendu pendant deux heures sa collègue juge d'instruction à Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, qui avait fait sensation dans un livre publié fin août, "Sarko m'a tuer", en affirmant connaître deux personnes qui auraient vu Nicolas Sarkozy en personne toucher de l'argent liquide pour sa campagne au domicile des Bettencourt. Mais ces affirmations n'ont pas été confirmées. Interrogé mardi soir par l'AFP, l'avocat parisien d'Eric Woerth, Me Jean-Yves Le Borgne, a indiqué ne pas être au courant de la demande évoquée par Sud Ouest. "Mais ça ne me surprend pas, et me bouleverse encore moins", a dit l'avocat. "Quand on aura analysé ces comptes, on s'apercevra qu'il n'y a sans doute pas grand-chose à chercher", et "c'est bien qu'on le fasse", a-t-il assuré. "Nous voyons cette investigation avec une complète sérénité", a conclu Jean-Yves Le Borgne.
L'instruction du dossier Bettencourt a connu une brutale accélération en décembre avec les premières mises en examen, près d'un an jour pour jour après la saisine des juges d'instruction, dans le volet concernant les possibles abus de faiblesse commis aux dépens de Liliane Bettencourt, âgée de 89 ans, depuis septembre 2006 par son entourage. Le photographe François-Marie Banier, destinataire au fil du temps de la part de Mme Bettencourt de près d'un milliard d'euros en dons divers ou bénéfice d'assurance-vie, dont une partie depuis fin 2006, a été mis en examen le 14 décembre pour abus de faiblesse, abus de confiance et escroquerie aggravés par état de vulnérabilité et blanchiment, et son compagnon Martin d'Orgeval pour abus de faiblesse, blanchiment et recel. Le lendemain, Patrice de Maistre a été mis en examen pour abus de faiblesse, complicité d'abus de confiance et escroquerie aggravés par état de vulnérabilité, et pour blanchiment. François-Marie Banier a payé 10 millions d'euros de caution pour pouvoir demeurer libre après sa mise en examen, et Patrice de Maistre 2 millions d'euros.
Le 20 septembre, le juge avait entendu pendant deux heures sa collègue juge d'instruction à Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, qui avait fait sensation dans un livre publié fin août, "Sarko m'a tuer", en affirmant connaître deux personnes qui auraient vu Nicolas Sarkozy en personne toucher de l'argent liquide pour sa campagne au domicile des Bettencourt. Mais ces affirmations n'ont pas été confirmées. Interrogé mardi soir par l'AFP, l'avocat parisien d'Eric Woerth, Me Jean-Yves Le Borgne, a indiqué ne pas être au courant de la demande évoquée par Sud Ouest. "Mais ça ne me surprend pas, et me bouleverse encore moins", a dit l'avocat. "Quand on aura analysé ces comptes, on s'apercevra qu'il n'y a sans doute pas grand-chose à chercher", et "c'est bien qu'on le fasse", a-t-il assuré. "Nous voyons cette investigation avec une complète sérénité", a conclu Jean-Yves Le Borgne.
L'instruction du dossier Bettencourt a connu une brutale accélération en décembre avec les premières mises en examen, près d'un an jour pour jour après la saisine des juges d'instruction, dans le volet concernant les possibles abus de faiblesse commis aux dépens de Liliane Bettencourt, âgée de 89 ans, depuis septembre 2006 par son entourage. Le photographe François-Marie Banier, destinataire au fil du temps de la part de Mme Bettencourt de près d'un milliard d'euros en dons divers ou bénéfice d'assurance-vie, dont une partie depuis fin 2006, a été mis en examen le 14 décembre pour abus de faiblesse, abus de confiance et escroquerie aggravés par état de vulnérabilité et blanchiment, et son compagnon Martin d'Orgeval pour abus de faiblesse, blanchiment et recel. Le lendemain, Patrice de Maistre a été mis en examen pour abus de faiblesse, complicité d'abus de confiance et escroquerie aggravés par état de vulnérabilité, et pour blanchiment. François-Marie Banier a payé 10 millions d'euros de caution pour pouvoir demeurer libre après sa mise en examen, et Patrice de Maistre 2 millions d'euros.
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