"Il faut être capable de ne pas penser comme dans les années 1970", "c'est un problème de volonté et de courage politique", a dit de son côté Cécile Duflot lors d'une conférence de presse au côté d'élus Verts européens venus d'Italie, d'Allemagne, de Belgique et de Suisse. La patronne des écolos français a réitéré sa "volonté d'obtenir un accord" programmatique et électoral avec le PS. Mais elle n'a pas caché qu'elle n'avait "aucune certitude sur l'issue" des discussions, qui se sont tendues cette semaine, après les affirmations de François Hollande sur sa volonté de "préserver un EPR" si "toutes les règles de sécurité" sont respectées.
"Il n'y aucun ultimatum, il y a une volonté de notre part très claire de dialogue et de rassemblement entre la gauche et les écologistes", a néanmoins tempéré samedi soir sur France 2 la patronne d'EELV (voir la vidéo). "En revanche on ne peut pas, quand on passe un accord, renier ses propres convictions. Je suis sûre que FrançoisHollande, qui est un homme d'ouverture et de rassemblement, sait cela", a-t-elle ajouté. "Nous sommes prêts à un compromis".
Pessimisme et perplexité chez les négociateurs EELV A leurs côtés, Rebecca Harms, coprésidente des Verts au Parlement européen, a dit ne pas "comprendre pourquoi les socialistes français défendent ce réacteur", rappelant que la sortie du nucléaire a permis "380.000 nouveaux emplois" dans les énergies renouvelables en Allemagne. Le belge Philippe Lamberts a aussi estimé que "l'argent mis dans cette filière sans avenir" représente en outre "des ressources qui ne seront pas utilisées pour permettre de positionner l'Europe comme leader des industries du XXIe siècle".
Côté négociations avec le PS, Denis Baupin, en charge des questions programmatiques à EELV, semblait perplexe : "on n'arrive pas à savoir si François Hollande est prêt ou pas à bouger et donner un signal suffisant pour trouver un point d'accord" sur le nucléaire. Des échanges de textes se font actuellement entre les deux camps, a dit ce négociateur. En marge du congrès européen, Yves Cochet compte lui sur "la peur de l'isolement" que pourrait ressentir François Hollande qui se veut rassembleur mais qui jusqu'ici "ne rassemble que le Parti radical de gauche". "Après six mois de négociations, ne pas aboutir à un accord, ça va lui revenir dans la figure, et affaiblir la dynamique pour battre Nicolas Sarkozy", a relevé un cadre, pessimiste sur l'issue d'un accord. "Je vois pas comment on peut réussir", glissait un autre responsable.
Côté négociations avec le PS, Denis Baupin, en charge des questions programmatiques à EELV, semblait perplexe : "on n'arrive pas à savoir si François Hollande est prêt ou pas à bouger et donner un signal suffisant pour trouver un point d'accord" sur le nucléaire. Des échanges de textes se font actuellement entre les deux camps, a dit ce négociateur. En marge du congrès européen, Yves Cochet compte lui sur "la peur de l'isolement" que pourrait ressentir François Hollande qui se veut rassembleur mais qui jusqu'ici "ne rassemble que le Parti radical de gauche". "Après six mois de négociations, ne pas aboutir à un accord, ça va lui revenir dans la figure, et affaiblir la dynamique pour battre Nicolas Sarkozy", a relevé un cadre, pessimiste sur l'issue d'un accord. "Je vois pas comment on peut réussir", glissait un autre responsable.
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