Elle a beau être à l'étranger, elle n'a pu faire l'impasse sur le sujet. "Tous les pays de l'Union européenne doivent apporter leur contribution au combat contre la crise de la dette", a tancé la chancelière allemande au lendemain du rejet par la Slovaquie du renforcement du fonds de secours financier de la zone euro. Malgré cet impair, le renforcement sera bien ratifié d'ici la fin du mois d'octobre, a-t-elle assuré.
"L'euro est et sera toujours une monnaie forte", a aussi insisté Angela Merkel."Etant donné le problème de la dette publique de certains pays de l'Union européenne, je ne veux pas que l'UE devienne une Union de la dette, mais plutôt une Union forte", a-t-elle ajouté. Réunis dimanche à Berlin, la chancelière et le président français Nicolas Sarkozy avaient promis "des réponses durables, globales et rapides avant la fin du mois", sans toutefois en définir les contours.
Course slovaque
Pendant ce temps, c'est la course en Slovaquie. Les dirigeants des partis membres du gouvernement slovaque démissionnaire vont rencontrer dans la journée ceux du principal parti d'opposition, le Smer, afin de négocier leur soutien au projet de renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF), a annoncé mercredi un porte-parole du parti majoritaire.
Le texte prévoyant la réforme du FESF a été rejeté mardi soir par les parlementaires slovaques, et le gouvernement a aussitôt présenté sa démission. Le porte-parole a indiqué qu'un nouveau vote pourrait avoir lieu dès jeudi si un accord était conclu avec l'opposition. Une rencontre cruciale doit avoir lieu mercredi entre les dirigeants des partis membres du gouvernement slovaque démissionnaire et ceux de l'opposition. Objectif : négocier un second vote et leur soutien au projet de renforcement du Fonds européen de stabilité financière.
"Gros travail"
La France souhaite un deuxième vote, a de son coté déclaré mercredi le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. Le rejet du texte lors du premier vote "n'est pas une bonne nouvelle, mais je fais confiance aux autorités de Slovaquie" pour organiser un deuxième vote, a-t-il dit sur France Info. "Nous souhaitons ardemment que ce vote soit positif parce qu'il faut mettre en place l'ensemble des mesures décidées en juillet, qui sont absolument fondamentales pour le sauvetage de la Grèce et pour le renforcement de la zone euro", a précisé Alain Juppé.
Le ministre a aussi estimé qu'il y avait un "gros travail à faire pour améliorer la prise de décision et l'accélérer surtout" au sein de l'Union européenne. "Car c'est cela notre problème aujourd'hui, cela prend trop de temps alors que les marchés décident minute par minute", a-t-il dit.
Le ministre a aussi estimé qu'il y avait un "gros travail à faire pour améliorer la prise de décision et l'accélérer surtout" au sein de l'Union européenne. "Car c'est cela notre problème aujourd'hui, cela prend trop de temps alors que les marchés décident minute par minute", a-t-il dit.
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