Les Japonais se recueillaient dimanche dans la vaste région du Tohoku (nord-est), ravagée il y a six mois jour pour jour par le séisme et le tsunami du 11 mars qui ont fait quelque 20.000 morts et disparus. Dès l'aube des silhouettes priaient à Minamisanriku, l'une des agglomérations côtières les plus meurtries par ce désastre dont tous les Japonais se souviennent avec effroi un semestre après. Dans toutes les villes et bourgades du Tohoku frappées par cette catastrophe naturelle, doublée du pire accident nucléaire en 25 ans à Fukushima, des cérémonies de recueillement avaient lieu depuis la veille. A Minamisanriku, rasée par la vague gigantesque de plus de 15 mètres qui a recouvert et emporté le flanc côtier de la cité, à l'exception de quelques bâtiments de plus de trois ou quatre étages, restent des monceaux incommensurables de débris. La ville est désormais un terrain vague où errent des rescapés endeuillés venus en ce dimanche de commémoration rendre hommage à l'un des leurs. A Sendai, Ishinomaki, Rikuzen Takata, Minamisoma ou encore Iwaki, cités durement éprouvées par le drame, une minute de silence devait être observée à 14H46, heure précise où les violentes secousses telluriques de magnitude 9 ont agité le fond de l'océan Pacifique, faisant trembler fortement toute la partie Est du Japon (Tokyo compris) et générant un énorme raz-de-marée sur les côtes du Tohoku. La centrale Fukushima Daiichi, située en bord de mer comme tous les sites nucléaires japonais, fut en partie noyée par les flots et subit dans les jours suivants une série infernale d'avaries, ajoutant la menace de la pollution radioactive à la douleur de la disparition d'un proche ou à la perte de tous ses biens.
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