jeudi 8 septembre 2011

Meurtre de Marie-Jeanne : les parents dénoncent leur "mise à l'écart" et la pression des médias

Ils ont le sentiment d'être tenus à l'écart. Depuis la fin de semaine dernière, les révélations s'enchaînent par voie de presse sur le principal témoin dans l'enquête sur la mort de leur fille, retrouvée calcinée en juin en Ardèche après être partie faire un jogging. Mais à eux, on ne leur dit rien. "Nous avons le sentiment d'être mis à l'écart par la justice, assène Jean-Philippe Meyer au micro de France Bleu Drôme Ardèche. "Tout ce que nous avons appris sur le dossier de la mort de Maire-Jeanne est venu par la presse et la télévision (...) Cela a "cassé le lien de confiance que nous avions établi avec la cellule d'enquête. Nous doutons que le tueur présumé de notre fille est agi tout seul. Ce témoin à charge est peut-être l'arbre qui cache la forêt". Quant à la mère de Marie-Jeanne, Jocelyne, elle reconnaît souffrir de la pression médiatique, et demande que la presse laisse leur famille "en paix".
L'avocat des parents de Marie-Jeanne Meyer a, quant à lui, déploré mercredi les révélations sur l'identité d'un témoin clé du meurtre, activement recherché, craignant qu'elles n'entravent la poursuite de l'enquête. Dans un communiqué, Me Charles Fontaine a mis en garde les médias contre "les conséquences déplorables" que pourraient avoir ces divulgations "sur un présumé 'coupable' ou 'témoin' qui, se sentant traqué, pourrait soit commettre des actes d'une grande dangerosité, soit mettre fin à ses jours".

Arrêté puis relâché
Selon une source proche du dossier confirmant des informations de M6, un "témoin important" du meurtre de la lycéenne, aurait été arrêté dans la Drôme le jour même de la découverte du corps, après avoir agressé la gérante d'un salon de coiffure. Il avait été relâché à l'issue de sa garde à vue dans l'attente d'une convocation devant la justice. La coiffeuse de Saint-Rambert d'Albon, agressée le 21 juin, a décrit son agresseur comme un jeune homme "aux yeux en amande et aux cheveux longs, attachés". "Ca me paraissait quelqu'un de drogué", a ajouté Edith Magnat, qui a "écrit à la préfecture, à la gendarmerie et au procureur" de Valence pour protester contre la remise en liberté du jeune homme, convoqué le 18 octobre devant le tribunal correctionnel. Si les enquêteurs "envisageaient de le cueillir par surprise le jour de sa convocation au tribunal, c'est terminé", a regretté une source judiciaire.

Un ancien hôtelier a affirmé de son côté que le jeune marginal avait détruit en 2007 une chambre de son établissement. Selon Le Dauphiné Libéré, le jeune homme aurait également jeté à terre et frappé une de ses voisines handicapées, en 2009 à Tournon-sur-Rhône.
http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/meurtre-de-marie-jeanne-les-parents-denoncent-leur-mise-a-l-ecart-6681164.html

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