lundi 15 août 2011

Présidentielle américaine: l'ultra-conservateur texan Rick Perry en lice

Il veut envoyer "une lettre de licenciement" aux occupants actuels de la Maison Blanche. Le message est abrupt mais clair. L'ultra-conservateur Rick Perry, gouverneur du Texas, a annoncé samedi sur son site internet son entrée dans la course pour la présidentielle américaine de 2012 et en a profité pour éreinter le président Barack Obama, responsable à ses yeux d'une "catastrophe économique".
Au cours d'un discours à Charleston (Caroline du Sud) devant des centaines de partisans, le nouveau prétendant à l'investiture républicaine a sorti l'artillerie lourde : "Il est temps que l'Amérique fonctionne à nouveau, et c'est pourquoi, avec le soutien de ma famille et une foi inébranlable dans les vertus de l'Amérique, je déclare aujourd'hui devant vous que je suis candidat à la présidence des Etats-Unis". "Nous ne pouvons pas endurer quatre ans supplémentaires de direction sans gouvernail", a-t-il dit. "Nous ne pouvons pas, et ne devons pas endurer quatre ans de plus de hausse du chômage, de hausse des impôts, de hausse de la dette, de hausse de notre dépendance énergétique envers des pays qui nous veulent du mal", a-t-il martelé devant ses partisans, une heure après avoir déjà annoncé sa candidature sur son site.

Ancien pilote de l'armée de l'air
Connu pour ses opinions conservatrices en matières sociale et religieuse, Rick Perry fait souvent référence aux résultats qu'il a obtenus dans la création d'emplois au Texas. Dans son message sur son site internet, cet ancien pilote de l'armée de l'Air de 61 ans, s'en prend également à "la pagaille incohérente qui passe pour être notre politique étrangère" et promet à ses électeurs:
"je travaillerai tous les jours pour que Washington ait aussi peu d'incidence sur vos vie que possible".
Rick Perry, qui a succédé à
George W. Bush à la tête du Texas en 2000, détient le record de longévité d'un gouverneur dans cet Etat du sud des Etats-Unis. Les observateurs estiment qu'il dispose de la notoriété mais également d'un réseau de financement suffisant pour réussir son entrée dans la course à l'investiture bien qu'il se soit déclaré plusieurs mois après ses rivaux.

Quoiqu'il en soit, l'annonce de sa candidature coïncide avec l'organisation samedi dans l'Iowa (nord) d'un vote-test entre certains de ses rivaux républicains, un scrutin a priori sans grand enjeu mais que certains d'entre eux, comme la représentante Michele Bachmann et l'ancien gouverneur du Minnesota (nord) Tim Pawlenty, comptent utiliser comme un tremplin. Sa présence dans la course pourrait en tout cas profondément rebattre les cartes entre les adversaires de Barack Obama, et menacer Mitt Romney, jusqu'ici le favori des sondages côté républicain.

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