Cet attentat suicide survient deux jours après l'annonce par Nicolas Sarkozy, lors d'une visite-surprise en Afghanistan, du retrait d'un quart des soldats français actuellement présents dans ce pays - soit un millier d'hommes - d'ici la fin 2012. Il avait indiqué que les effectifs restants seraient concentrés en Kapisa en attendant le départ de toutes les unités combattantes françaises d'Afghanistan d'ici fin 2014. Il avait cependant précisé que ce retrait progressif, calqué sur celui des forces américaines, était "lié à l'évolution de la situation sur le terrain" et ferait l'objet d'une concertation avec les autorités afghanes et les alliés de la France. "Il faut savoir finir une guerre", avait-il fait valoir.
Nouvel attentat suicide, l'Isaf accusée de bavure
Signe, également, de l'instabilité persistante dans ce pays, toujours au cours de la matinée de jeudi, un attentat suicide contre une cérémonie à la mémoire du frère assassiné du président afghan, à laquelle assistaient plusieurs ministres, a fait trois morts et 15 blessés à Kandahar, dans le sud afghan. Selon un député présent sur les lieux, assistaient notamment à la cérémonie les ministres de la Défense Abdul Rahim Wardak, de la Justice Habibullah Ghaleb et des Travaux publics, Abdul Qudus Hamidi, ainsi que plusieurs vice-ministres et une quinzaine de parlementaires.
Signe, aussi, des difficultés que rencontrent les soldats de l'Isaf sur le terrain afghan, les forces internationales se sont retrouvées le même jour accusées d'une bavure dans la province orientale de Khost. Alors que l'Isaf a affirmé dans un communiqué avoir tué six insurgés lors d'une opération dans cette zone, parmi lesquels une femme qui avait ouvert le feu sur eux, les autorités provinciales ont fourni une version toute différente : "Un professeur, un étudiant et une fillette de onze ans ont été tués dans l'opération, ainsi que trois personnes ordinaires. Il s'agissait de civils innocents", a affirmé le porte-parole de la province de Khost. "La coalition a reçu de mauvaises informations".
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