Meurtre crapuleux, œuvre d’un psychopathe ou autre ? Les proches de Didier Sol, tué de 50 coups de couteau au foyer Amat de Sochaux le 31 mai 1991, ne connaîtront très probablement jamais la vérité. Hier matin, durant une vingtaine de minutes, Isabelle Mendi, juge au pôle de l’instruction de Montbéliard, a fait le point sur le dossier avec le père de la victime, l’une de ses sœurs et leur avocate, M e Valérie Chassard. L’objet de l’entrevue : annoncer la clôture imminente de l’instruction et le non-lieu qui en découlera nécessairemen.
L’instruction porte sur cinq crimes (celui de Didier Sol et quatre autres en Alsace). « Déjà en 1991, la police avait fait un travail remarquable. Toutes les pistes avaient été envisagées », souligne Me Chassard : rapprochement fait avec un cambriolage commis à côté du foyer, audition de
deux criminels condamnés dans un meurtre présentant quelques similitudes. L’affaire Sol s’acheminait doucement vers les oubliettes quand les policiers montbéliardais crurent déceler en la personne d’un septuagénaire mulhousien, un possible tueur en série et le rattachèrent au dossier sochalien. Mais l’affaire Panard est retombée . « Tout ce qui devait être fait l’a été », salue M e Chassard. À l’arrivée, même constat qu’en 1991 : échec sur toute la ligne. « Sauf coup de théâtre, il y a peu de chance que l’on connaisse un jour la vérité »
http://www.estrepublicain.fr/fr/a-la-une-aujourdhui/info/5414307-Meurtre-de-Sochaux-sans-doute-jamais-elucide
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