vendredi 28 février 2014

Sarkozy : "je n'ai aucune intention de mettre un terme à ma période de recul" de la politique

Lors d'un discours à Berlin vendredi, Nicolas Sarkozy s'est entretenu avec Angela Merkel à huis clos avant de livrer sa vision des relations franco-allemandes et de la politique de l'Union Européenne. L'ex-président a également assuré vouloir encore rester en retrait de la vie politique.

"Si j'ai accepté cette invitation, c'est pour témoigner de la nécessité de l'amitié de ces deux nations d'Europe." Vendredi midi, Nicolas Sarkozy a retrouvé Angela Merkel pour une rencontre à huis clos organisée à la Chancellerie de Berlin dont n'a filtré qu'une photo des deux, sourire aux lèvres. Rien d'officiel car l'ancien président de la République était en Allemagne afin de répondre à l'invitation de la fondation Konrad Adenauer, le cercle de réflexion du parti de la chancelière, la CDU, afin de prononcer un discours sur l'Europe. Il a ensuite abordé les relations franco-allemandes et l'avenir de l'Union européenne. "Je me sentirai pour toujours un Européen convaincu et militant, a-t-il déclaré. Nous n'avons pas le droit d'oublier ce qu'était l'Europe au milieu du 20e siècle."
Si les relations entre François Hollande et Angela Merkel sont plutôt cordiales, Nicolas Sarkozy a rappelé qu'il n'y avait "pas d'alternative à l'amitié franco-allemande". Elle est "liée à l'alternance démocratique dans nos pays. Elle est le socle sur lequel s'est bâti la construction européenne", a-t-il rappelé. Et de faire l'éloge d'une si belle entente désormais ancrée dans les mœurs depuis la Seconde Guerre mondiale : "C'est notre trésor commun, un trésor sacré, inestimable. Sans cette amitié, il y aurait eu d'autres guerres, il y aurait eu d'autres affrontements." Mais un trésor "fragile" dont Français et Allemands sont "les gardiens, pour le protéger il n'y a qu'une façon d'agir, il faut le renforcer."
"L'UE doit renoncer à la prétention de tout réglementer"
Se présentant comme un "ami" de l'Allemagne, l'ex-chef d'Etat a souligné le rôle important des deux pays comme principaux partenaires européens :"Dans la crise, l'Europe avait besoin de leadership. Le leadership n'est pas un gros mot, le leadership est un devoir." Mais il en a également profité pour prôner l'abandon de nombreuses compétences actuelles de l'Europe. "L'UE doit renoncer à la prétention de tout réglementer et de tout régenter. Ce n'est pas cela qui était le message des pères fondateurs. Elle doit se concentrer sur l'essentiel, là où elle est forte pour pouvoir agir. L'UE doit cesser de perdre du temps, de l'énergie et de la crédibilité. L'UE doit cesser d'exaspérer les citoyens, les entrepreneurs par des réglementations incompréhensibles", a-t-il martelé.
Mais pour quelles propositions ? Retrouvant sa posture de chef d'Etat, il a égrainé ses solutions : "l'abandon de pans entiers d'aujourd'hui qui gagnerait grandement en lisibilité" en se concentrant sur sept ou huit grandes politiques comme l'industrie, la recherche, l'énergie, l'agriculture et la concurrence. Il a également abordé la question de l'Ukraine et de la Russie, insistant sur le fait qu'un affrontement serait "catastrophique pour les Européens comme pour les Russes".

En préambule de son discours, Nicolas Sarkozy avait pris le temps de faire le point sur sa présence qui ne traduisait en rien une volonté de retour à la scène politique. "Je n'ai aucune intention de mettre un terme à la période de recul de toute activité politique que j'ai souhaitée", a-t-il déclaré, malgré les dernières rumeurs et les propos de ses anciens collaborateurs politiques qui lui prêtent des velléités pour 2017. Une visite en Allemagne qui n'avait donc rien de politiquement officielle...
 

jeudi 27 février 2014

Intermittent du spectacle, un statut au coeur de la grogne

Alors qu'une nouvelle séance de négociations s'ouvre jeudi sur l'assurance chômage, les intermittents du spectacle manifestent pour défendre leur indemnisation spécifique que le Medef veut leur ôter. Ségolène Royal a émis l'idée de leur "demander des tâches" en contrepartie.

Le régime spécial des intermittents du spectacle est de nouveau au cœur des débats. Jeudi, une nouvelle séance de négociations sur l'assurance chômage s'ouvre avec la question de l'indemnisation des salariés du spectacle vivant en point d'orgue. Avec l'annonce d'un chiffre record de demandeurs d'emploi (3,31 millions fin janvier), la réunion s'annonce tendue. Le patronat veut toujours réduire les droits des chômeurs, et notamment ceux des intermittents. Les partenaires sociaux se sont donné jusqu'au 13 mars pour se mettre d'accord sur une nouvelle convention de l'assurance chômage et sur l'indemnisation de 2,2 millions de personnes.
Le déficit devrait atteindre 4 milliards d'euros en 2013 et sa dette franchir la barre des 22 milliards, un record. Le statut très controversé du régime des intermittents pose de nouveau problème. Selon la Cour des comptes, les salariés du spectacle représentent 3% des demandeurs d'emploi, mais leur régime "un tiers du déficit de l'assurance-chômage". Le patronat veut un changement de ce régime. La ministre de la Culture a annoncé qu'elle ne voulait pas y toucher.
Les intermittents défendent leurs droits. Une avant-dernière table ronde des négociations est programmée ce jeudi à partir de 14h30. La précédente s'était conclue sur un constat unanime de désaccord, les syndicats déplorant le "durcissement" du ton du patronat. Avec la réforme proposée par le Medef, ce sont "112 000 personnes qui sont menacées de ne plus être indemnisées", a indiqué Denis Gravouil, secrétaire général CGT spectacle, sur LCI.
Les syndicats ont appelé à un rassemblement à Paris jeudi après-midi pour "amplifier la mobilisation" en dénonçant un "projet violent et provocateur". ". Avec ce projet, "les travailleurs précaires, intérimaires et intermittents verraient leur indemnisation considérablement baisser", indique la CGT dans un communiqué. "On veut être en mesure d'être entendu. Là, on est face à des gens qui refusent de discuter", a précisé Denis Gravouil. Une autre manifestation est prévue le 12 mars, veille de la dernière journée de négociations prévue sur l'assurance chômage. Mais tous se refusent pour le moment à penser à réitérer le vaste mouvement de 2003, après la mise en place d'une mini-réforme, qui avait entraîné l'annulation de plusieurs festivals.
Le patronat pour une suppression du régime spécial. Mercredi, le Medef a adressé aux syndicats ses propositions dont la suppression pure et simple d'un régime qu'il trouve "inéquitable". Son premier projet le 13 février avait suscité un tollé syndical. Mais le patronat campe sur ses positions et veut remettre sur la table ce statut des salariés du spectacle vivant qui coûte "un déficit chronique d'un milliard d'euros par an", selon la Cour des comptes dans un rapport de 2012. "Les règles spécifiques relatives à l'indemnisation" des ouvriers et des techniciens du spectacle doivent être "alignées sur celles du règlement général", stipule le texte du patronat. Ce dernier propose une concertation avec l'Etat pour que celui-ci finance le surcoût lié au régime des intermittents si ce régime n'est pas fondu dans le régime général. Une fin de non-recevoir émise immédiatement par la ministre de la Culture Aurélie Filippetti sur i>TELE. Une autre proposition fait polémique : la modulation de l'indemnisation des chômeurs en fonction de la conjoncture.
Sur LCI, Denis Gravouil a dénoncé le chiffre d'un milliard d'euros de déficit, tout comme l'avait fait un peu plus tôt l'Unedic. Cette dernière a indiqué qu'en cas de reversement des intermittents dans le régime général, l'économie ne dépasserait pas 320 millions d'euros par an quand ceux qui n'auraient pas ouvert suffisamment de droits au chômage pourrait alors toucher le RSA.
Mais le Medef ne semble pas vouloir s'attaquer aux artistes, mais bel et bien aux techniciens et ouvriers du spectacle dont il juge le statut d'intermittent souvent attribué de façon inappropriée
En quoi ce régime est-il particulier ? L'intermittence est un régime spécifique créé en 1936 pour les techniciens et cadres du cinéma qui ne pouvaient justifier d'un emploi pérenne (accessoiristes, cameraman, costumière, décorateur, peintre, etc.). Ce régime concerne les artistes, techniciens et ouvriers des secteurs de l'audiovisuel, du cinéma, de la musique ou encore du spectacle vivant. Les salariés en CDD ou CDI de ces secteurs ne sont pas affilés à ce régime, mais au régime général.
Pour pouvoir prétendre à une indemnisation chômage, chaque salarié doit justifier de 507 heures de travail sur 10 mois (3 mois et demi) contre 610 heures sur 28 mois pour les salariés du régime général. Un cap souvent difficile à atteindre dans une profession où un cachet de 12 heures pour une prestation ne représente pas forcément le nombre réel d'heures/jours consacré(e)s (préparation, répétition, création...). Au bout de cinq jours consécutifs de travail, le quota horaire tombe même à 8 h par cachet. Une fois le quota de 507 heures atteint, l'indemnisation est alors de huit mois. En 2011, on dénombrait 254 394 salariés cotisant au régime des intermittents, mais seulement 43% ont réellement bénéficié d'au moins une journée d'indemnisation (source parlementaire).
Ségolène Royal veut demander des tâches en échange. Alors que la Cour des comptes propose de taxer les entreprises qui recourent à l'intermittence, Ségolène Royal veut un maintien du régime tout en proposant des alternatives. "La culture n'est pas déficitaire, elle rapporte énormément à un pays comme la France", a déclaré l'ancienne candidate PS à la présidentielle sur i>TELLE. "Faisons du gagnant-gagnant. On sauve les intermittents, mais peut-être qu'on peut leur demander des tâches". La présidente de Poitou-Charentes suggère ainsi de proposer aux intermittents d'intervenir dans les maisons de retraite ou les établissements scolaires "pour répondre à une démocratisation d'accès à la culture". Une pratique déjà observée par de nombreux artistes qui se produisent dans ces endroits pour multiplier aussi les cachets.
*

mercredi 26 février 2014

Plus de 21.000 oiseaux tués à cause des tempêtes cet hiver

Affaiblis et épuisés par les tempêtes successives, plus de 21.000 oiseaux marins morts se sont échoués sur les plages du littoral atlantique depuis fin janvier, une "hécatombe" sans précédent depuis au moins un siècle, a annoncé ce mercredi la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Au 24 février, du pays Basque au Finistère sud, on comptabilisait 21.341 oiseaux morts et 2.784 acheminés dans les centres de sauvegarde. Le macareux moine et le guillemot de Troïl sont les espèces les plus touchées et, dans une moindre mesure, le pingouin torda.

La LPO a effectué ces comptages durant trois week-ends, en mobilisant plus de 500 bénévoles. "De nombreux oiseaux flottants", majoritairement morts, "au large des côtes ont été signalés par les marins-pêcheurs. Autant dire que le bilan, encore provisoire, risque de s'alourdir dans les prochains jours", écrit la LPO dans un communiqué.
"De nombreuses interrogations subsistent"
Ces oiseaux ont essentiellement souffert d'un "manque de nourriture", explique Nicolas Gendre, responsable de programmes à la LPO. "On pense que les tempêtes ont déplacé les oiseaux sur des zones moins riches en nourriture", indique-t-il. "Par ailleurs, les oiseaux doivent se maintenir sur l'eau et, quand il y a une forte houle, ils dépensent plus d'énergie pour pouvoir survivre, se nourrir".
Quelques oiseaux ont pu aussi être achevés par des boulettes de pétrole, des bateaux profitant des intempéries pour dégazer au large. "Jusqu'en 1900, on n'a aucune trace" d'un échouage aussi massif, a précisé Nicolas Gendre. "Après les tempêtes, on trouve toujours quelques cadavres d'oiseaux. Mais en Charente-Maritime, c'est 4, 10. C'est des cacahuètes", a-t-il dit, soulignant que de nombreuses interrogations subsistaient pour expliquer un phénomène d'une telle ampleur.
 

mardi 25 février 2014

Un Français sur cinq ne l'a jamais fait

Les Français ne font pas assez de sport. Ce constat a été relevé par la Fédération Française d'Education Physique et de Gymnastique Volontaire (FFEPGV), qui vient de remettre son baromètre annuel Santé Sport.

Un Français sur cinq n'a jamais exercé d'activité sportive ou n'en pratique plus depuis plus de dix ans (21%). La Santé Fédération Française d'Education Physique et de Gymnastique Volontaire (FFEPGV) vient de remettre son baromètre annuel Sport Santé. 
43% des Français déclarent ne pratiquer aucune activité sportive de manière hebdomadaire. Les femmes seraient particulièrement touchées par l'inactivité (46%), tout comme les 35-54 ans (46%). La FFRPGV relève également qu'un non sportif sur deux n'a jamais pratiqué de sport où s'est arrêté il y a plus de dix ans (49%). Cette proportion est davantage prégnante chez les séniors (55 ans et plus, 64%) mais elle n'est pas non plus négligeable chez les moins de 35 ans (34%). 
Notons que le niveau de revenus serait également un facteur discriminant dans la pratique d'une activité sportive. 50% des personnes appartenant à un milieu modeste (revenus nets mensuels inférieurs à 1.200 euros) sont concernées par cet aspect, contre 36% des personnes issues des foyers les plus aisés (revenus nets mensuels de 3.000 euros et plus).
Les Français bien informés sur les bienfaits du sport
La pratique d'une activité sportive resterait donc minoritaire alors même que les Français déclarent se sentir bien informés sur les bienfaits de la pratique du sport sur leur santé (90%). 80% considèrent également être bien informés sur la vertu de la pratique d'une activité sportive dans la prévention et la lutte de certaines maladies. 
Plus d'un Français sur trois (35%) estiment toutefois être mal informé sur les activités qui pourraient le mieux leur convenir. Ce sont, les moins de 35 ans, qui déplorent le plus le manque d'information à ce sujet (43%).  
Ce déficit d'information chez les jeunes, couplé à un taux élevé d'inactivité sportive inquiète particulièrement la FFEPGV, surtout lorsque l'on sait que 34% des 18-35 ans sont en état de surpoids ou d'obésité.
Enquête menée par Ipsos sur Internet du 11 au 18 décembre 2013 auprès d'un échantillon de 1.002 personnes, constituant un échantillon national représentatif de la population Française, âgée de 15 ans et plus. 
 

lundi 24 février 2014

Les gagnants, les perdants, les surprises du guide Michelin 2014

Le guide Michelin a dévoilé lundi son nouveau palmarès, sacrant pour son édition 2014 le chef Arnaud Lallement, du restaurant "L'Assiette champenoise", qui obtient une 3e étoile. Le point sur les nouveaux étoilés.

Rendez-vous toujours très attendu dans le monde de la gastronomie, le guide Michelin 2014 a dévoilé lundi son nouveau palmarès, et c'est le chef de "L'Assiette champenoise",  Arnaud Lallement qui obtient cette année une 3e étoile.  
Après avoir été nommé "cuisinier de l'année" pour le Gault et Millau et "chef de l'année" pour le guide Champérard, le cuisinier, âgé de 39 ans, obtient en effet trois macarons au guide Michelin. "Des recettes sûres et limpides, très subtiles sans effets compliqués, des produits d'exception ; que de goût", a commenté le guide sur Twitter.
Du homard bleu
Arnaud Lallement, qui a grandi dans le restaurant familial, a toujours voulu être cuisinier. Il a fait ses classes chez Roger Vergé, Michel Guérard et Alain Chapel, avant de rejoindre son père Jean-Pierre en 1997. Ensemble, en 2001, ils ont récupéré l'étoile perdue quelques années plus tôt. L'année suivante, au décès de son père, Arnaud s'est retrouvé à la tête du restaurant. En 2005, il a décroché la deuxième étoile.
Sa cuisine est dans l'épure et la sobriété, pour mieux mettre en avant le produit. Le chef parle de la langoustine, un de ses crustacés préférés. Il insiste sur l'importance de l'acidité dans sa cuisine, notamment pour les accords mets et champagne. A la carte figure le homard bleu, une recette en hommage à son père qui le cuisinait, et qu'il aime réinterpréter.
Les autres étoilés :  
L'édition 2014 du guide Michelin compte 610 restaurants étoilés, avec 504 établissements 1 étoile, dont 57 nouveaux. Six nouveaux restaurants ont également obtenu une deuxième étoile. Parmi eux, "Le  Chambard", à Kayserberg, et son chef Olivier Nasti, ou encore le restaurant "Akrame", d'Akrame Benallal. La famille D'Onghia et leur restaurant italien "Il Cortile", à Mulhouse, obtiennent eux aussi une seconde étoile, tout comme le chef Nicolas Sale et son restaurant "Le Kintessence", à Courchevel. 
Alain Ducasse, qui espérait une 3e étoile pour le "Meurice" a lui aussi vu son souhait être exaucé. Le chef qui comptait 18 macarons dans les guides Michelin 2013 (notamment au Plaza Athénée à Paris, à Monaco et à Londres) n'avait pas caché son objectif à son arrivée dans le palace de la rue de Rivoli. Trois étoiles? "Je pense qu'on en a la capacité, avec un bon casting et une belle adresse", avait-il déclaré en septembre.
Ils perdent des étoiles :
Chaque édition comprend également son lot de suppression d'étoiles. Le restaurant "Senderens", à Paris, perd ses deux étoiles. "M. Senderens nous a expliqué qu'il quittait son restaurant, qu'une autre entreprise allait s'occuper de la cuisine. Ce n'était pas au niveau", explique Michael Ellis, directeur international des guides Michelin, selon lequel Alain Senderens a depuis annoncé son retour. L'"Hostellerie plaisance", à Saint-Emilion (Gironde), perd également ses deux étoiles. "Apicius" à Paris est rétrogradé à une étoile.
Le Michelin 2013 avait célébré la cuisine d'Arnaud Donckele, chef de "La Vague d'or" à Saint-Tropez (Var), devenu le 27ème chef aux trois macarons en France. Le Michelin avait aussi distingué 82 deux étoiles, dont cinq nouvelles tables, et 487 une étoile (39 nouvelles).
Le Michelin 2014 sera en vente à partir du 28 février.
 

vendredi 21 février 2014

Le Havre : saisie record de 1,4 tonne de cocaïne dans le port

A l'issue d'une longue enquête, la police judiciaire a saisi jeudi 1,4 tonne de cocaïne dans le port du Havre, cachée dans des pneus de véhicules d'assistance du rallye-raid Dakar.

C'est un record. La police judiciaire a réalisé jeudi une saisie de 1,4 tonne de cocaïne dans le port du Havre et au moins une personne était en garde à vue vendredi. Le présumé trafiquant a été interpellé "dans la foulée" de la saisie effectuée dans le port, selon la source, sur une autoroute à l'issue "d'une longue et minutieuse enquête", a indiqué une source policière.

L'affaire illustre notamment la "prééminence des ports" sur les "routes de la drogue" et "porte un rude coup à une filière internationale". La cocaïne était acheminée par la voie maritime, le trafic durant sans doute depuis des mois, mais on ignorait avec précision, vendredi peu avant midi, d'où elle venait. Selon Europe 1, la drogue était acheminée par des véhicules d'assistance du rallye-raid Dakar, chargés sur bateau à Valparaiso, au Chili. La cocaïne était cachée dans des pneus. 
Valls à Nanterre pour "féliciter les enquêteurs"
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls s'est rendu vendredi en fin de matinée au siège de l'Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTRIS) à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) à Nanterre (Hauts-de-Seine) pour "rencontrer et féliciter les enquêteurs", selon le ministère. Il devait également donner des détails sur le déroulement de cette enquête.  
La dernière saisie record remonte à septembre 2013 : plus de vingt personnes, dont un responsable d'Air France à Caracas, avaient été écrouées en France et au Venezuela après la saisie par l'OCRTRIS de 1,3 tonne de cocaïne acheminée à bord d'un vol Caracas-Paris :
 

jeudi 20 février 2014

Amiens : elle roulait avec 3,54g d'alcool dans le sang

Une automobiliste a été arrêtée mercredi  après-midi à Amiens pour conduite en état d'ivresse, avec 3,54 grammes d'alcool  par litre de sang. Agée de 35 ans, cette automobiliste avait été interpellée alors qu'elle  était au volant de son véhicule, dans le quartier Saint-Leu à Amiens, mercredi  vers 16 heures, a indiqué la Direction départementale de la sécurité publique  (DDSP) de la Somme, confirmant une information du Courrier picard
Des policiers avaient été alertés par les klaxons d'une file de voitures  bloquées par cette femme, qu'ils ont dû faire rasseoir dans son véhicule car  "elle ne tenait plus debout".  Ramenée au commissariat d'Amiens où elle a été placée en garde à vue, elle  a été soumise à un dépistage et son alcoolémie a été mesurée à 3,54g d'alcool  par litre de sang, "assez peu courante" selon la DDSP.  

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/amiens-elle-roulait-avec-3-54g-d-alcool-dans-le-sang-8368996.html

mercredi 19 février 2014

Greenpeace déverse du charbon devant l'Elysée pour accueillir Merkel et Hollande

Mercredi matin, des militants de Greenpeace ont déversé cinq tonnes de charbon devant le palais de l'Elysée. Le camion contenait également des déchets nucléaires. L'ONG a voulu ainsi marquer la tenue dans la matinée d'un conseil des ministres franco-allemand présidé par François Hollande et Angela Merkel.

"La transition en Europe, ici ! Maintenant !" Un message sur une longue bannière a été déployé, mercredi matin devant l'Elysée par le mouvement Greenpeace. L'ONG a annoncé son initiative sur son site et sur Twitter. Vers 6h30, dix militants ont ainsi déversé cinq tonnes de charbon devant le palais présidentiel. Le camion contenait également des déchets nucléaires, des cuves remplies de 2000 L d'eau contaminée au tritium.

Cette action est intervenue à quelques heures de la tenue d'un conseil des ministres franco-allemands présidé par François Hollande et Angela Merkel. "Les autorités allemandes et françaises se targuent de collaborer et de vouloir accélérer la transition énergétique. Mais cette transition passe avant tout par des objectifs européens ambitieux pour les énergies renouvelables !", écrit Greenpeace, demandant à la chancelière allemande et au président français de remplir les objectifs de 45% d'énergies renouvelables d'ici 2030.
 

mardi 18 février 2014

Recharger son portable en 30 secondes : la découverte accidentelle de deux chercheurs

C'est un accident de la science qui mène, comme souvent, à de possibles grandes découvertes. Deux chercheurs de l'université de Californie Los Angeles (UCLA) ont par hasard créé une pile super-puissante et biodégradable. Pourtant, les travaux de Richard Kaner et Maher El- Kady portaient initialement sur le graphène, un matériau très résistant présent naturellement dans les cristaux de graphite et excellent conducteur électrique. Sa découverte a valu à ses inventeurs russes le prix Nobel de Physique en 2010.
En cherchant une autre façon de fabriquer du graphène, Kaner et El-Kady ont mis au point un super-condensateur, une batterie biodégradable, superpuissante et flexible, rapporte le site Fastcodesign.com. Les deux scientifiques ont même expliqué leur découverte dans une vidéo (à voir ici).
Une invention pour les gadgets nouvelle génération
"Je pense que le moment où on s'est dit 'Eureka', c'est lorsque Mahara m'a attiré dans le laboratoire et m'a dit : 'jette un œil à ça. Il a allumé une ampoule avec ce petit morceau de graphène. Mais le plus étonnant, c'est que ça ne s'est pas arrêté pour autant. Après une recharge de deux-trois secondes, c'est resté allumé encore cinq minutes. Je me suis dit que nous tenions quelque chose de très important", raconte Kaner.
Ils étaient parvenus à recréer du graphène pur en solidifiant de l'oxyde de graphie liquide à l'aide d'un simple laser de graveur d'ordinateur. En le testant avec un appareil électronique et une LED, ils ont réalisé, après avoir chargé le graphène quelques secondes, que l'ampoule était restée allumée plusieurs minutes. "Ceci pourrait être utilisé en tant que source d'énergie flexible pour des écrans d'ordinateurs enroulables, des claviers, des vêtements technologiques qui collectent et stockent l'énergie produite par les mouvements du corps, ou comme un système de stockage d'énergie qui peut être combiné avec des cellules solaires flexibles", se félicite El-Kady dans la vidéo.
Un iPhone chargé en 30 secondes
Car l'aspect réellement révolutionnaire de cette pile serait donc sa rapidité de recharge par rapport à une batterie ordinaire et sa puissance supérieure. Elle pourrait ainsi être utilisée dans les derniers objets connectés, gadgets ou systèmes électroniques de dernière génération. "C'est comme une batterie, mais qui charge et décharge 100 à 1000 fois plus vite", souligne Kaner. Selon lui, cela permettrait de recharger un iPhone en 30 secondes voire même une voiture électrique en quelques minutes.
Mais l'innovation n'est pas que technologique. L'environnement pourrait également en profiter. Contrairement aux batteries traditionnelles, celle-ci est composée d'un élément naturel, le carbone, et ne contient aucuns métaux ou éléments chimiques toxiques. Biodégradable, ses inventeurs se targuent aussi de pouvoir recycler la pile au compostage.
 

lundi 17 février 2014

Satanisme : à 19 ans, elle avoue plus de 22 meurtres

Une Américaine de 19 ans a avoué à un journal local de Pennsylvanie avoir tué plus de 22 personnes. Une confession qui fait suite à son arrestation, et à celle de son mari, en décembre 2013 pour le meurtre d'un quadragénaire.

"Quand j'ai atteint le nombre de 22 victimes, j'ai arrêté de compter". Une femme détenue pour un meurtre dans l'Etat américain de Pennsylvanie a affirmé à un journal local qu'elle aurait en fait tué plus d'une vingtaine de personnes à travers les Etats-Unis.
Miranda Barbour, 19 ans, a été arrêtée et écrouée avec son mari pour le meurtre à l'arme blanche d'un homme de 42 ans en novembre dernier. Elle a expliqué être seule responsable du crime et avoir rencontré sa victime à travers une petite annonce sur le site Craigslist. "Je me souviens de tout" a-t-elle dit au Daily Item, un journal local de Sunbury, en Pennsylvanie. "J'avais l'impression de regarder un film". De son propre aveu elle aurait commencé à tuer à 13 ans, incitée par un homme qui faisait partie d'une secte sataniste en Alaska.
Elle affirme n'avoir aucun regret
La jeune femme a assuré que ce meurtre était le dernier d'une série d'homicides qu'elle dit avoir commis à travers les Etats-Unis, surtout en Alaska. Lorsque le journaliste lui a demandé combien de personnes elle aurait ainsi tuée, elle a répondu: "A partir de 22 j'ai arrêté de compter". Elle a également confié au journal local n'avoir "aucun" regret.
Enquête sur tous les meurtres non élucidés aux Etats-Unis 
Les déclarations de Miranda Barbour ont poussé les forces de police de tous les Etats-Unis où la jeune fille a séjourné à se pencher sur les meurtres non élucidés ces dernières années pour tenter d'y détecter un éventuel lien.
Pour justifier ses crimes, Miranda Barbour raconte qu'elle a été agressée sexuellement lorsqu'elle était enfant.