vendredi 31 janvier 2014

Auchan : 300 postes supprimés en France d'ici 2016

Les mesures font partie d'un "plan de modernisation" lié aux transformations de ses métiers en magasin.  Auchan a annoncé vendredi la suppression d'environ 300 postes en France sur la période 2014-2016, confirmant des informations syndicales divulguées la veille à l'issue d'un comité central d'entreprise.

Le groupe de grande distribution prévoit en effet "une diminution des effectifs de l'encadrement en magasin d'environ 800 postes", et "la création d'un minimum de 500 postes supplémentaires d'employés libre-service". Ceux-ci "effectueront une partie des tâches effectuées auparavant par les salariés devenus employés commerciaux", précise Auchan dans un communiqué.
Le CE donnera son avis le 25 février
Le groupe souhaite que ces transformations s'effectuent "sur la base du volontariat" et permettent "à toutes les personnes dont les postes peuvent être concernés, de bénéficier si elles le souhaitent de la mobilité interne, au sein d'Auchan France, mais aussi de Groupe Auchan".
L'avis du comité central d'entreprise sur ce dispositif sera recueilli le 25 février prochain, selon le communiqué. Jeudi, le délégué syndical central CFDT Auchan France, Guy Laplatine, avait fait état de ces mêmes chiffres à l'issue d'un comité central d'entreprise
 

jeudi 30 janvier 2014

Schumacher placé en "phase de réveil"

Dans le coma depuis le 29 décembre après son accident de ski à Méribel, Michael Schumacher a été placé en phase de réveil par les médecins du CHU de Grenoble, a annoncé jeudi midi sa porte-parole.

"Les sédatifs administrés à Michael sont depuis peu diminués afin d'entamer un processus de réveil, qui pourra durer  longtemps", explique Sabine Kehm dans un communiqué,
au lendemain d'une information donnée par L'Equipe.
Aucun commentaire de l'hôpital
"Initialement, il était clairement convenu entre toutes les parties intéressées de ne communiquer cette information médicale que lorsque ce processus serait consolidé, cela afin de protéger la famille. Nous ne donnerons aucun renseignement sur les étapes intermédiaires", ajoute-t-elle. Elle n'a pas non plus précisé quand la phase de réveil avait été entamée.
L'hôpital n'a fait aucun commentaire sur les informations de Sabine Kehm, ni pour les confirmer, ni pour les infirmer.
Hors piste
Michael Schumacher a été victime d'une lourde chute alors qu'il s'était engagé dans un secteur hors piste de Méribel, en compagnie de son fils et d'un groupe d'amis. Sa tête a violemment heurté un rocher.

Selon les premiers éléments de l'enquête judiciaire, dévoilés par le parquet d'Albertville, Michael Schumacher, connu pour être un très bon skieur, a "délibérément" choisi de skier hors piste, la justice écartant toute responsabilité extérieure à ce stade sur un plan pénal.
 

mercredi 29 janvier 2014

Près de 600.000 euros en liquide découverts chez Dieudonné

Les sommes sont importantes. Près de 600.000 euros et environ 15.000 dollars en liquide ont été retrouvés par les policiers lors de la perquisition du domicile de Dieudonné en Eure-et-Loire mardi, rapporte RTL mercredi. 
Le théâtre de la Main d'Or, à Paris, où il se produit, et des sociétés qui gèrent son activité avaient aussi été perquisitionnées dans  le cadre d'une enquête préliminaire du parquet de Paris pour organisation frauduleuse d'insolvabilité, blanchiment et abus de biens sociaux, Des documents comptables avaient été saisis par les enquêteurs de l'office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales et de la Direction centrale de la police judiciaire.
 
Dieudonné est visé par plusieurs enquêtes sur ses finances. Dans celle qui lui a valu les perquisitions, les enquêteurs veulent se pencher sur son patrimoine et des mouvements de fonds, notamment plus de 400.000 euros envoyés au Cameroun depuis 2009. Le polémiste n'avait acquitté aucune de ses amendes (plus de 65.000 euros en tout) début janvier. L'enquête pourrait aussi porter sur les conditions dans lesquelles la maison de production gérée par sa compagne, Noémie Montagne, a racheté pour 550.000 euros une propriété de Dieudonné, mise aux enchères publiques forcées en raison d'une dette fiscale de près de 900.000 euros.
Parallèlement, une information judiciaire est ouverte au pôle financier à Paris pour "organisation frauduleuse d'insolvabilité" après une plainte avec constitution de partie civile de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra). La Licra a fait condamner le polémiste à des dommages et intérêts mais affirme n'avoir jamais pu récupérer les sommes. Une enquête préliminaire a également été ouverte par le parquet de Paris sur les appels aux dons lancés par Dieudonné sur internet pour payer ses amendes. Le fait "d'ouvrir ou d'annoncer publiquement des souscriptions ayant pour objet d'indemniser des amendes, frais et dommages-intérêts prononcés par es condamnations judiciaires" est passible de six mois d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende. L'enquête a été lancée après un signalement de la Licra.
 

mardi 28 janvier 2014

Embauche du fils de Le Drian à la SNI : le président dément tout népotisme

Thomas Le Drian, le fils du ministre de la Défense, a récemment intégré le comité exécutif de la SNI. Selon Libération, cette nomination fait polémique en interne. Interrogé lundi soir sur LCI, le président de cette filiale de la Caisse des dépôts affirme que cette embauche "répond à une démarche de recrutement de jeune talent".

Contactés par Libération qui a révélé l'information lundi matin, Thomas Le Drian et André Yché avaient refusé de s'exprimer. Ce dernier a finalement répondu aux questions sur LCI. Et à l'en croire, il n'y a aucune affaire de népotisme après la nomination du fils de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, à la Société nationale immobilière (SNI). André Yché, le président du directoire de la SNI ainsi que directeur du contrôle de gestion d'Efidis, l'une des filiales du groupe SNI, a affirmé lundi soir sur LCI que l'embauche de Thomas Le Drian faisait partie "d'une démarcher de recrutement de jeune talent". Selon lui, le fils du ministre de la Défense "a une formation de base de contôleur de gestion et d'auditeur" mettant en valeur son expérience à la Caisse des dépôts et à KPMG.
Agé de 29 ans, le jeune homme vient d'intégrer le comité exécutif de la SNI, une filiale de la Caisse des dépôts qui gère près de 275.000 logements (dont une majorité de logements sociaux), a révélé Libération ce lundi matin. Or son CV n'est sans doute pas ce qui lui a permis de décrocher ce job, estiment en interne de nombreux salariés de cette structure majeure de la politique du logement en France, cités par Libération. 
Yché voudrait-il "assurer ses arrières" ?
Propulsé chargé de mission auprès de André Yché, il avait auparavant passé 5 ans chez KPMG, une société spécialisée dans l'audit et l'expertise comptable, avant de devenir en novembre 2012 conseiller du directeur général de la Caisse des dépôts, un certain Jean-Pierre Jouyet, un intime de François Hollande, tout comme Jean-Yves le Drian.
Jean-Yves Le Drian a par ailleurs promu André Yché en mai 2013 au grade de Commandeur de l'Ordre du mérite. Toutefois, celui qui aurait facilité l'embauche de Thomas Le Drian ne serait pas forcément celui que l'on croit. Selon Libération, c'est André Yché lui-même qui aurait tout fait pour recruter le fils du ministre de la Défense. Pourquoi ? Dans le but "d'assurer ses arrières" et de montrer "qu'il sait rendre des services" plastronne certains cadres de cette filiale de la Caisse des dépôts, cités par Libération. 
Le SNI, via une porte-parole, a justifié ce recrutement car Thomas Le Drian a "travaillé à la constitution d'une communauté du logement à la Caisse des dépôts" pendant plus d'un an.
 

lundi 27 janvier 2014

Polémique autour de l'embauche du fils de Le Drian

La gauche va-t-elle à son tour être confrontée à une affaire de népotisme ? En 2009, Nicolas Sarkozy avait fortement appuyé la candidature de son fils Jean à la tête de l'Epad. En 2014, c'est au tour de Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, d'être au coeur d'une polémique après que son fils Thomas a trouvé un job au sein de la société nationale immobilière (SNI).
Agé de 29 ans, le jeune homme vient d'intégrer le comité exécutif de la SNI, une filiale de la Caisse des dépôts qui gère près de 275.000 logements (dont une majorité de logements sociaux), révèle Libération ce lundi. Et son CV n'est sans doute pas ce qui lui a permis de décrocher ce job, estiment en interne de nombreux salariés de cette structure majeure de la politique du logement en France, cités par Libération.
Yché veut "assurer ses arrières"
Propulsé à la fois chargé de mission auprès de André Yché, le président du directoire de la SNI ainsi que directeur du contrôle de gestion d'Efidis, l'une des filiales du groupe SNI, il avait auparavant passé 5 ans chez KPMG, une société spécialisée dans l'audit et l'expertise comptable, avant de devenir en novembre 2012 conseiller du directeur général de la Caisse des dépôts, un certain Jean-Pierre Jouyet, un intime de François Hollande, tout comme Jean-Yves le Drian.
Jean-Yves Le Drian a par ailleurs promu André Yché en mai 2013 au grade de Commandeur de l'Ordre du mérite. Toutefois, celui qui aurait facilité l'embauche de Thomas Le Drian ne serait pas forcément celui que l'on croit. Selon Libération, c'est André Yché lui-même qui aurait tout fait pour recruter le fils du ministre de la Défense. Pourquoi ? Dans le but "d'assurer ses arrières" et de montrer "qu'il sait rendre des services" plastronne certains cadres de cette filiale de la Caisse des dépôts, cités par Libération. 
Contactés par le quotidien, Thomas Le Drian et André Yché ont refusé de s'exprimer. Le SNI, via une porte-parole, a cependant justifié ce recrutement car Thomas Le Drian a "travaillé à la constitution d'une communauté du logement à la Caisse des dépôts" pendant plus d'un an.
 

dimanche 26 janvier 2014

Bientôt deux nouveaux iPhone avec des écrans plus grands ?

Apple pourrait bien sortir cette année deux nouvelles versions de ses iPhone avec des écrans plus grands pour rester compétitif sur un marché où la concurrence est vive, selon le Wall Street Journal vendredi. L'article, qui fait suite à de nombreuses rumeurs courant ces dernières semaines sur les blogs spécialisés, précise qu'Apple sortira ces deux nouveaux appareils durant le second semestre 2014.

L'un d'eux aurait un écran de 11,4 cm de diagonale, comparé aux 10,1 cm des iPhone actuels. Un second modèle, encore plus grand, disposerait d'un écran de 12,7 cm de diagonale, ajoute l'article, précisant que les nouveaux appareils auraient une coque métallique.

En revanche, Apple ne semble pas prévoir de sortir des appareils incurvés, comme ses rivaux sud-coréens Samsung et LG. Cette nouvelle intervient alors que les smartphones à grand écran connaissent un beau succès sur le marché. Ceux-ci sont parfois appelés "phablettes" car ils combinent les caractéristiques d'un téléphone et d'une tablette. Selon la société spécialisée Juniper Research, les commandes annuelles de phablettes dépasseront les 120 millions d'unités d'ici 2018. Il s'en est écoulé 20 millions l'année passée.

http://lci.tf1.fr/high-tech/bientot-deux-nouveaux-iphone-avec-des-ecrans-plus-grands-8353546.html

vendredi 24 janvier 2014

Mory Ducros : l'offre de reprise d'Arcole nettement améliorée

Après huit heures de négociation à Bercy et à quelques heures du comité d'entreprise, le principal actionnaire de Mory Ducros, Arcole Industries, a revu à la hausse son offre de reprise du transporteur en faillite. Ce sont finalement 2 150 salariés, soit 250 de plus, qui seront conservés.

Petite embellie pour les salariés de Mory Ducros. Au sortir, dans la nuit de mercredi à jeudi, d'une négociation de huit heures au ministère du Redressement productif, l'offre de reprise du transporteur par Arcole Industries a été nettement améliorée.

Le principal actionnaire de l'entreprise s'est engagé à garder 2 150 des plus de 5 000 salariés du groupe en redressement judiciaire, contre 1 900 dans l'offre initiale. Il a également proposé de verser 7 000 euros d'indemnités supra légales à chaque salarié non repris. Les syndicats réclamaient au début des discussions 6 000 euros par salarié licencié et 1 000 euros par année d'ancienneté. "La négociation a été très difficile. On est à 7 000 euros par salarié. Ce n'est jamais suffisant, mais derrière se jouait le risque de perdre les 5 000 emplois", explique Patrice Clos (FO-Transport)..
40 agences Mory Ducros menacées de fermeture
A la demande des syndicats, Arcole s'engage aussi à "maintenir le statut social des salariés de Mory Ducros pendant deux ans", a expliqué Jérôme Vérité, délégué syndical CGT qui estime que les syndicats sont "allés au bout du bout avec l'actionnaire", mais s'attend "forcément à des réactions dans les agences". "Pour l'heure, on prend acte de cette négociation (...) nous consulterons les salariés aussi à la lumière des annonces de jeudi puisqu'on connaîtra les sites qui vont fermer et l'impact d'emploi sur ceux qui resteront ouverts", a-t-il expliqué.
Le projet sera présenté en détails lors d'un comité d'entreprise qui se tient jeudi chez Mory Ducros. Le scénario le plus probable est le maintien de 45 des 85 agences existantes. Les syndicats restent prudents. "Si le plan permet d'arriver à la pérennité de l'activité économique et des emplois qui en dépendent, on donnera notre avis jeudi. C'est un tout", confie Fabian Tosolini (CFDT-Transports). La CGT va consulter les salariés "massivement" et se positionnera "avant vendredi soir".

L'Etat promet 500 emplois pour les salariés licenciés

Présent lors de la négociation, Arnaud Monteboug a promis "500 emplois dans des entreprises publiques" pour les salariés licenciés, selon Jérôme Vérité (CGT). Un chiffre qui a oscillé entre 250 et 1000 emplois au fil des diverses réunions tenues à Bercy. Les syndicats ont demandé la mise en place d'une "bourse à l'emploi" comme lors de la liquidation en 2012 de la Sernam, autre poids-lourds du secteur.
L'Etat s'était dit prêt à soutenir le projet d'Arcole via un prêt de 17,5 millions d'euros en contrepartie d'un plan social amélioré et d'un changement de l'équipe dirigeante de Mory Ducros. L'entreprise a perdu 79,5 millions d'euros lors de son dernier exercice pour un chiffre d'affaires de 765,5 millions. Sa dette d'exploitation s'élève à 202,7 millions d'euros. Son dépôt de bilan, le 26 novembre, est l'un des plus importants enregistrés en France depuis la faillite du fabricant de petit électroménager Moulinex en 2001, qui avait laissé sur le carreau 3.300 salariés sur 5.500.

Le tribunal de commerce de Cergy-Pontoise doit se prononcer le 31 janvier sur l'offre d'Arcole, ainsi que les trois autres projets plus partiels de reprise.
 

jeudi 23 janvier 2014

Florence Cassez sort du silence pour que "l'on reconnaisse publiquement son innocence"

La Française Florence Cassez, détenue pendant sept ans au Mexique, a accordé mercredi une interview au quotidien Metronews, à l'occasion de la sortie de son livre, "Rien n'emprisonne l'innocence", co-écrit avec le journaliste Eric Dussart. L'occasion pour elle de clamer à nouveau son innocence. "J'ai besoin que l'on reconnaisse publiquement cette innocence, que tout le monde me croie. Ce combat n'est toujours pas terminé", explique-t-elle au quotidien gratuit.
Florence Cassez avait été arrêtée à Mexico en décembre 2005, accusée d'avoir participé à des séquestrations et d'appartenir à un réseau de crime organisé. Egalement interpellé, son compagnon de l'époque, Israël Vallarta, était quant à lui considéré comme le chef d'une bande criminelle qui séquestrait ses victimes dans son ranch "Las chinitas".
Interrogée sur ce dernier, la Française dit ne plus du tout être en contact avec lui. Israël Vallarta tente toujours de faire reconnaître son innocence face à la justice mexicaine. "Ce n'est pas à moi de le soutenir, ni de dire s'il est innocent. Je me concentre sur mon dossier, égoïstement, depuis huit ans maintenant (...) Mais je pense qu'il a le droit, comme tout être humain, à un procès équitable", explique Florence Cassez. 
"Je travaille également sur l'écriture du scénario du film basé sur mes deux ouvrages"
L'ancienne détenue revient également sur Eduardo Margolis, un homme non inquiété dans l'affaire mais qui reste une "zone d'ombre terrible" pour elle. Ce dernier était l'associé de Sébastien Cassez, frère de la Française, avant que les deux hommes n'aient un différend. Or, Eduardo Margolis aurait été étroitement lié avec l'Agence fédérale d'investigation (FDI), à l'origine de l'interpellation de Florence Cassez.  "Je ne peux m'empêcher de penser que je suis une victime collatérale de cet homme. Je me dis aussi que la police mexicaine, très corrompue, avait besoin de redorer son blason", estime-t-elle.
Celle qui se dit "fragilisée" par ces longues années de détention vit à présent à Annecy, avec son compagnon Fausto Avila, un Franco-Mexicain qui était venu la voir en détention. De ces années, elle aura tout de même gardé en mémoire les nombreux soutiens reçus et les amitiés créées, notamment avec l'actrice Marion Cotillard et la journaliste Mélissa Theuriau, venue la rencontrer en prison. Le Mexique, pas question d'y retourner un jour. "Jen n'en ai pas envie".
Elle espère maintenant se reconstruire et cherche désormais un emploi, "de préférence dans le commerce, le management, le service", mais le défi s'annonce compliqué. "Je suis consciente qu'en raison de ma surmédiatisation, c'est difficile pour un employeur de me proposer un emploi". Mais son avenir pourrait être tout autre : "Je travaille également sur l'écriture du scénario du film basé sur mes deux ouvrages", annonce-t-elle.
 

mercredi 22 janvier 2014

McDonald's soupçonné d'évasion fiscale de 2,2 milliards d'euros

Les services fiscaux français soupçonnent McDonald's d'avoir soustrait plus de 2,2 milliards d'euros de revenus en utilisant des filiales luxembourgeoise et suisse, selon l'Express.

Le ministère des Finances soupçonne le géant américain du fast-food McDonald's d'avoir soustrait 2,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires à l'impôt en les transférant à l'étranger, selon l'hebdomadaire L'Express à paraître mercredi, ce que l'enseigne a réfuté.
D'après le magazine, qui cite "les services de Bercy", les 300 restaurants McDonald's franchisés en France versent leurs redevances à deux succursales du groupe ouvertes en janvier 2009 en Suisse et au Luxembourg, où l'impôt sur les bénéfices est plus faible.
"Depuis 2009, plus de 2,2 milliards d'euros, selon les services de Bercy, ont été transférés directement au Luxembourg et en Suisse sans que la filiale tricolore n'ait acquitté sur ces sommes le paiement de la TVA et de l'impôt sur les bénéfices", écrit L'Express. Or "selon l'administration fiscale, les commissions reversées par les franchisés doivent bien être soumises à l'impôt dans l'Hexagone, poursuit l'hebdomadaire. Le manque à gagner pour l'Etat est susceptible de s'élever à plusieurs centaines de millions d'euros".
Mcdonald's France a réfuté ces affirmations
McDonald's France a réfuté "fermement" les affirmations de L'Express en rappelant se conformer "aux lois applicables en France". L'enseigne "rappelle, qu'elle-même et ses 314 franchisés, payent l'intégralité de leurs impôts sur les sociétés en France" et qu'ensemble ils se "sont acquittés d'un milliard d'euros d'impôt sur les sociétés depuis 2009".
McDonald's confirme en revanche "la tenue en octobre dernier d'une demande d'information de l'inspection des finances publiques au siège de l'entreprise à Guyancourt qui s'inscrit dans le cadre d'une procédure de contrôle régulière".
Le magazine parle de son côté d'une "perquisition" au siège de McDonald's à Guyancourt le 15 octobre dernier. L'enseigne confirme également que McDonald's France "verse une redevance pour l'utilisation, entre autre, de la marque, des innovations technologiques, des nouveaux concepts de cuisine et de l'ensemble des procédures brevetées par McDonald's corporation". Interrogé par l'AFP dans la soirée, le ministère des Finances n'a pas commenté ces informations.
 

mardi 21 janvier 2014

Vous ne l'avez pas commandé ? Amazon vous l'a déjà livré

Après la livraison par drones, voici la livraison anticipée. Amazon multiplie les pistes pour raccourcir les délais de livraison. Sa dernière idée : vous expédier votre paquet avant même que vous ne l'ayez commandé.

Vous n'y aviez pas encore pensé et pourtant voilà le facteur qui vous livre votre paquet. Ce prodige un peu extrapolé pourrait bientôt avoir un nom : Amazon. Selon le Wall Street Journal (WJS), le géant américain de la vente en ligne envisagerait un nouveau programme de livraison basée sur l'anticipation des achats.
En résumé : soyez livrés avant d'avoir commandé et même payé. La firme de Seattle aurait même déjà déposé un brevet d' "expédition anticipée" dès le mois de décembre. Ce "Minority Report" du commerce en ligne serait dû à un algorithme bien précis, élaboré d'après vos achats précédents, votre wish-list, en analysant également vos visites sur le site d'Amazon, les produits que vous mettez dans votre panier sans les acheter par la suite... Bref, savoir de quoi vous avez envie avant même que vous en ayez envie.
Dissuader les clients d'aller dans les boutiques physiques
Mais derrière cette innovation se cacheraient finalement des visées purement mercantiles : réduire le temps de livraison et décourager les consommateurs de se rendre dans les boutiques physiques. Le Wall Street Journal a eu accès au brevet, dessus, Amazon affirme clairement que les délais entre la commande et la réception des achats "peuvent dissuader les clients d'acheter des articles en ligne". L'entreprise affirme donc pouvoir remédier à ce problème en emballant et expédiant les produits que les clients attendent dans une zone délimitée avant même qu'ils ne les commandent. Les paquets seraient alors stockés sur des plateformes de livraison en attendant la commande officielle.
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Actuellement, Amazon attend l'ordre de commande pour emballer, étiqueter et expédier le colis vers sa plateforme de livraison qui se charge ensuite de les acheminer jusqu'au domicile de l'acheteur. Pour réduire les délais, l'entreprise avait jusque-là choisi de démultiplier ses entrepôts pour pouvoir mettre en route les livraisons le jour même ou durant la nuit.
D'après les textes du brevet déposé, Amazon reste néanmoins incapable de définir le temps de livraison gagné par cette méthode d'anticipation des besoins. Mais tout cela pose néanmoins le problème de l'énorme base de données stockées par le site qui lui permettrait de prendre de court ses rivaux. Cependant un colis non désiré, mais livré malgré tout, aurait un coût qu'il faudrait savoir gérer. "Un cadeau promotionnel comme lien de fidélisation du client", souligne le brevet. Sollicité par le WSJ, Amazon n'a pas souhaité commenter l'information ni indiquer si ce gain de temps serait rendu possible par son projet de livraison par drones (Amazon Prime Air).