lundi 30 septembre 2013

Grand-mère de Fiona, au sujet de sa fille Cécile : "Aujourd'hui, elle n'a plus que moi"

La grand-mère maternelle de Fiona affirme, dans un entretien au Parisien lundi, ne pas avoir porté plainte auprès de la gendarmerie à la suite de la constatation de traces de coups sur Eva, la petite soeur de Fiona.

"Nous n'avons pas porté plainte mais nous avons alerté les autorités vendredi", déclare Françoise, 53, la mère de Cécile Bourgeon. "Le médecin légiste a confirmé un pinçon derrière l'oreille d'Eva. Il a dit que c'est peut-être consécutif à une claque", ajoute-t-elle, reconnaissant qu'il y avait "une enquête". "Je donne des bains tous les jours à Eva, elle n'est pas couverte de bleus", précise la grand-mère de Fiona dans un entretien au Parisien et Aujourd'hui en France (Edition abonnés). Dimanche, une source proche de l'enquête avait pourtant confirmé une information du Midi libre selon laquelle la grand-mère maternelle de Fiona avait déposé plainte auprès des gendarmes de Perpignan après avoir constaté des traces de coups sur la tête d' Eva.

Interrogée par Le Parisien sur la santé de la petite Eva, âgée de 3 ans, Françoise répond qu'"elle est contente d'être avec nous. Elle s'amuse, elle est sage". "Elle demande surtout après son 'papa' (ndlr : après Berkane, qui, en fait, est son beau-père)", indique-elle. "Ils avaient une relation forte tous les deux, il la portait en permanence dans ses bras. Mais elle va sans doute devoir être suivie. Il y a des choses qui vont devoir sortir", pense sa grand-mère. Selon les témoignages recueillis en garde à vue, la fillette aurait assisté à l'enterrement de sa grande sœur dans la forêt.    
"Elle était sous l'emprise de Berkane"
Interrogé sur l'évolution du comportement de la mère de Fiona ces derniers temps, la mère répond : "Retrospectivement, je me rends compte qu'elle était sous l'emprise de Berkane. Elle avait l'air fatiguée, elle ne disait rien (...). Cécile était en retrait, prostrée, et s'était mise à porter un foulard sur la tête. Elle avait sans doute peur de lui, mais je n'avais pas réalisé". Depuis que sa fille était avec son nouveau compagnon, elle explique qu'elle ne s'est retrouvée "qu'une seule fois" seule avec sa fille pour discuter. Elle avait alors commencé à lui expliquer comment Berkane "lui avait demandé de prendre du poids et de porter des tenues moins décolletées".
La disparition de Fiona ? "Bien sûr, ils en parlaient. Là encore, c'est surtout lui qui s'exprimait. Il tournait toujours en boucle sur les mêmes phrases : 'On nous a pris notre fille. On ne nous aime pas.'", explique-t-elle au Parisien. Revenant sur Cécile, Françoise termine : "c'est ma fille, je l'aime et je continuerai de l'aimer. Aujourd'hui, elle n'a plus que moi (...)Si je ne suis plus là, c'est fini pour elle. Je ne sais pas si elle s'en relèvera un jour. Je ne sais pas comment on fait pour se reconstruire après ça".

Dimanche,
une centaine de personnes se sont rassemblées à Clermont-Ferrand pour rendre hommage à la mémoire de Fiona devant l'ancien domicile de ses parents, situé dans un quartier populaire de la ville.
 

dimanche 29 septembre 2013

Castorama et Leroy Merlin ouverts ce dimanche : le gouvernement prêt aux discussions

Alors que 14 magasins Castorama et Leroy Merlin d'Ile-de-France ont ouvert ce dimanche malgré l'interdiction de travail dominical, Sylvia Pinel, la ministre déléguée au Commerce et à l'Artisanat, propose d'organiser une concertation avec les enseignes frondeuses.

Face à la situation, le gouvernement a cependant décidé de jouer la détente. Contrairement à Benoît Hamon, le ministre de l'Economie sociale et solidaire, qui avait indiqué samedi que cette ouverture serait "inadmissible",  Sylvia Pinel , sa collège  déléguée au Commerce et à l'Artisanat, a en effet proposé d'organiser une concertation avec les enseignes frondeuses. "Avec  Michel Sapin (ndlr : le ministre du Travail), nous avons évoqué la complexité de la législation issue de la loi Mallié de 2009. Nous avons hérité d'un millefeuille réglementaire qu'il faut absolument clarifier mais sans polémique", explique-t-elle dans Le Journal du Dimanche.

De son côté, le ministre du Budget,
Bernard Cazeneuve , se dit défavorable à la généralisation du travail le dimanche et affirme que "lorsque le droit a été dit par le juge, on doit respecter le jugement". Mais il admet aussi "qu'il y a des villes, des régions, qui sont dans une situation particulière, et le problème est assez périmètré : l'Ile-de-France".
 

vendredi 27 septembre 2013

Climat, ça ne s'arrange pas : les conclusions du rapport du Giec

Les experts du climat du Giec ont présenté vendredi leur nouveau rapport. Réchauffement de la Terre, responsabilité de l'Homme, multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, hausse du niveau de la mer... leurs conclusions sont inquiétantes.

Les experts mondiaux du climat  ont présenté ce vendredi matin leur nouveau rapport à Stockholm. Rassemblés au sein du Giec, ils assurent que la responsabilité de l'homme dans le   réchauffement climatique est plus certaine que jamais. Voici les principales conclusions de ce nouvel état des lieux scientifique.

- L'activité humaine davantage pointée du doigt. Il est désormais "extrêmement probable" que l'influence humaine est la principale cause du réchauffement observé depuis le milieu du 20e siècle, ce qui équivaut à 95% de certitude dans la terminologie très précise du rapport. Dans son dernier rapport, en 2007, cette certitude était de 90%.

- Ca chauffe de plus en plus, quatre scénarios possibles. Le Giec estime qu'il est probable que la Terre se réchauffe entre 0,3°C, dans le scénario le plus optimiste, et 4,8°C d'ici la fin du siècle par rapport à la température moyenne de la période 1986-2005. La forte incertitude dépend en premier lieu des quantités de gaz à effet de serre qui seront émises dans l'atmosphère dans les prochaines décennies.

- La température est déjà montée de 0,8°C depuis l'époque pré-industrielle. La Terre s'est déjà réchauffée de près d'un degré en un siècle. "Limiter le changement climatique va nécessiter des réductions substantielles et durables des émissions de gaz à effet de serre", selon Thomas Stocker, vice-président du Giec.

- La météo va s'affoler de plus en plus. "Les vagues de chaleur vont probablement se produire plus fréquemment et durer plus longtemps. Avec le réchauffement de la Terre, nous nous attendons à voir les régions actuellement humides recevoir davantage de précipitations et les régions sèches en recevoir moins, même s'il va y avoir des exceptions", selon Thomas Stocker. Les experts du Giec n'ont cependant pas précisé certains aspects de ces manifestations météorologiques.
 
- Le niveau de la mer devrait monter plus que prévu. Le Giec revoit à la hausse ses projections sur cette conséquence majeure du réchauffement. Les scientifiques estiment désormais qu'elle peut monter en moyenne de 26 à 82 cm d'ici 2100 contre 18 à 59 cm dans le rapport 2007. Les climatologues prennent désormais mieux en compte un phénomène encore insuffisamment étudié il y a 6 ans : un écoulement dans les océans des glaciers côtiers du Groenland et de l'Antarctique
 

jeudi 26 septembre 2013

La redevance TV va passer à 133 euros en 2014

Le projet de budget 2014 présenté mercredi prévoit une hausse de la redevance télévisuelle de 2 euros, après avoir déjà augmenté de 6 euros en 2013. Cette nouvelle hausse résulte de l'indexation automatique de la redevance sur l‘inflation, mesure instituée en 2009.

Les ministres ont finalement adopté le projet de loi de finances pour 2014, en y intégrant une nouvelle hausse de la redevance télévisuelle. Elle sera désormais fixée à 133 euros pour la métropole.
Cette nouvelle hausse résulte de l'indexation automatique de cette contribution à l'audiovisuel public sur l‘inflation, mesure instituée depuis l'adoption de la loi audiovisuelle de 2009. Un euro de redevance en plus rapporte 25 millions d'euros à cette taxe. Sur l'année 2014, la redevance devrait rapporter 3,5 milliards d'euros dans les caisses de l'État toujours en quête d'économie et de rentrée d'argent supplémentaire pour combler son déficit.
A noter qu'à ce titre, les dotations à l'audiovisuel public sont réduites de 38 millions d'euros, en partie sur les dépenses de  fonctionnement et en partie en ponction de la trésorerie.
 

mercredi 25 septembre 2013

Fusillade en plein Paris, les policiers ne trouvent que des douilles

Une fusillade a éclaté mardi soir en pleine rue dans le XXe arrondissement parisien, sans faire de blessé. Arrivés sur place, les policiers n'ont retrouvé que plusieurs douilles et un chargeur plein laissé sur place.

Une fusillade a éclaté mardi soir en pleine rue dans le XXe arrondissement parisien, sans faire de blessé, les policiers ayant retrouvé plusieurs douilles et un chargeur plein laissé sur place, a-t-on appris mercredi de sources policières. Mardi vers 23 heures, une patrouille de policiers dans le XXe arrondissement entend "une détonation", puis trois autres sont signalées par un témoin au niveau de la rue Lumière, explique l'une des sources.
Lorsque les policiers arrivent sur les lieux, ils ne trouvent que des douilles "de différents calibres", un chargeur plein "sans doute laissé involontairement pendant la fuite des tireurs", a assuré cette source. Quelques mètres plus loin, une voiture de marque Jaguar "présente un impact de balles à l'arrière", a-t-elle précisé. "Tout cela ressemble à un règlement de comptes, mais l'enquête devra le déterminer", a résumé la même source. L'affaire a été confiée au 2e district de la police judiciaire parisienne (2e DPJ).
 

lundi 23 septembre 2013

Microsoft refait Surface

Après une première tentative en demi-teinte, Microsoft lance la nouvelle génération de sa tablette tactile Surface, lundi après-midi à New York. Pas de grande révolution à attendre, mais la volonté de montrer que le tir a été rectifié et les erreurs corrigées.

Après avoir raté son pari sur le marché des tablettes avec sa Surface, Microsoft repart à l'assaut et devrait présenter une nouvelle version, lundi à New York (16h30 heure de Paris). Et, selon les fuites de ces dernières semaines, la compagnie pourrait également dévoiler une mini-tablette, histoire d'aller grappiller des parts de marché à la Nexus 7 de Google et à l'iPad mini d'Apple.
Quelle que soit l'annonce faite par Microsoft, les spécialistes espèrent un produit qui aura su gommer les erreurs de la Surface RT. La tablette avait été décriée pour sa taille (10,6 pouces - soit un pouce de plus que l'iPad), son poids et son prix. Lancée à 499 dollars sur le marché américain pour sa version RT il y a tout juste un an, le prix avait grimpé pour la version "pro" sortie quelques mois plus tard. Un modèle avec clavier intégré et détachable qui se voulait l'équivalent d'un ordinateur portable, mais côté prix aussi avec une addition plus élevée que pour l'iPad (près de 1 000 dollars).
Mais c'est surtout au niveau des fonctionnalités que la Surface avait été pointée du doigt. "Elle n'était pas un appareil complet, était très chère et la durée de vie de la batterie était plutôt faible," analyse Jack Gold, président de la société de recherche J.Gold Associates.
900 millions de dollars de perte
Loin des plus de 15 millions d'iPad vendus par trimestre lors des six premiers mois de 2013, Microsoft n'aurait écoulé qu'un peu plus d'un million d'unités de la Surface dans le même temps, selon le cabinet de recherches IDC, pour un chiffre d'affaires de 853 millions de dollars, mais 900 millions de perte. Les baisses de 150 dollars du prix de la Surface RT (339€ en France) et de 100 dollars pour la pro (779€) n'auront pas suffi à limiter la casse.
Les experts tablent sur des versions améliorées et, pourquoi pas, l'annonce d'un format 7 pouces, mais rien de vraiment révolutionnaire. Microsoft dévoilera mi-octobre son nouveau système Windows 8.1 que l'on dit plus adapté aux petites tablettes, d'où l'idée émise d'une mini-tablette qui serait annoncée avant la fin de l'année, mais pas forcément ce lundi. Face aux systèmes Android et Apple, il va devoir mettre les bouchées doubles pour convaincre que son système d'exploitation Windows 8 est aussi bien opérationnel sur les PC que sur les tablettes.
Des versions améliorées mais pas de révolution
Selon les premières rumeurs, la Surface 2 (qui devrait abandonner son RT pour l'occasion) serait cette fois équipée d'un écran 10,6 pouces Full HD (1080p) comme l'était la Surface Pro et d'un processeur TEGRA 4. Le journaliste Paul Thurrott a pu avoir un aperçu de tablette qui pourrait être également disponible en blanc. L'autonomie de la batterie serait portée à 8 heures. En revanche, le poids et l'épaisseur seraient identiques à ceux de la Surface RT tout comme son stockage interne (32 ou 64 Go). Tournant vraisemblablement sous Windows RT 8.1, elle ne pourrait exécuter que les applications du Windows Store et pas d'applications complètes de Windows. Surface 2 serait équipée d'Office famille et Student 2013 R.
Quant à la Surface Pro 2, elle aurait été revue pour être plus puissante que son aînée. Dotée d'une puce Intel Core i5 de 4e génération et d'une RAM de 4 ou 8 Go, la Surface Pro 2 verrait aussi sa batterie améliorée (de 5 à 7 heures d'autonomie). Elle possèderait deux caméras frontale et arrière. Niveau design, aucun changement à attendre. Comme pour la Surface 2, aucun prix n'a été avancé pour la version pro, mais pour les deux tablettes, une baisse du tarif ne semble pas à l'ordre du jour. Au niveau des accessoires, un dock multi USB et un clavier devraient être annoncés.
La firme de Richmond se lance donc un nouveau challenge en tentant de relancer sa tablette Surface qui ne devrait pas être disponible avant la mi-octobre, juste après le lancement de la mise à jour Windows 8.1. Pour Jack Gold, Microsoft doit avant tout revoir sa politique vis-à-vis du marché des tablettes et "créer une dynamique" pour y exister. Mais c'est peut-être avec le rachat de la division mobile de Nokia que le géant de l'informatique américain aurait peut-être plus de faciliter à s'implanter sur un marché où il ne pèse pas du tout.
 

dimanche 22 septembre 2013

Les Français massivement contre une hausse des taxes sur le diesel

72% des Français sont contre opposés à un relèvement des taxes sur le diesel, l'argument de l'impact sur le pouvoir d'achat l'emportant sur celui de la pollution et des risques sanitaires, selon un sondage BVA pour i-Télé/CQFD publié samedi

Plus de sept Français sur dix (72%) sont opposés à un relèvement des taxes sur le diesel, l'argument de l'impact sur le pouvoir d'achat l'emportant sur celui de la pollution et des risques sanitaires, selon un sondage BVA* pour i-Télé/CQFD publié samedi. Par ailleurs, d'après la même étude réalisée jeudi et vendredi, 45% des Français pensent que les écologistes devraient quitter le gouvernement "puisqu'ils ont des désaccords importants" (chiffre inchangé par rapport à juillet). Mais parmi les sympathisants de gauche, ils sont bien davantage minoritaires (24%, contre 72% estimant qu'ils "peuvent très bien rester sans être d'accord sur tout").
  
Sur la taxation du diesel, deux points de vue sont également soumis aux sondés, invités à dire duquel ils se sentent le plus proche. La position "Il faut augmenter les taxes sur le diesel car il est polluant pour l'environnement et dangereux pour la santé" recueille l'assentiment de 24%, tandis que celle proclamant qu'il ne le faut pas "car cela réduirait le pouvoir d'achat de nombreux ménages français" arrive très largement devant avec 72%. 4% des sondés n'expriment pas de choix.
  
Par proximité politique, les sympathisants de droite plébiscitent davantage le second point de vue (79%) que les sympathisants de gauche (63%). Ceux d'Europe Ecologie-Les Verts se distinguent en se prononçant majoritairement pour le premier point de vue (58% contre 39% pour le second).
  
*Sondage réalisé les 19 et 20 septembre auprès d'un échantillon de 1.054 personnes âgées d'au moins 18 ans, recrutées par téléphone et interrogées par internet (représentativité de l'échantillon assurée par la méthode des quotas).
 

vendredi 20 septembre 2013

Les héritiers du Comte de Paris récupèrent une partie "du trésor des rois de France"

La justice a ordonné la restitution aux héritiers du Comte de Paris des "biens historiques du trésor des rois de France", composé notamment de tableaux, dont la valeur est de l'ordre de "plusieurs dizaines de millions d'euros", a annoncé vendredi à l'AFP leur avocat, Me Olivier Baratelli.

Dix héritiers du Comte de Paris Henri d'Orléans, mort en 1999, avaient saisi le tribunal de grande instance de Paris pour récupérer les biens que leur aïeul avait donnés à la Fondation Saint-Louis qu'il avait créée.
La justice vient de leur donner en partie raison en ordonnant la restitution aux héritiers des "biens historiques du trésor des rois de France", composé notamment de tableaux, dont la valeur est de l'ordre de "plusieurs dizaines de millions d'euros", a annoncé vendredi leur avocat. La justice a en revanche refusé de leur restituer châteaux et chapelles qu'ils revendiquaient également.
Tableaux, porcelaine et grand collier de l'ordre de la Jarretière
Le tribunal a déclaré nulles les donations du Comte de Paris de 1976 et de la Comtesse de Paris de 1977, faute d'autorisation administrative d'une part et d'acte passé devant un notaire d'autre part. Deux "omissions" qui, , montraient la volonté du Comte de Paris de "dissimuler les biens considérables dont il voulait priver ses enfants", précise l'avocat.
Dans le détail, ces donations concernaient les portraits de Louis XIII et de Louis XIV enfant par Philippe de Champaigne, le carnet de croquis que Louis XIV a réalisé à l'âge de sept ans, le portrait de la Duchesse d'Orléans, le manuscrit des Statuts de l'Ordre de Saint-Michel datant de la fin du XVe siècle. Y figuraient également un "abrégé des finances de Louis XIV datant de 1682 en velours calligraphié, les aquarelles de Carmontelle et du prince de Joinville, le grand collier de l'Ordre de la jarretière, le service de porcelaine de Sèvres livré en 1840 à la reine Marie-Amélie".
Jugement "historique"
Les héritiers ont en revanche été déboutés de leurs demandes concernant les châteaux d'Amboise et de Bourbon-l'Archambault, la chapelle royale de Dreux et la chapelle expiatoire de Paris, ces donations ayant été faites plus de 30 ans avant qu'elles soient contestées devant la justice.
Il n'empêche, la famille royale française est ravie. En témoigne la déclaration de son avocat, qui salue un "jugement historique", qui "voit un tribunal de la République restituer aux enfants de la Famille de France des biens qui avaient été offerts par celui qui pensait pouvoir contourner les lois de la République"...
 

jeudi 19 septembre 2013

Maison de retraite fermée car jugée dangereuse : une aide-soignante évoque 4 décès en une semaine

Alors qu'une maison de retraite à Bessenay fait l'objet d'une fermeture administrative après une inspection qui a révélé de nombreux dysfonctionnements, une employée de l'établissement affirme que 4 personnes y sont décédées début septembre.

Cinq décès sont survenus depuis août, dont quatre lors de la première semaine de septembre, parmi les pensionnaires de la maison de retraite qui fait l'objet d'une fermeture administrative dans le Rhône, a indiqué jeudi sur place une employée de l'établissement. Carole, aide-soignante de 34 ans qui travaille depuis quatre ans au "Calme de l'Etang", établissement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) dépendant du groupe DomusVi et situé à Bessenay, dans le Rhône, a perdu sa propre belle-mère qui était pensionnaire de l'établissement, décédée à la suite d'une "détresse respiratoire majeure". Selon elle, tous les décès seraient la conséquence d'une détresse respiratoire.

"J'ai envoyé au titre de la famille, mais aussi de soignante, une lettre à l'Agence régionale de santé (ARS) pour poser la question, au vu de ces cinq décès dont quatre en une semaine, pour savoir s'ils étaient sûrs qu'on ne pouvait pas imputer ça à la présence de légionellose, et si tout avait été fait pour éviter cette présence de légionelles. Je ne peux pas affirmer quoi que ce soit, mais je leur ai posé la question", a déclaré à la presse Carole, délégué CGT du personnel. Interrogé à Lyon lors d'une conférence de presse sur d'éventuels décès liés aux dysfonctionnements dénoncés par l'ARS pour fermer l'établissement, le docteur Michel Vermorel, directeur de la direction handicap et grand âge à l'ARS Rhône-Alpes, a dit n'avoir "aucun élément pour permettre d'abonder dans ce sens".

Jeudi matin, les portes du "Calme de l'Etang", un bâtiment de deux étages à la façade rose, bordé d'un parc et d'apparence très accueillant, situé dans une petit commune boisée, étaient fermées. Après la fermeture temporaire annoncée mercredi par l'ARS, une administratrice provisoire a été nommée pour quatre semaines par la préfecture. Déjà sur place jeudi matin, cette dernière a précisé qu'elle avait jusqu'au 2 octobre pour reloger la soixantaine de pensionnaires. "On va faire au mieux pour les placer dans les meilleurs endroits", a-t-elle dit, évoquant 70 places disponibles dans des établissements de la région. Dans un communiqué publié jeudi, le groupe DomusVi, qui a porté plainte pénalement, reconnaît qu'une "remise en ordre" avait été engagée et que "certaines des observations et critiques sont fondées". Cependant DomusVi regrette "une décision de fermeture aussi rapide" et souhaite "une réouverture rapide fondée sur une restructuration forte de l'équipe en place".
 

mercredi 18 septembre 2013

Violences conjugales : rappel à la loi pour Lilian Thuram

L'ancien footballeur a fait l'objet d'un rappel à la loi après la plainte pour violences conjugales déposée début septembre par son ex-compagne Karine Lemarchand et retirée depuis, rapporte mercredi Europe 1.

L'ancien international de football, Lilian Thuram, a été convoqué par un délégué du procureur de la République de Paris, selon Europe 1. Karine Lemarchand, animatrice de "L'amour est dans le pré" sur M6, avait déposé contre lui une plainte le 4 septembre pour violences conjugales. Elle accusait le champion du monde de 1998 de l'avoir tirée par les cheveux et de l'avoir poussée à trois reprises contre le réfrigérateur. Elle a depuis retiré cette plainte, mais entre-temps Lilian Thuram a été décoré mardi par le président Hollande pour son engagement contre le racisme.
Une décoration qui intervient donc alors que l'ancien footballeur a fait la Une des médias pour des raisons personnelles ces derniers jours. Samedi, l'hebdomadaire Closer avait révélé que Karine Le Marchand avait porté plainte contre lui pour violences conjugales. Dans la foulée de cette annonce, l'avocate de l'animatrice indiquait qu'elle avait retiré cette plainte.