samedi 31 mars 2012

Mer du Nord : Total sur deux fronts pour stopper la fuite de gaz

Total met en oeuvre deux actions "en parallèle" pour stopper la fuite de gaz sur sa plateforme du champ d'Elgin en mer du Nord, a indiqué vendredi un responsable du groupe français. "Nous avons lancé deux actions principales qui progressent en parallèle, la première vise à étouffer le puits à partir d'une base flottante, la seconde consiste à forer deux puits de dérivation" a indiqué Philippe Guys, directeur de la branche exploration au Royaume-Uni.

Dans les deux cas, il s'agit d'arrêter la fuite, la première directement, en injectant des boues à haute densité, si les conditions de sécurité permettent d'approcher la plateforme. A défaut, deux puits de dérivation seront forés pour soulager la pression du gaz et permettre l'injection des boues pour sceller le puits. "Pour cela, nous avons suspendu les opérations de deux de nos appareils de forage pour les rendre disponibles, pour travailler sur les puits de dérivation", a-t-il précisé.
La torchère montre des signes de faiblesse
Selon Philippe Guys, la fuite prend son origine environ 1.500 mètres au dessus du réservoir principal en activité à 5.500 mètres au dessous du niveau de la mer, soit à 4.000 m de profondeur. Le gaz à haute pression s'échappe au niveau de la plate-forme. Le danger serait que ce gaz, qui se répand en mer sous forme de condensat ou de nuage volatile, entre au contact de la torchère qui brûle le gaz résiduel resté dans la plate-forme après son arrêt et son évacuation totale par Total dimanche. Total espère que la torchère s'éteindra spontanément. Les vols de surveillance effectués jeudi ont montré un affaiblissement de la flamme, selon la compagnie. Philippe Guys a révélé que les premiers problèmes sur le puits G4 de la plateforme avaient été décelés le 25 février. Le groupe a alors injecté des boues pour étouffer le gaz. "Pendant ce processus, le 25 mars nous avons observé une forte augmentation de la pression suivie d'expulsion de boues et de gaz".

A la suite de l'incident en février, le groupe a vérifié tous ses autres puits sur le champ d'Elgin, et aucun n'a montré d'anomalie, a-t-il précisé. "Nous ne nous attendons pas à des problème sur d'autres puits". Le groupe a conservé "quelques effectifs" sur une plateforme voisine à des fins de surveillance, selon lui, la situation ne présentant pas de danger pour eux à cette distance. De son côté, le ministère britannique de l'Energie avait estimé que l'extinction de la torchère était "une priorité" pour Total. "Tant qu'elle brûle, la torchère représente un risque et Total envisage plusieurs options pour l'éteindre si elle ne s'éteint pas tout seule", a expliqué le ministère, énumérant 3 options : utiliser un hélicoptère pour arroser la flamme avec de l'eau ou un autre produit; utiliser les bateaux de lutte contre les incendies positionnés sur la zone; injecter de l'azote, ce qui suppose d'accéder en toute sécurité à la plate-forme.

Selon le ministère, les vols de surveillance de la zone montrent une extension de la nappe d'hydrocarbure à la surface de la mer, d'une surface de 22 km sur 4,5 km, avec un volume de condensat de gaz dans l'eau de 3,8 tonnes. "Le ministère considère qu'il n'y a toujours pas de risque substantiel pour l'environnement", indique le communiqué.

vendredi 30 mars 2012

Tuerie de Toulouse : l’avocat des familles des victimes répond à Jamel

Dans un entretien au quotidien belge Le Soir, l’humoriste Jamel Debbouze s’est dit ulcéré mercredi par le traitement médiatique de l’affaire Merah et les risques d’amalgame vis à vis des jeunes de banlieue. «Je les connais les Mohamed Merah, il y en a plein des Mohamed Merah mais qui ne deviennent pas des Mohamed Merah.
On est en train de mettre dans la de jeunes qui ont le potentiel de Mohamed Merah de devenir des Mohamed Merah» a regretté Jamel. Des propos qui ont scandalisé Me Patrick Klugman, l’avocat des proches des victimes de l’école juive de Toulouse.

Vous avez été choqué par les propos de Jamel Debbouze?


Patrick Klugman. Choqué et consterné. Selon M. Debbouze, il y a des milliers de Mohamed Merah, donc Mohamed Merah n’est plus personne. C’est une tentative de banalisation révoltante, qui pourrait excuser son geste, qui déresponsabilise Merah. Je ne vois pas comment des causes sociales peuvent conduire à des crimes aussi abominables que tuer des enfants de sang-froid. Ce qui est insupportable dans ce genre d’histoire, c’est cette tendance permanente à faire des criminels des victimes. Si Merah est une victime, alors personne n’est coupable.
Jamel Debbouze souhaitait surtout prévenir toute stigmatisation contre les jeunes de banlieue...
Mais il fait tout le contraire! Ses propos sont aussi insultants pour la banlieue et ses habitants. A l’entendre, il y a des milliers de Mohamed Merah potentiels, donc des milliers de criminels qui peupleraient ces quartiers. C’est absurde et complètement faux. Là encore, c’est un moyen de noyer la responsabilité de Merah.
Vous ne le croyez pas de bonne foi?
Ce que je constate, c’est que ce qui l' énerve, ce ne sont pas 7 morts et un tétraplégique, mais qu’on en parle trop! Il trouve anormal que le pays s’arrête pour ce drame, mais si notre pays ne montre pas sa solidarité dans cette épreuve, il le fera quand?
http://www.leparisien.fr/faits-divers/tuerie-de-toulouse-l-avocat-des-familles-des-victimes-repond-a-jamel-30-03-2012-1931626.php

Coup de filet dans les milieux islamistes, Sarkozy en annonce d'autres

La police a procédé vendredi matin à une vague interpellations dans les milieux islamistes radicaux en France, notamment à Toulouse, plus d'une semaine après la mort de Mohamed Merah. Le leader du groupe dissous Forsane Alizza, Mohammed Achamlane, figure parmi les 17 personnes placées en garde à vue.


Egalement mené à Nantes, en Ile-de-France, à Marseille, à Lyon et à Nice, ce vaste coup de filet n'est "pas directement lié" à l'enquête sur les crimes de Merah, a expliqué une des sources. Cette vaste opération était menée par les enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et de la section antiterroriste (SAT) de la police judiciaire parisienne avec, pour certaines cibles, l'appui de l'unité d'élite de la police nationale, le Raid. Elle était notamment en cours à Toulouse, dans le quartier populaire du Mirail, selon une des sources.

La police est également intervenue dans l'agglomération nantaise, notamment dans un pavillon de la commune de Couëron. Quatre personnes ont été interpellées à Marseille et à Nice, a-t-on ajouté. Cette opération a pour but de "démanteler des filières". "Des armes ont été saisies, dont au moins une kalachnikov". Au domicile d'Achamlane, les enquêteurs ont retrouvé trois de ces fusils automatiques ainsi qu'un pistolet Glock et une grenade, a précisé une source policière tandis que les perquisitions se poursuivaient en début de matinée.

"Le règne de l'islam en France"

Ce coup de filet a visé les dirigeants du groupe Forsane Alizza qui sont installés dans la région nantaise. Ce groupe avait été dissous en janvier par Claude Guéant, qui l'avait accusé de vouloir former ses sympathisants à la lutte armée. Ce "groupe armé porte atteinte aux principes républicains" et "veut le règne de l'islam" en France, avait expliqué le ministre de l'Intérieur. Son leader Mohammed Achamlane avait démenti toute dimension violente de son mouvement. Sur son site, depuis fermé, le groupuscule affirmait : "Notre organisation prend de l'ampleur et nous avons besoin de main d'oeuvre fissabililah (ndlr: "sur le chemin d'Allah"). Nous recherchons toutes sortes de compétences mais surtout des soldats !", pouvait-on lire.

Après la mort de Merah le 22 mars, Nicolas Sarkozy avait demandé à la police de procéder à l'"évaluation" de la dangerosité des personnes connues pour entretenir des sympathies avec l'islam radical. "Ce qui s'est passé ce matin va continuer, il y aura d'autres opérations qui continueront et qui permettront d'expulser du territoire national des gens qui n'ont rien à y faire", a-t-il dit sur Europe 1. Il a confirmé que ces opérations n'étaient pas liées simplement aux tueries de Toulouse et Montauban mais "en lien avec une forme d'islamisme radical" et avaient été menées "en plein accord avec la justice".

Ces interpellations interviennent au lendemain de l'inhumation de Merah au cimetière de Cornebarrieu, en banlieue toulousaine, en présence d'une trentaine de jeunes de son quartier et en l'absence de membres de la famille du tueur au scooter.

jeudi 29 mars 2012

Jean-Paul Guerlain condamné à 6000 euros d'amende pour injure raciale

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné jeudi Jean-Paul Guerlain à une amende de 6.000 euros pour injure raciale, pour sanctionner ses propos d'octobre 2010. Interrogé sur la création du parfum Samsara sur France 2 le 15 octobre 2010, le descendant du fondateur de la maison Guerlain avait répondu: "Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin..." Le tribunal a relaxé Jean-Paul Guerlain sur la première phrase, mais l'a condamné sur la seconde.
Outre son amende, il devra verser 2.000 euros de dommages et intérêts à chacune des trois associations parties civiles: Mrap, Licra et SOS Racisme. L'avocat du parfumeur, Me Basile Ader, se disait "satisfait" sur la première phrase mais ignorait si son client, absent au délibéré, ferait ou non appel de sa condamnation. A l'époque des faits, protestations et appels au boycott des produits Guerlain s'étaient multipliés, en dépit des excuses présentées par le parfumeur. Descendant du fondateur de la maison Guerlain, Jean-Paul Guerlain ne travaille plus pour le parfumeur depuis 2002. Au moment de la polémique, la société avait diffusé un communiqué pour condamner ces propos "inadmissibles".
Il avait confessé "une imbécillité"
Lors de l'audience du 2 février, le "nez" avait confessé "une imbécillité". "J'ai voulu faire rigoler la journaliste et je le regrette", avait expliqué le parfumeur de 75 ans, vêtu d'un de ses indéfectibles complets trois pièces. "Je présente toutes mes excuses à la communauté noire pour cette imbécillité", avait répété à plusieurs reprises celui que l'on connaissait plus jusque-là pour avoir lancé une quarantaine de parfums aux inoubliables fragrances, de Vétiver à Habit rouge, en passant par Samsara ou Jardins de Bagatelle.
"Je suis tout sauf raciste", avait encore martelé Jean-Paul Guerlain, racontant ses premières rencontres avec les Noirs américains qui, à la Libération, "m'ont fait découvrir le chewing-gum et le Coca-Cola". "Je n'ai pas de raison de douter de la sincérité de ces regrets", lui avait répondu le procureur Alexandre Auber. Mais, il est incontestable que ces propos, "injurieux et racistes", ont constitué "un trouble à l'ordre public". Il avait requis contre Jean-Paul Guerlain une amende "de 7.500 euros au moins". Les parties civiles de leur côté avaient dénoncé un "racisme ordinaire", imprégné de clichés coloniaux.

mercredi 28 mars 2012

La Fnac va expérimenter la vente d'électroménager

Le distributeur de produits culturels et technologiques Fnac va vendre des appareils électroménagers dans l'un de ses magasins d'Ile-de-France, à côté de son offre traditionnelle de disques, livres et équipements électroniques, rapportent mercredi Les Echos. Cette expérimentation doit débuter vendredi matin dans le nouveau magasin de l'enseigne situé dans le centre commercial Rosny 2, en banlieue parisienne. "C'est une vraie révolution, même si, pour l'heure, il ne s'agit que d'un test d'une envergure limitée: 90 mètres carrés sur 3.150 de surface de vente totale", écrit le quotidien économique.

mardi 27 mars 2012

Problème sur un moteur, un A380 fait demi-tour

Un Airbus A380 de la compagnie Singapour Airlines (SIA) a été contraint mardi de faire demi-tour et de retourner se poser à Singapour en raison d'un problème affectant l'un de ses moteurs. Le très gros porteur, qui devait relier Singapour à Francfort, a rebroussé chemin après 2h55 de vol et a atterri sans incident, a déclaré une porte-parole de SIA. Le personnel de bord a fait état d'une variation de la puissance du moteur. Ce dernier fera l'objet d'une inspection en collaboration avec son constructeur Rolls-Royce, a précisé SIA. SIA est l'un des plus gros utilisateurs de l'Airbus A380, avec 16 appareils en service. Trois autres A380 doivent lui être livrés dans l'année. L'A380 a enregistré un certain nombre de problèmes techniques, notamment des micro-fissures sur les ailes de certains appareils. Fin 2010, l'un des moteurs d'un A380 de la compagnie Qantas Airways avait explosé en plein vol au-dessus de l'Indonésie, contraignant le pilote à atterrir d'urgence à Singapour. L'incident avait poussé le transporteur australien à maintenir au sol pendant près d'un mois l'ensemble de ses A380

http://lci.tf1.fr/filnews/economie/probleme-sur-un-moteur-un-a380-fait-demi-tour-7091540.html

lundi 26 mars 2012

Le PDG de SFR sur le départ, victime de la déferlante Free ?

Frank Esser, président-directeur général de l'opérateur de téléphonie mobile SFR, serait sur le départ en raison des conséquences de l'arrivée de Free sur le marché des téléphones portables, écrit Le Figaro dans son édition de lundi. "Aucun successeur n'est pour le moment pressenti", ajoute le quotidien.

Frank Esser dirige la filiale de Vivendi depuis 2000. "Avec douze ans à la tête de SFR, il détient un record de longévité à la direction d'un opérateur télécoms. Mais emporté par la déferlante Free, SFR cherche à se repositionner", souligne Le Figaro.

Le 1er mars, Jean-Bernard Lévy, président du directoire de Vivendi, a annoncé que sa filiale SFR avait perdu 200.000 abonnés sur les deux premiers mois de l'année, soit 1% de l'ensemble de son parc. Ce recul a coïncidé avec l'arrivée de Free Mobile sur le marché de la téléphonie mobile.

dimanche 25 mars 2012

Pannes de réseau : Orange menace de suspendre l'accord avec Free

Le ton monte entre Orange et Free. L'opérateur de téléphonie mobile de France Télécom menacé samedi de suspendre le contrat qui le lie à Free Mobile, si l'utilisation de son réseau par ce dernier devait pénaliser ses propres clients, après plusieurs pannes pour les abonnés de Free, et après avoir été mis en cause par l'Autorité de régulation des télécoms.
Orange "n'hésitera pas à suspendre" le contrat d'itinérance entre les deux opérateurs permettant à Free d'utiliser le réseau d'Orange "si des incidents sur le réseau de Free Mobile devaient affecter la qualité de service" de l'opérateur historique, a dit un de ses porte-parole. Le groupe décline "toute responsabilité dans les dysfonctionnements" de Free, a-t-il ajouté. Le réseau de Free Mobile, 4e opérateur de téléphonie mobile lancé début 2012, a été affecté ces dernières semaines par plusieurs pannes, dont la dernière, mardi, avait empêché les communications entre 17 heures et 21 heures.


Réseau 2G saturé
Le porte-parole d'Orange réagissait à des déclarations du président de l'Arcep, Jean-Ludovic Silicani, affirmant que les pannes de Free étaient dues au contrat liant les deux sociétés. Selon le président de l'Autorité de régulation des télécoms, "les deux parties ont sous-estimé à la fois le nombre d'abonnés et la quantité de trafic passant par le réseau d'Orange". Free Mobile et Orange ont signé un accord d'itinérance permettant aux abonnés du premier de passer par le réseau du second dans les cas où ils ne seraient pas couverts par le réseau de Free Mobile.

Les deux opérateurs n'ont également pas assez pris en compte, d'après l'Arcep, le fait que les offres à 2 euros de Free Mobile conduiraient les consommateurs à ressortir d'anciens téléphones utilisant le réseau 2G, alors que les téléphones les plus récents se servent de la 3G. Or, cette utilisation est massive, puisque, selon M. Silicani, "aujourd'hui, près de la moitié des appels de Free Mobile sont en 2G, mais comme il ne dispose pas d'un tel réseau, ses clients utilisent celui d'Orange", ce qui accentue encore l'encombrement du réseau. Interrogé, Iliad, la maison-mère de Free n'était pas disponible dans l'immédiat pour commenter ces informations.

vendredi 23 mars 2012

La France revoit à la hausse ses prévisions de croissance pour 2012

Bonne nouvelle, dans la foulée de l'Insee, le gouvernement a relevé jeudi soir de 0,5% à 0,7% sa prévision de croissance économique pour 2012. Une petite hausse qui devrait permettre à la France d'échapper à la récession sur le début de l'année.
Dans un bref communiqué diffusé par Bercy, le ministre de l'Economie François Baroin "se félicite de l'amélioration en cours des perspectives économiques" pour cette année, "prenant note" des nouveaux pronostics de l'Institut national de la statistique. En revanche, cette embellie ne cache pas les prévisions pessimistes de 2013, puisque le gouvernement abaisse ses attentes et ne table plus que sur 1,75% de croissance, contre 2% auparavant.
Dans sa note de conjoncture de mars publiée jeudi soir, l'Institut national de la statistique a revu à la hausse sa prévision pour les six premiers mois de 2012, estimant que la croissance devrait stagner au premier trimestre avant une reprise timide (+0,2%) au deuxième. En décembre, l'Insee avait prédit une brève récession avec des contractions de l'activité économique au dernier trimestre 2011 et au premier trimestre 2012, avant de constater une croissance de 0,2% pendant la période d'octobre à décembre de l'an dernier. L'Insee a également revu à la hausse d'un demi-point sa prévision de l'acquis de croissance pour 2012 qui serait atteint en milieu d'année. De 0,0% pronostiqué en décembre, l'institut est passé à 0,5%. Ce chiffre représente la croissance de 2012 si le PIB des deux derniers trimestres restait le même qu'au deuxième trimestre.
Les raisons de cette faiblesse sont "une baisse de 0,3% du pouvoir d'achat au premier semestre", due au chômage avec une perte de 49.000 emplois prévue dans le secteur marchand, la hausse du prix du pétrole et l'effet des mesures de consolidation budgétaire, note la responsable. L'Insee prévoit une inflation de 2,2% fin juin en glissement annuel.

jeudi 22 mars 2012

Un cartel du yaourt en France ?

Les locaux de huit entreprises, dont Senoble, Novandie, Lactalis, 3A, les Maîtres Laitiers du Cotentin et Alsace Lait ont été perquisitionnés ces derniers jours, écrivent jeudi Les Echos. La raison : l'Autorité de la Concurrence soupçonne une vaste entente dans l'industrie du lait, suite à la dénonciation d'un industriel du secteur.
Selon le journal, ces fabricants pourraient s'être accordées pour ne pas répondre aux appels des enseignes de distribution leur demandant de fabriquer leurs yaourts sous marque de distributeur, en raison du prix trop bas. L'enquête qui porte sur les yaourts et fromages frais vendus sous marques de distributeur, durera au moins un an et risque de se solder par une amende pour les contrevenants, selon Les Echos. Le groupe Lactalis n'a pas souhaité commenter l'information et l'Autorité de la Concurrence n'était pas joignable. Selon Les Echos, elle a refusé de commenter.

Récemment, l'Autorité de la concurrence a prononcé plusieurs sanctions à l'encontre de l'industrie agroalimentaire pour des ententes sur les prix. Les principaux producteurs de farine français et allemands ont ainsi été condamnés mi-mars à 242,4 millions d'euros d'amende et mardi les trois principaux fabricants de croquettes pour chiens et chats à 35,3 millions d'euros.