jeudi 4 février 2016

A 39 : un camion de matières dangereuses accidenté

18 heures , mercredi soir. Les pompiers du Jura sont alertés pour un accident de poids-lourd sur l'autoroute A 39 à hauteur de Foucherans dans la direction de Dole. Le conducteur du camion pour une raison indéterminée  a perdu le contrôle et la citerne qu'il transportait s'est couchée en travers de la voie. Cette dernière contenait des produits chimiques, du carbure de calcium, une matière pouvant s'avérer dangereuse en cas de contact avec de l'eau. Un dispositif de sécurité impressionnant a aussitôt été mis en place, et l'autoroute a été coupée dans les deux sens. Des centaines d'automobilistes ont été bloqués une partie de la soirée dans un bouchon qui a atteint jusqu'à 4 kilomètres. La fuite a été colmatée avec de l'azote. L'intervention placée sous haute protection a duré presque dix heures. Les automobilistes n'ont pu sortir du "piège" que vers 1 heure ce matin après la fin des opérations de relevage de la citerne , tandis que la circulation n'a été rétablie totalement qu' à 4 heures ce jeudi.  Bilan : une grosse pagaille, et trois  blessés, dont deux graves,  causés par la collision de 4 véhicules qui ont percuté le poids-lourd au moment de l'accident. Ils ont été transportés au CHU de Dijon. Une cinquantaine de sapeurs pompiers du Jura et de Côte d'or ont été mobilisés par cette opération.  
http://france3-regions.francetvinfo.fr/franche-comte/jura/39-un-camion-de-matieres-dangereuses-accidente-920431.html

Compiègne: explosion de deux véhicules

A Compiègne, dans l'Oise, deux véhicules ont brûlé puis explosé. L'un des véhicule appartient au Samu social. Les pompiers sont sur place. Un journaliste du Courrier picard, dans l'Oise évoque un "possible acte criminel". Il n'y a pas de blessés.http://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

mercredi 3 février 2016

Ivre, elle jette le cosy avec son bébé contre un mur

La mère de sept enfants, âgée de 40 ans, a été placée en garde à vue.

Une habitante de Belfort en est restée d'abord abasourdie. Penchée à la fenêtre de son balcon, elle a vu une mère de famille jeter le cosy qui contenait son bébé contre le mur d'une habitation, puis contre la portière d'une voiture, selon l'Est Républicain. Furieuse, la femme a ensuite secoué l'enfant. La riveraine s'est précipitée pour mettre fin aux  sévices et emmener ensuite le bébé de cinq mois chez elle, avant d'appeler la police.
La nourrisson, pris de vomissements, ne gardera pas de séquelles physiques. Un miracle. La coque en plastique a visiblement amorti les chocs avec efficacité.  
La mère a quant à elle été placée en garde à vue. Mère de sept enfants, elle était passablement énervée et ivre (1,16g/l de sang). Elle devra s'expliquer en mars de son geste devant un tribunal. Le bébé a été placé afin d'être soustrait aux coups
http://www.ledauphine.com/france-monde/2016/02/03/ivre-elle-jette-le-cosy-avec-son-bebe-contre-un-mur

Corps retrouvé à Mougon (Deux-Sèvres) : le mystère reste entier après l'autopsie

Les jours passent et les causes de la mort du jeune homme de 16 ans originaire de Mougon restent encore inconnues. Les examens effectués mardi à l'institut médico-légal de Poitiers n'ont rien donné.
"Des tests toxicologiques pourraient venir éclaircir cette affaire d'ici 15 jours", indique Laurence Lepez, vice-procureure de Niort. Les gendarmes reçoivent la famille du défunt ce matin. Un entretien qui permettra, peut-être, d’en savoir plus sur son profil.

Le corps du jeune homme avait été retrouvé sur un chemin de terre entre Mougon et Gascougnolles dans les Deux-Sèvres. Il ne présentait aucune trace de coups ou de quelconques interventions extérieures. Les enquêteurs écartent donc la piste criminelle.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/poitou-charentes/vienne/poitiers/corps-retrouve-mougon-deux-sevres-le-mystere-reste-entier-apres-l-autopsie-919729.html

Noisy-le-Sec: Les élèves d'un groupe scolaire contaminés par des rats?

Une étrange maladie de peau se propage au sein du groupe scolaire Langevin-Bleuets à Noisy-le-Sec. Selon les informations du Parisien, cinq élèves de maternelle ont présenté il y a quelques mois une auréole rouge, cloquée et purulente sur le visage ou le corps. S’il ne reste aujourd’hui que des cicatrices, les parents sont persuadés que les enfants ont été contaminés par des rats.
>>A lire aussi. Epinay-sur-Seine : Les rats envahissent un immeuble d’habitation

Des « draps souillés par leurs déjections »

« Cela provoque une forte démangeaison », décrit Ferroudja Abbas, mère d’une petite fille de 4 quatre ans, en cours de traitement d’un « herpès circiné », relate le quotidien. « Elle a été contaminée en décembre », explique-t-elle précisant que « des parents d’élèves se sont aussi mis en relation auprès d’un dermatologue pour effectuer un bilan de santé lié à cette situation ».
Selon les parents, des rats auraient élu domicile dans le placard du fond où sont stockés les draps du dortoir. « Ils ont plusieurs fois été retrouvés souillés par leurs déjections », témoignent les parents d’élèves. Jeudi dernier, « des crottes ont encore été découvertes sur des jouets, du matériel et même le bureau d’une maîtresse de petite section », poursuit l’un d’entre eux.
De son côté, le maire (UDI) de Noisy-le-Sec, Laurent Rivoire dément ces informations. « Nous avons demandé l’avis d’un médecin qui ne fait pas le lien entre ces mycoses et la présence d’un rat ». Mais selon Le Parisien, les parents demandent toutefois une fermeture temporaire de l’école pour réaliser une désinfection intégrale.
http://www.20minutes.fr/paris/1779115-20160203-noisy-sec-eleves-groupe-scolaire-contamines-rats

A la recherche de Sandra, une mère de famille disparue depuis 8 jours

Une mère de famille de 49 ans a disparu depuis une semaine près de Saint-Céré. Sa voiture a été retrouvée dans une rivière. Mais pas de traces de Sandra…
Aspirée par le brouillard. Ou par les eaux de la Bave. Depuis mercredi dernier, on est sans nouvelle de Sandra Dos Santos Fernandez, cette grande (1,80 m) et belle femme de 49 ans, à la chevelure flamboyante et aux épaules largement tatouées. On perd sa trace dans une rivière caillouteuse entre Saint-Céré et Latouille Lentillac, au cœur d'une verte vallée lotoise, veillée par des moutons immobiles et des murets de pierre sèche. Mardi, elle avait passé la soirée chez un ami de longue date à Carennac. Vers 22 heures, elle prévient son compagnon qu'elle rentre chez elle à Gorses, à 30 km de là. Peu après 23 heures, elle envoie un texto : il y a un gros brouillard et elle va rouler doucement. Cette route qui serpente au-dessus du gargouillis glacial de la Bave, elle la connaît par cœur. Pourtant, au bord d‘un virage, la Clio 2 bascule, dégringole d'une quinzaine de mètres et pique du nez dans l'eau glaciale…
Ce n'est que le lendemain qu'une automobiliste aperçoit le véhicule échoué dans le torrent. Gendarmes et pompiers arrivent. Pas de traces de Sandra. La portière est ouverte, son manteau est bien là. Et les eaux coulent indifférentes. On lance les chiens, l'hélicoptère. Rien. Ni personne…
Cela faisait une dizaine d'années que Sandra, originaire de Belgique, avait choisi le Lot. «Elle y avait passé des vacances avec sa meilleure amie, raconte sa fille Anouchka, 22 ans. Elle a voulu s'installer ici. Elle adorait la campagne. On apprécie la France !»
Vivent avec elle trois de ses quatre enfants. L'aîné, Jasmine est restée outre Quiévrain, mais Anouchka, Orlando, 21 ans et Tristan, 16 ans sont devenus Lotois.
À la nouvelle de sa disparition, la sœur et la fille aînée sont venues de Belgique. Ces derniers jours, toute cette famille s'est tristement rassemblée pour arpenter les berges de la Bave, le cœur rempli d'espoir.
Car ce qui est terrible dans cette histoire, c'est qu'il n'y a pas de certitude : Sandra s'est-elle noyée ? A-t-elle été victime d'une hydrocution ? Il y a 1,60 m d'eau à cet endroit et des branches pour s'accrocher. Mais était-elle sous le choc, qui aurait pu lui faire perdre la mémoire ? A-t-elle pu remonter sur la route et faire une mauvaise rencontre ? S'est-elle perdue dans les bois de chênes déplumés ? Conduisait-elle elle-même la voiture lors de l'accident ?
La fugue ? Le suicide ? Sa famille ne veut pas y croire.
«Ma mère, c'était une battante, assure Anouchka. Jamais elle n'aurait baissé les bras. Comme tout le monde, elle avait ses soucis, mais elle a toujours fait face.»
«C'était une femme très chaleureuse, assure sa sœur. Elle était ouverte à tous, avec un cœur gros comme ça.»
Depuis un peu plus d'une année, Sandra travaillait à l'Hôtel du Tourisme, à Latronquière. Elle faisait le ménage, et donnait à l'occasion un coup de main en cuisine.
«Elle avait comme tout le monde à l'occasion des problèmes d'argent, poursuit sa sœur, mais jamais elle n'aurait abandonné ses enfants.»
«Elle ne nous aurait jamais laissés ! confirme son fils Orlando, 21 ans. C'était une femme forte, jamais non plus elle n'aurait pensé au suicide, elle était toujours positive, battante, faisant face à ses problèmes avec courage.»
Toute la famille de Sandra s'est resserrée. «On essaye de se réconforter les uns les autres et on garde l'espoir. Moi, j'aimerais savoir, même s'il lui est arrivé quelque chose : ne pas savoir est insupportable…» soupire Orlando.
Hier, des gendarmes plongeurs venus du Littoral ont ratissé la Bave, longuement, minutieusement. Ils ont trouvé près du lieu de l'accident, le porte-monnaie de Sandra. Un porte-monnaie devenu porte-espoirs de toute cette famille.

http://www.ladepeche.fr/article/2016/02/03/2269377-recherche-sandra-mere-famille-disparue-depuis-8-jours.html

mardi 2 février 2016

Aveyron : la mère et la fille séquestrent et torturent un homme de 30 ans dans un gîte

Une mère et sa fille ont été placées en garde à vue puis présentées à un juge du pôle de l'instruction de Montpellier pour avoir séquestré et torturé un jeune homme de 30 ans dans un gîte du village d'Ayssènes dans l'Aveyron, rapporte Midi-Libre ce mardi.

Les trois personnes ne sont pas originaires de la région et séjournaient dans ce gîte. Il semble que la soirée très alcoolisée a mal tourné. Les faits se sont déroulés en milieu de semaine dernière. Les deux femmes (60 et 30 ans) ont d'abord voulu voler de l'argent au jeune homme puis l'ont séquestré et même torturé, la victime ayant notamment reçu des coups de couteau à la poitrine.

Prises de remords ou en panique, ce sont elles qui ont ensuite prévenu les secours, qui ont eux-mêmes alertés la gendarmerie. Placées en garde à vue, les deux femmes ont ensuite été mises en examen et placées en détention dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour "séquestration, torture et actes de barbarie".
Le jeune homme a été hospitalisé à Toulouse et ses jours ne seraient plus en danger.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/aveyron/aveyron-la-mere-et-la-fille-sequestrent-et-torturent-un-homme-de-30-ans-dans-un-gite-918909.html

Les recherches se poursuivent pour retrouver le jeune Landais emporté par l'océan

Morgan Gamelin a disparu mercredi dernier en tentant de sauver son chien pris par une vague, à Labenne
Les recherches se sont poursuivies lundi toute la journée, en vain, afin de retrouver le corps de Morgan Gamelin, disparu mercredi dernier à Labenne dans l'océan déchaîné, en tentant de sauver son chien. Un témoin avait sonné l'alerte. Les secours s'étaient organisés, avec notamment l'intervention d'un bateau et d'un jet-ski de la SNSM de Capbreton. Les vagues avaient été évaluées par le patron du bateau à cinq mètres de hauteur, mais la houle était particulièrement longue, ce qui décuple la puissance des déferlantes.
C'est sans doute entre deux séries de calme trompeur que le drame s'est noué. Avec une eau à 13 °C et des vagues aussi fortes, évoluer dans l'océan tient de la survie, même pour un surfeur expérimenté. Le jet-ski de la SNSM lui-même n'avait pas pu se frayer un chemin pour tenter de retrouver le malheureux. Comme nous l'avons évoqué la semaine passée, une chaîne de solidarité s'est créée autour de la famille du jeune homme, relayée sur les réseaux sociaux
Et chaque jour dès l'aube, des proches et amis arpentent le littoral du sud au nord, à pied, en moto, en quad, prenant la suite des gendarmes et des policiers municipaux et sapeurs-pompiers du centre de secours de Capbreton.
Il y a trois ans, presque jour pour jour, Marie, une jeune fille de Saint-André-de-Seignanx, avait été emportée près des blockhaus dans des conditions similaires. Son corps avait été rendu par l'océan, huit jours après.
http://www.sudouest.fr/2016/02/02/faits-divers-2261399-4584.php

Vol à l'arraché : le complice est âgé de 15 ans seulement

Les deux auteurs du vol à l'arraché commis à Lavelanet vendredi, place de l'Europe, sont connus. Le premier, âgé de 30 ans, a été incarcéré en attendant de comparaître devant la justice. Le second est âgé de 15 ans seulement. Il s'est livré dimanche matin.
Les deux auteurs présumés du vol à l'arraché commis ce vendredi, vers 16 h 20, place de l'Europe, à Lavelanet, sont désormais identifiés. Le premier avait été interpellé sur-le-champ, grâce à l'intervention de trois témoins de la scène (lire ci-dessous). Le deuxième, un adolescent âgé de 15 ans, identifié par les enquêteurs, «s'est présenté ce dimanche matin à la gendarmerie et a reconnu sa participation au vol», indique Karline Bouisset, procureur de la République. Le jeune homme a été entendu par les enquêteurs puis remis en liberté. Il est convoqué devant le juge des enfants le 17 février prochain, afin de se voir notifier sa mise en examen dans ce dossier.

Le plus âgé des agresseurs a été placé en détention

L'aîné des deux agresseurs, âgé de trente ans, a été pour sa part incarcéré ce dimanche, après avoir été convoqué devant le juge des libertés et de la détention. Et ce, malgré son «absence d'antécédents judiciaires», insiste la procureur de la République. La magistrate indique que cette décision a été prise conformément aux «annonces faites par le parquet dans le cadre du groupe local de traitement de la délinquance créé le 22 janvier dernier pour le pays d'Olmes». La procédure témoigne incontestablement d'une volonté de fermeté clairement affichée par le parquet de Foix.
L'homme comparaîtra ce mardi après-midi devant le tribunal correctionnel, à Foix, pour répondre de cette agression.

Interpellé grâce au courage de témoins

Il avait été interpellé vendredi, alors qu'il tentait de prendre la fuite après l'agression de la malheureuse victime, âgée de 78 ans, qu'ils avaient jetée au sol pour lui arracher son sac. Un premier témoin avait réussi à le ralentir dans sa fuite. Puis l'homme avait été intercepté par deux pompiers lavelanétiens qui partaient en intervention et qui avaient réussi à le maintenir jusqu'à l'arrivée des gendarmes de Lavelanet. L'homme n'est arrivé que depuis un mois en pays d'Olmes et n'avait jamais fait parler de lui. Quant au jeune âge de son complice, il peut surprendre. Les dernières statistiques de la délinquance, publiées en fin de semaine dernière, indique cependant une forte progression de la délinquance des mineurs. Notamment en ce qui concerne les vols avec violence. Lavelanet n'échappe pas à la tendance
http://www.ladepeche.fr/article/2016/02/02/2268601-vol-arrache-complice-est-age-15-ans-seulement.html

Alexandra Lange : « Mon mari menaçait de m’enterrer dans la cave »

Au téléphone, la voix est fébrile. Des blancs, des hésitations. Le malaise est palpable. « Je suis en pleine reconstruction… Je suis fatiguée. » L’ex-femme battue Alexandra Lange, dont l’histoire a été racontée dans un téléfilm, L’Emprise , et dans un livre*, tente peu à peu de redonner un sens à sa vie. « Ça prendra le temps que ça prendra. Les démons sont toujours là mais ils sont sages. Il ne se passe pas un jour sans que j’y pense. »
Soutien de la demande de grâce pour Jacqueline Sauvage, cette trentenaire, victime de violences conjugales entre 1997 et 2009, a été acquittée par la cour d’assises du Nord, en 2012, du meurtre de son mari. Un coup de couteau à la gorge, la nuit du 18 au 19 juin 2009. « C’était lui ou moi », avait-elle déclaré lors de son procès. « Il s’est jeté sur moi, il m’étranglait. Nous étions dans la cuisine, j’ai pu saisir un couteau… » Elle bafouille : « J’étais encore toute engourdie de ce qui venait de se produire. Je ne l’ai pas vécu comme un soulagement. »

« Je tremblais comme une feuille »

Pendant toutes ces années de souffrance, de coups et d’humiliations, Alexandra Lange s’est surtout sentie isolée. « Les gens s’en foutaient de mon cas. On me disait “si t’es malheureuse, t’as qu’à partir”. » Ce qui s’avérait beaucoup plus compliqué. Mais c’est arrivé, un jour. Elle s’est enfuie. « Il n’y avait aucune place dans aucun des centres d’accueil du Nord-Pas-de-Calais. J’ai dû revenir. »
Au commissariat de police, elle « tremblait comme une feuille devant le flic ». « J’avais la trouille que mon mari connaisse ma démarche et qu’en rentrant, je m’en mange une. » Elle n’a pas trouvé non plus le soutien espéré. A la place, on lui renvoyait des phrases comme : « ça ira mieux ce soir sous la couette ». « Je ne devais pas être assez ensanglantée pour eux, il aurait peut-être fallu que je sois à la morgue… », continue-t-elle tristement.
La mort, elle l’a vue de très près au cours de ces 12 années de calvaire. « Mon mari savait où frapper. Un jour, il m’a dit “je t’enterrerai à la cave sous une dalle en béton”. »

Elle a récupéré ses enfants

Aujourd’hui, Alexandra Lange retrouve peu à peu une « vraie » vie de famille, toujours dans le nord de la France. Elle a récupéré ses quatre enfants dont trois ados en septembre dernier. « On s’énerve, on crie, on rit. J’essaye de me faire entendre. Il paraît que je ne suis pas du tout autoritaire. » Ensemble, ils suivent une thérapie familiale éreintante.
Pour se distraire, Alexandra Lange, pour l’instant sans emploi sort avec des copines, fait du sport et prend des leçons de conduite. Sa voix s’illumine pour la première fois depuis le début de l’entretien : « J’essaie de passer mon permis de conduire, mais ça fait très longtemps que je suis dessus… »
Elle a aussi rencontré quelqu’un, depuis deux ans. Maintenant, Alexandra Lange se bat pour « éradiquer ce fléau ». Elle se dit « soulagée » pour Jacqueline Sauvage. « La justice n’avait pas reconnu la légitime défense dans son cas. Pourtant ça l’était. » Et de conclure : « Que j’ai été acquittée ou que Jacqueline Sauvage ait été graciée partiellement, ça n’enlève pas la réalité qu’on va vivre avec ça toute notre vie. »
(*) Acquittée, Je l’ai tué pour ne pas mourir , aux éditions Michel Lafon.