dimanche 13 mai 2012

La guerre des épiceries de nuit est déclarée à Montpellier

Tout est parti d'un arrêté municipal de la mairie de Montpellier. Un arrêté "pris en catimini", selon les épiciers de nuit montpelliérains, qui n'en ont pris connaissance que "par hasard", et qui suscite leur colère : il ordonne tout simplement la fermeture des épiceries de nuit entre 2 heures et 6 heures dans le centre-ville et les faubourgs de la ville.
Mounif Letaïef, un épicier de nuit ayant pignon sur rue à Montpellier, affirme que son avocate déposera lundi un référé devant le tribunal administratif "contre cet arrêté municipal qui est discriminatoire". "D'abord, il vise les commerçants arabes, puisque 99% des épiciers de nuit sont arabes, explique-t-il. Or, le maire ne l'ignore pas et semble faire plaisir au Front national". Par ailleurs, ajoute le commerçant, "les autres épiceries de nuit de la ville - celles ouvertes dans les cités périphériques, soit une bonne cinquantaine - ne sont pas visées par ce texte, il faudra bien nous expliquer pourquoi".
Menaces de blocage du tramway
En attendant le référé, les épiciers ont décidé de passer outre. Ainsi, toutes les épiceries de nuit visées par cet arrêté sont restées ouvertes dans la nuit de samedi à dimanche. "Nous attendons que la police vienne nous verbaliser", précise Mounif Letaïef.
Au cabinet d'Hélène Mandroux, maire PS de la ville, on précise que l'arrêté, applicable depuis le 4 mai, "a été affiché sur le tableau du public dans le hall de la mairie le 27 avril". Face à la réaction des commerçants, "nous leur laissons le temps de s'organiser jusqu'au 20 mai. Après ce délai, les épiciers de nuit en infraction seront verbalisés", ajoute-t-on.
Et face aux accusations de discrimination, l'adjointe en charge de la sécurité à l'origine de l'arrêté, Régine Souche, se défend : "nous avons de plus en plus de plaintes des voisins de ces établissements de nuit à cause de regroupements dans la rue, générant des cris, des bagarres, des bouteilles brisées, des véhicules garés en double file avec la musique à fond, etc. Et puis, l'interdiction de vendre de l'alcool dans ces épiceries après 22h00 n'est pas respectée par certains, tout le monde le sait". Bien décidé néanmoins à faire annuler cet arrêté coûte que coûte, Mounir Letaïef prévient : "lundi, en fin de matinée, nous irons bloquer le trafic du tramway devant la nouvelle mairie".

vendredi 11 mai 2012

La prochaine Opel Zafira produite par PSA ?

Les indiscrétions sont venues simultanément des deux côtés du Rhin : du Spiegel côté allemand, et du Figaro côté français. Selon ces deux médias, la prochaine Opel Zafira pourrait être développée et produite par PSA Peugeot Citroën dans le cadre du complexe accord que le constructeur français et l'américain General Motors sont en train de mettre en place.

Selon les informations du magazine allemand, les travaux de développement de la nouvelle génération du monospace d'Opel pourraient être transférés au partenaire français, suscitant des interrogations pour plusieurs centaines d'ingénieurs au centre de développement de la filiale européenne de GM à Rüsselsheim, en Allemagne. Le centre, connu par son sigle Itez, emploie en tout quelque 6500 personnes. Dans son édition de vendredi, le Figaro Economie ajoute, citant des informations du comité d'entreprise d'Opel, que la production de la prochaine Zafira, actuellement assurée par l'usine allemande de Bochum, serait confiée à PSA.

"A ma connaissance aucune décision n'est prise"

Un porte-parole d'Opel, cité par le quotidien, a précisé qu'aucune décision sur le fonctionnement de l'alliance n'avait encore été prise, mais que la Zafira appartenait à "l'un des segments passés en revue". Opel a démenti en revanche l'information du Spiegel sur de possibles suppressions d'emplois en ingénierie. "GM/Opel et PSA ont été clairs: ils veulent travailler ensemble dans des domaines variés, y compris le développement de produits. Aucun emploi ne sera perdu dans le centre de développement technique d'Opel", a déclaré le président du directoire de la filiale européenne de GM, Karl-Friedrich Stracke, dans un communiqué. "L'alliance est explicitement formée pour être équilibrée", a-t-il dit. Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès de PSA.

Dans le cadre de leur coopération, qui débute par une mutualisation des achats, PSA et General Motors ont lancé plusieurs groupes de travail sur des projets de développements communs d'architectures de voitures et de composants, dont les conclusions sont attendues en octobre. Les deux groupes répètent depuis l'annonce officielle de leur alliance fin février que le rapprochement n'a pas d'impact sur leur outil de production actuel, mais la question de savoir où seront produits les futurs véhicules préparés en commun, et annoncés à partir de 2016, est posée. Cette question est d'autant plus sensible en France et en Allemagne que le secteur automobile européen est confronté à des surcapacités accentuées par l'effondrement de la demande en voitures neuves au premier trimestre.

"A ma connaissance aucune décision n'est prise, mais si General Motors récupère le haut de gamme, il pourrait être logique que des modèles plus compacts aillent préférentiellement aux sites de PSA", a répondu Xavier Lellasseux, représentant CFDT chez le constructeur français, à une question sur l'hypothèse d'un transfert de la production de la Zafira. "Cela permettrait d'optimiser le volume des usines." Au salon de l'automobile de Genève, le président du directoire de PSA, Philippe Varin, avait laissé clairement entendre que les futures petites voitures conçues en commun utiliseraient une plate-forme du groupe français, dont c'est la spécialité, tandis que les futures grandes voitures de l'alliance s'appuieraient davantage sur l'expertise du partenaire américain.

jeudi 10 mai 2012

La confrontation entre Georges Tron et une de ses accusatrices a débuté

Version contre version. Jeudi, le député-maire UMP de Draveil Georges Tron et une des deux plaignantes qui l'accusent de viols, sont ce jeudi matin dans le cabinet du juge d'instruction à Evry, a précisé l'avocat de l'élu. Virginie Faux est la première à être confrontée à Georges Tron. Eva Loubrieu est convoquée à 14h30.
Contacté par l'AFP, l'élu fustige les "mensonges éhontés des deux plaignantes". Me Olivier Schnerb, avocat de Georges Tron, attend de cette confrontation qu'elle "confirme le caractère mensonger des accusations, déjà établi par l'instruction". Pour Eva Loubrieu, cette confrontation doit permettre de "confondre" Georges Tron "face à sa thèse complètement surréaliste de complot, ses contradictions, ses aberrations, son discours qui ne tient pas la route plus de vingt secondes. Il y a des témoins, des pièces au dossier. Notre reconstruction ne passera que par la reconnaissance de cette situation". Pour les deux plaignantes, "savoir qu'il va être à côté de nous, on en est malades, c'est insupportable".
Des tensions au pieds
Candidat à sa réélection dans la 9e circonscription de l'Essonne lors des élections législatives de juin prochain, Georges Tron, 54 ans, avait été mis en examen en juin 2011 pour viols et agressions sexuelles en réunion et par personne ayant autorité. Son adjointe à la culture avait également été mise en examen, pour viols et agressions sexuelles en réunion. Elle devrait être confrontée aux deux plaignantes le 21 juin. Tous deux ont été laissés en liberté sous contrôle judiciaire.

Les deux plaignantes les accusent de viols, pratiqués sous couvert de réflexologie, qui consiste à soigner les tensions par des pressions à certains endroits, du pied notamment. La défense de l'ex-secrétaire d'Etat avait estimé en janvier que l'affaire avait "basculé" en sa faveur après la fuite dans la presse d'extraits d'audition des plaignantes, des expertises psychologiques menées sur elles et d'un enregistrement pirate remis à la justice.

Ces documents montraient notamment des incohérences dans la chronologie des événements et étayeraient, selon la défense, la thèse d'un complot. Les deux femmes avaient déposé une requête d'annulation des expertises psychologiques les concernant et qui, selon la défense de l'ancien secrétaire d'Etat, les fragilisent. Le parquet en a demandé la validation. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris doit rendre le 14 mai sa décision sur ce point de la procédure. M. Tron avait démissionné de son poste de secrétaire d'Etat à la Fonction publique dès le 29 mai 2011, après que ces accusations avaient été rendues publiques. Lors du dernier conseil municipal de Draveil en avril, il a promis de s'expliquer publiquement sur cette affaire.

mercredi 9 mai 2012

Guadeloupe : la personne disparue après les inondations est saine et sauve

Le jeune homme de 23 ans qui, selon un témoin, avait été emporté par un canal en crue aux Abymes lors des inondations de lundi soir et de la nuit de lundi à mardi en Guadeloupe est sain et sauf et avait regagné son domicile, a-t-on appris auprès des sapeurs-pompiers.

Le jeune homme, qui avait plongé dans l'eau pour porter secours à une personne âgée, avait été emporté par le courant. Soufrant de contusions, il s'est signalé de lui-même mardi matin aux pompiers, qui l'ont conduit à l'hôpital.

lundi 7 mai 2012

Qui gagnera la lutte pour le contrôle de Yahoo! ?

Avec 5,8% des actions de Yahoo! en main, le fonds spéculatif Third Point est l'un des tout premiers actionnaires du groupe internet. Et il veut peser sur les décisions. Il réclame notamment avec insistance de pouvoir siéger au conseil d'administration. Yahoo!, qui fait la sourde oreille, lui a opposé jusqu'à présent une fin de non-recevoir en arguant du manque de qualification pour un tel poste du candidat de Third Point, qui n'était autre que le patron du fonds, Daniel Loeb. Un argument qui fait désormais boomerang et embarrasse Yahoo!, après la découverte d'inexactitudes dans le curriculum vitae... de son propre patron, Scott Thompson. Lequel n'a jamais été diplômé d'informatique, comme annoncé, mais de comptabilité
Third Point réclame donc désormais haut et fort le départ du directeur général du portail internet américain - mais aussi celui de l'administratrice Patti Hart, pour la même raison : des déclarations inexactes sur son CV. Ce qui, argumente le fonds spéculatif dans une lettre envoyée vendredi au conseil d'administration du groupe internet, "représente une insulte à la face des actionnaires".

Les menaces

"Bien que nous apprécions les déclarations (jeudi) soir par le CA qu'il allait mener une enquête (...), c'est trop peu et trop tard", souligne la missive de Third Point. "M. Thompson et le CA ne devraient pas s'y tromper : c'est grave. Des directeurs financiers ont été licenciés pour moins que ça dans d'autres entreprises. Des dommages irréparables vont continuer à miner la culture de Yahoo! chaque jour tant que le CA permet à M. Thompson et Mme Hart de rester à la tête de l'entreprise".

En conclusion de cette lettre, le fonds menace : "Third Point va considérer les actions supplémentaires qu'il peut prendre d'ici le 7 mai à midi", si le CA ne prend pas une série de mesures, notamment "mettre fin au contrat de M. Thompson pour faute avec effet immédiat (...) ainsi que démettre Mme Hart du CA pour les mêmes raisons". Une mise en demeure assortie d'une demande de nomination de certains de ses employés au CA de Yahoo.

Yahoo s'est contenté de répondre dans un communiqué reçu par courriel que son CA "étudiait cette question et, lorsqu'il aura terminé, ferait des déclarations aux actionnaires". Reste que l'image de marque du portail internet est bel et bien entamée : l'action Yahoo! a terminé vendredi la séance en baisse de 1,62% à 15,15 dollars. Mauvaise passe pour Scott Thompson, arrivé en janvier dans un contexte de tempête au sein de Yahoo!, quatre mois après la démission de son prédécesseur Carol Bartz qui avait échoué à remettre le groupe internet sur la voie de la croissance...

dimanche 6 mai 2012

11-Septembre: les 5 suspects formellement mis en accusation

Les cinq suspects des attentats du 11-Septembre, dont leur cerveau autoproclamé Khaled Cheikh Mohammed, ont été formellement mis en accusation samedi pour le meurtre de chacune des 2.976 victimes des attaques de 2001 aux Etats-Unis. Khaled Cheikh Mohammed, un Pakistanais de 47 ans, son neveu de la même nationalité Ali Abd al-Aziz Ali, mais aussi les Yéménites Ramzi ben al-Chaïba et Wallid ben Attach et le Saoudien Moustapha al-Houssaoui encourent la peine de mort. Après plus de neuf heures d'audience, ils ont été accusés de "complot, attaques sur des civils, blessures intentionnelles, meurtre et violation du droit sur la guerre, destruction, détournement d'avions et terrorisme", a annoncé le procureur, le général Mark Martins. Près de onze ans après les avoir perpétrés, les cinq suspects des attentats du 11-Septembre ont refusé de plaider coupable ou non coupable immédiatement. La lecture de l'acte d'accusation doit encore être lu intégralement, à la demande de Ben Attach. Le procureur a indiqué que l'accusation était prête à ouvrir le procès le 1er août prochain mais la défense a indiqué qu'il lui fallait au moins un an supplémentaire. Le procès ne commencerait alors pas avant mai 2013 mais cette date n'a pas encore été arrêtée et pourrait être encore repoussée. La prochaine audience, consacrée à des recours de la défense, se tiendra du 12 au 15 juin à Guantanamo.

vendredi 4 mai 2012

Pompes funèbres : il faudra un diplôme dès 2013

Pour mieux encadrer les enterrements, un diplôme sera désormais exigé pour les pompes funèbres : "à compter du 1er janvier 2013, toute personne exerçant la profession de maître de cérémonie, de conseiller funéraire ou dirigeant/gestionnaire d'une entreprise, d'une régie ou d'une association de pompes funèbres devra être titulaire d'un diplôme spécifique", stipule le décret publié jeudi.
Aujourd'hui, seuls les thanatopracteurs (embaumeur pour les soins donnés aux morts) doivent être titulaires d'un diplôme pour exercer leurs fonctions. Les autres agents du service extérieur des pompes funèbres ne sont astreints qu'au suivi d'une formation professionnelle de 40 à 136 heures, à l'issue de laquelle l'organisme de formation leur délivre une attestation. Celle-ci est un simple "certificat de présence" garantissant que la personne a assisté aux séances de formation. Aucun contrôle des connaissances acquises n'est effectué.


Un jury validera

Les diplômes couronneront "une formation théorique et une évaluation pratique" allant de 70 heures de cours pour le maître de cérémonie à 188 heures pour les dirigeants, à quoi s'ajoute une formation pratique dans une entreprise du secteur, selon le décret. Parmi les matières étudiées figurent : "hygiène", "sécurité", "psychologie et sociologie du deuil", "pratiques et rites funéraires", la législation et réglementation funéraires, commerciale ou encore le "conseil à la vente". Les diplômes seront délivrés après examen par un jury. Leur obtention doit intervenir dans les 12 mois suivant l'embauche ou la création d'une entreprise de pompes funèbres pour les dirigeants.

Pour ceux qui seraient déjà dans le métier depuis au moins six mois, une validation de l'expérience professionnelle est possible à condition qu'ils soient titulaires du certificat exigé jusqu'ici. Seule incertitude comment vont fonctionner les jurys, composés de responsables de sociétés funéraires. "Accepteront-ils une personne si celle-ci veut venir s'installer dans leur secteur, ce qui pourrait leur porter un préjudice commercial ?", s'interroge le président de l'Association française d'information funéraire.

jeudi 3 mai 2012

Les clients de La Poste sont mécontents et le font savoir

Les Français fâchés avec leurs postiers ? Selon des données publiées par l'Arcep, le gendarme du secteur postal, le service consommateurs de la poste a vu le nombre de ses réclamations augmenter de 47% en deux ans, rapporte Le Parisien dans son édition de jeudi.
Les Français sont de plus en plus nombreux à se plaindre de la distribution du courrier, pointant les retards et les plis non distribués. En 2011, le service consommateurs a dû traiter quelque 926.872 réclamations contre 627.872 plaintes en 2009. Un chiffre nuancé par La Poste eu égards aux nombres de plis. "Nous avons tout de même transporté 25,6 milliards d'objets", relativise une porte-parole de l'entreprise, interrogée par le quotidien, qui rappelle que 87,3% des lettres sont distribuées le lendemain de leur envoi.

Suppressions de postes
Autre argument avancé par La Poste pour expliquer ce nombre croissant de mécontents, la montée en puissance de son service de réclamations, du fait de sa modernisation. Depuis deux ans, l'entreprise a simplifié les procédures avec la création du 36.31 (près de 8 réclamations sur 10 transitent par ce numéro d'appel), mais aussi via son site internet, ainsi qu'une adresse postale unique pour tout le territoire. D'ailleurs pour l'entreprise ces chiffres devraient se stabiliser.

Le syndicat SUD quant à lui réfute cet argument : selon lui, deux ans après la mise en place des nouveaux outils, le nombre de réclamations aurait dû cesser d'augmenter. Il met en avant les suppressions de postes qui entraînent une dégradation du service. "Aujourd'hui, les jours où des postiers sont absents, ils ne sont pas remplacés ou alors la tournée est en partie effectuée par quelqu'un qui ne la maîtrise pas", rapporte Régis Blanchot, administrateur salarié et élu du syndicat SUD.

mercredi 2 mai 2012

Neo Sécurité retire sa déclaration de cessation de paiement

Un délai supplémentaire. C'est ce qui a, pour le moment, permit à Néo Sécurité de retirer sa déclaration de cessation de paiement. Car les pouvoirs publics ont décidé d'étudier le report de la date d'exigibilité de certaines charges. "Ce report doit permettre l'examen courant mai des différents projets de reprise", précise le communiqué du ministère de l'Industrie.
*Le retrait de la déclaration de cessation des paiements a été rendu possible grâce au soutien de l'Etat qui a décidé de donner à la société les moyens de poursuivre et de finaliser les discussions avancées en cours avec certains candidats repreneurs identifiés comme sérieux", a indiqué dans un communiqué le groupe Neo Sécurité, actionnaire à 100% de la société Neo Security en difficultés financières.
Avant le 30 juin

"L'audience prévue jeudi prochain à 10h, qui n'a plus d'objet, devrait donc être annulée, évitant ainsi un redressement judiciaire dont les conséquences auraient pu être désastreuses", a relevé le groupe. Interrogé par l'AFP, le tribunal de commerce de Paris a toutefois précisé que l'audience prévue aurait lieu dans tous les cas. Il a précisé que les accords avec "l'investisseur qui sera retenu permettront la poursuite de l'activité et le maintien de l'emploi et devront être conclus avant le 30 juin prochain".

Née en mars 2009 de la reprise des activités françaises, très déficitaires, du groupe britannique G4S, l'entreprise Neo Sécurité devait subir une restructuration dans la foulée. L'opération ayant pris du retard, elle avait été placée en procédure de sauvegarde en mars 2011. Elle s'est déclarée le 24 mai en cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Paris.

mardi 1 mai 2012

Quand la réalité virtuelle fait son entrée dans le monde du travail

Des lunettes en 3D et un simulateur... Non, vous n'êtes pas dans "Minority Report". Le centre de réalité virtuelle de Clermont-Ferrand et la société Athalia révèlent ce lundi avoir mis au point un nouveau système d'entretiens d'embauche virtuels. Grâce à ce simulateur, les candidats s'exercent au passage d'entretiens d'embauches avec un jury composé d'avatar 3D. Le candidat à l'emploi, qui porte des lunettes en 3D, se retrouve dans le simulateur face à quatre examinateurs virtuels qui ont pris place derrière un bureau. L'entretien est filmé.

"Ca fonctionne un peu comme un système de marionnettes. Je suis le marionnettiste et j'ai entre mes mains un iPad qui me sert à piloter les avatars du jury. Il y a des écrans des entourent l'utilisateur. De mon côté, je fais réagir le jury par l'intermédiaire de la tablette. Je fais également le lancement des questions" explique Laurent Baleydier, directeur du centre APRV (Association Promouvoir la Réalité), sur Europe 1.

Autant dire que ce principe comporte un certain avantage pour les entreprises ou encore les organismes de formation. "Réunir cinq personnes pendant plusieurs heures pour faire passer des entretiens représente un coût important pour les entreprises" assure Laurent Baleydier, sur Europe 1.